‹ Cours élémentaire de culture des bois créé à l'École forestière de NancyChapitre 81 sur 118 · CHÊNE CHEVELU · texte numérisé non relu

CHÊNE CHEVELU

Le chêne chevelu^ commun en Orient, ne se trouve en France qu'à Tétat très disséminé; il forme, dans le Doubs, l'essence dominante d'une partie de la foret communale de Saint-Vit. On le rencontre mélangé, au rouvre et au pédoncule dans le Jura, la Vienne, la Loire-Inférieure, la Provence, etc.

Climat, situation, exposition. — C'est un arbre des climats doux et tempérés; cependant, dans ces derniers, il ne dépasse pas au Nord le département du Doubs. Il habite les plaines et les parties inférieures des montagnes et recherche Texposition de TEst et du Sud-Est.

Terrain. — Il n'est pasdiflQlcile sous le rapport de la nature du sol et prospère encore là où le chêne pédoncule- languit.

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Floraison et fructification. — La floraison est monoïque et amentacée pour les mâles ; les fleurs paraissent flnd'avril ou commencementde mai, avec lesfeuilles, en retard d'environ 15 jours sur le pédoncule. Le gland ne mûrit qu'à l'automne de l'année qui suit celle de la floraison et tombe aussitôt après. La fructification est généralement constante.

Jeunes plants. — Le tempérament est robuste et les jeunes plants peuvent se passer d'abri.

Feuillas^e. — Les feuilles, généralement très décou pées, ne donnent qu'un couveil léger.

Racines. — Le chêne chevelu a un enracinement pivotant et profond ; quand le terrain le permet, à l'âge de 4 ou 5 ans, le pivot mesure près d'un mètre.

Croissance et durée. — La croissance de cet arbre parait être plus active que celle du rouvre et du pédoncule; à 50 ans, il atteint, dans le Doubs, un mètre de circonférence ; mais il y est exposé à de nombreuses gélivures qui empêchent de le laisser arriver à de plus grandes dimensions. On en connait cependant qui mesurent 25 ni. de hauteur sur 2 m. 50 de circonférence. Sa longévité est prolongée.

Qualités et usagées. — Le bois du chêne chevelu rappelle celui du tauzin ; il est dur et très nerveux, mais chargé d'aubier, exposé à se gercer, peu apte à la fente. Les gélivures, qu'il présenteTréquemment dans le Doubs, le rendent impropre aux grandes constructions.

Son chauffage est de très bonne qualité ; on Testime à régal de celui du hêtre. L'écorce est préférée à celle du pédoncule et du rouvre pour le tannage. En France, les glands, toujours âpres, ne peuvent servir qu'à l'engraissement des porcs.

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