CHAPITRE PREMIER
GOMSIDSUATIONS GSUKRÂlBSt
680. ^ Bien que la culture des bois n^admette> eii princip^y d^aulre régénération qtie la régénération natureUcy il se présente cependant^ dans les forêts^ des cas nombreux où Faction seule de la nature ne
saurait suffire pour atteindre le but que Toti se propose, et où il devient indispensable de recourir à des moyens artificiels (i). On doit donc considérer l'art d'opérer des repeuplements de main d^bomme comme l'auxiliaire plus ou moins obligé de toute méthode d'exploitation, et comme deyant former, par conséquent y une partie essentielle de Tinstruction du forestier.
Cette branche de la sylviculture mérite d'ailleurs une attention plus particulière en France, où le
(I) Nous avons indiqaé 1^ principaux de ces cas, en traitaai^ dans le 3® ei le i^ lifre» des différeniea méiiiodes d*exploiialioa etdc leur appUcaiion aux diverses essences. (Vo^ez les n«» 426, 455, 47i, 474, 47S, 480, 486, 314, 557, 558, 582.)
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reboisement de plusieurs contrées importantes (les Alpes, les Pyrénées, la Sologne, les Landes, etc.) est devenu une question vitale pour les habitants et qui préoccupe à juste titre le Gouyemement (!)• En outre, un grand nombre de nos forêts présentent des clairières, des vides nombreux, causés par Pabus du pâturage, par les incendies ou même par des exploitations mat entendues, et qui ne peuvent désormais être rendus à la production qu'à Paide de repeuplements artificiels, — Enfin, ces sortes de travaux trouvent encore leur application lorsque, par suite de la dégradation soit du sol, soit du peuplement, ou par quelque autre motif économique, il y a lieu de substituer une essence nouvelle à celles qui composent actuellement la forêt.
65i .. Des quatre modes de repeuplement artificiel dont nous avons donné plus haut la définition, les plus généralement mis en usage sont le semis et la plantation. Le semis est considéré, par beaucoup de forestiers, comme principalement applicable en grand, à cause des procédés par lesquels il s^exécute, et qui semblent à la fois plus naturels, plus simples et moins coûteux que ceux de la plantation* Cepen-
(1) Voir à ce snjcl : Etude sur les torrents des Haules-Âlpes, par M. Soreli, ingémeur des ponts et chaussées, et le Rapport, déjà cîtëy sur les plantations de la Sologne, par M. A, Brougnîarty de Flnstitut (Annales forestières, tome X).
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dant la pratique fend chaque jour de plus en plus à établir la supériorité de celle-ci. Non seulement on est parvenu à atténuer singulièrement la dépense qu^elle occasionne en plantant des sujets très-jeunes que l'on élève en pépinière, à très-peu de frais; mais il est incontestable qu^une plantation bien faite présente, la plupart du temps, des chances de réussite plus assurées que le semis préparé avec le plus de soin, — parce que celui-ci a de plus que l'autre, à lutter contre des dangers nombreux qui menacent la graine d'abord et ensuite le plant naissant. Ainsi, il vaudra toujours mieux planter que semer dans les localités exposées aux dégâts^ soit du bétail, soit du gibier ; dans les terrains où la crue des herbes, ou d'autres plantes nuisibles, est trop abondante ; dans deux où les jeunes plants sont exposés à être déracinés par la gelée [657]; sur les grandes sommités, et enfin, dans les lieux exposés aux inondations. Il en sera de même quand il s'agira de repeupler un terrain entièrement nu par une essence qui, dans sa première jeunesse, réclame beaucoup de couvert, comme le hêtre par exemple; ou bien lorsqu'on voudra établir le mélange de deux essences dont l'une occupe déjà le terrain [455]. Enfin, la plantation est surtout convenable pour compléter les repeuplements naturels dans les coupes de futaie [426], ainsi que pour assurer la conservation des bonnes essences ei remplacer les souches manquantes dans les taillis [537].
DES ABPBigrUCVBNTS