‹ Cours élémentaire de matière médicale, suivi d'un précis de l'art de formuler de Desbois de RochefortChapitre 28 sur 94 · DÉFINITION · texte numérisé non relu

DÉFINITION

3°. D'autres ont divisé les médicamens en altérans et en évacuans; mais cet ordre est fautif, car lesunsdeviennent souvent les autres: les plus forts drastiques sont d’excellens atténuans à petite dose. L’eau, qui est le meilleur altérant délayant, est aussi le meilleur diurétique , et évacue par les selles, en délayant la matière fécale.

3°. D’autres les ont divisés, à raison de leurs effets sur différens organes, encéphaliques, pectoraux, stomachiques, etc. ; mais cet ordre est encore très-fautif, car il y a très-peu de véritables spécifiques d’organes.

4°. D’autres enfin les ont divisés , en raison de leurs effets , dans certaines maladies, en anti-vénériens, anti - écrouelleux , etc. ; mais cet ordre est encore très-fautif, parce qu’il circonscrit les propriétés de médicamens qui sont utiles dans d’autres cas; tels sont les anti -scorbutiques, qui sont appropriés à des circonstances différentes du scorbut ; les mercu riaux, les emménagogues qui sont encore toniques, sti— mulans, incisifs, etc. Ainsi il n’y a pas encore de bon ordre pour la classification des médicamens ; c’est ce qui nous a obligé d’en adopter plusieurs.

Nous avons divisé les médicamens en trois règnes : dans le règne minéral nous avons procédé des substances les plus simples aux plus composées; ensuite nous avons examiné chaque substance sous les rapports naturels , chimiques et pratiques. Dans le règne végétal , nous avons divise les médicamens en évacuans et en altérans, quoique cet ordre soit fautif; enfin, dans le règne animal, nous avons exa-

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