TOME PREMIER
(Art. 1" A no.)
BRaXELL PARIS
fii;UYLANT-CHEISTOPHEfii.-.isuiiiiimi. i uujtAimi! A, MAUESCQ. AÎNÉ.
SUCCESSEUR: ËillE BRUIIAIT { A.CHEVALIER-llllllESGI}lCi*,SUCCESSEURS
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Oe L'MPORTAICE OEt rHIMCIPES ET DE lA lÉCESSITt OE RfOUIM l'EMEIMEMEIT
OU DROIT A UR COURS £i£MEHTAIRE.
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^ LES PBINXIPES, c'est TOUT LE DROIT.
J*ai publié, sous le titre de Piifunpes de droit civil, un grand ouvrage en trente-deux volumes, plus un volume de Tables. fexpose ces mêmes principes dans un cours élémentaire qui n*a que quatre volumes. D'où vient cette énorme dififéi*ence dans Tétenc^ due de deux livres qui ont le même objet? Dans les Prvidpes de droit civil, j*ai dû discuter les opinions des auteurs et les décisions rendues par les cours et tribunaux sur des questions où les principes reçoivent leur application : d'ordinaire j'ai dû combattre la doctrine et la jurisprudence qui méconnaissent les principes, qui parfois semblent les ignorer. Je n'entends pas rabaisser les jurisconsultes que je me suis permis de critiquer, bien moins encore ai-je la prétention de les surpasser ou même de les égaler. Parmi les auteurs que je combats, se trouve Merlin, que je proclame à toute occasion le plus grand des jurisconsultes
modernes. Quant à la jurisprudence, ce serait folie que d*en contester Tautorité. Sur quoi porte donc ma critique, et pourquoi ai-je osé entreprendre une œuvre que TouUier, Duranton, Troplong et Demolombe paraissaient avoir achevée, sans parler de rexcellent ouvrage de Zachariœ, commenté par deux jurisconsultes éminents, MM. Aubry et Rau? C'est qu'un enseignement de plus de quarante ans m'a donné la profonde conviction que les interprètes du code sont engagés dans une fausse voie : ils négligent le texte de la loi, ou s'en écartent à tout instant, pour rechercher ce qu'ils appellent l'esprit de la loi, que les uns croient trouver dans la tradition, les autres dans les travaux préparatoires, d'autres encore dans l'équité naturelle, et, en définitive, ce prétendu esprit de la loi n'est autre chose que l'opinion individuelle de chaque interprèle. Faut-il s'étonner de l'incertitude de notre science, et du nombre croissant des controverses? Cependant le législateur a codifié le droit pour mettre fin à l'incertitude funeste qui régnait dans l'ancienne jurisprudence. Comment se fait-il que l'incertitude ait reparu et qu'elle devienne plus grande que jamais, h ce point que rien ne parait stable dans une ycieuce qui devrait avoir la stabilité des sciences exactes, puisqu'elle repose sur des textes authentiques? C'est que les interprètes ont oublié qu'il y a un texte qui les lie, dont ils sont les esclaves. J'ai écrit trente-deux volumes pour le leur rappeler. On me permettra de transcrire ce qu'un critique trop bienveillant a dit de mon ouvrage. On lit dans le Bulletin bibliographique du Journal du Palais : a M. Laurent continue à interpréter notre « code civil d'après une méthode qui est bien ancienne et dont « il a pourtant fait une nouveauté par la constance et la fidélité « scrupuleuse avec lesquelles il l'applique, à savoir le respect du m textede la loi. La réputation du savant professeur belge se répand « en France; son autorité grandit. 11 était impossible que, dans un
« pays attaché comme le nôtre au principe de la codification, un « ouvrage conçu dans cette tendance, d'ailleurs admirablement