‹ Cours élémentaire de matière médicale, suivi d'un précis de l'art de formuler de Desbois de RochefortChapitre 15 sur 94 · Tome I · texte numérisé non relu

Tome I

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son esprit simple , mais, sévère, dédaigna les talens de 1 orateur , et ce que l’éloquence a de séduisant : talens dangereux, redoutable facilité,, trop souvent prodigués pour l’ornement du mensonge , et dont les efforts , toujours employés à trouver de grandes vertus , ou des qualités rares dans leur sujet , ne présentent , pour l’ordinaire , à l’auditeur abusé , qu’un homme obscur, défiguré par une parure étrangère , et devenu plus petit sous l’éclat d’une grandeur empruntée.

Regretter publiquement un bon ami , parler aux médecins assemblés d’un confrère qui leur fut cher par son attachement , et précieuxpaf ses talens ; rappeler au souvenir des jeunes médecins un maître chéri, qui les dirigeait par ses lumières et les captivait par son amitié 5 offrir aux cœurs indulgens et sensibles le tableau d’un homme arrivé , à travers les orages d’une jeunesse ardente et d’un caractère impétueux, à des connoissances profondes dans la science de la médecine , et , ce qui vaut mieux, à l’exercice des vertus les plus chères à l’humanité; enfin devenir l’interprète d’une famille entière, dont les larmes se mêlent encore aux regrets de tous ceux qui l’ont connu , (M. Desbois) , tel est le triste et doux emploi dont s’honore aujourd’hui ma sensibilité.

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