AIMANT OU MAGNÉTISME MINÉRAL
et vers le second, dans l'hémisphère austral; d’attirer par son extrémité nord l'extrémité sud d’un autre aimant , et de repousser au contraire l’extrémité nord de cet aimant. Ces attractions et répulsions autorisent ici les memes idées que celles admises pour l’électricité, et permettent de croire à l’existence de deux fluides, dont se compose le fluide magnétique. On peut donc supposer que ces deux fluides, comme les deux fluides électriques, ont une tendance extrême à se combiner, et qu’il y a attraction toutes les fois qu’il y a occasion de combinaison entre deux fluides hétérogènes , et répulsion toutes les fois que deux fluides homogènes sont opposés l’un à l'autre.
L un des deux fluides magnétiques , celui en vertu duquel une des extrémités de l’aiguille aimantée se dirige vers le pôle nord, a reçu par les physiciens modernes le nom de fluide austral ; l’autre, qui, selon l’expression du professeur Haüy , sollicite l’extrémité de l’aiguille vers le pôle sud , est nommé fuide boréal. Le pôle (i) de l’aiguille dirigé vers le nord a reçu le nom de pôle austral , et le pôle qui se dirige vers le sud, celui pôle boréal (2).
fi) On a donné le nom de pôles aux extrémités de l’aiguilie aimantée.
(2) Ceci demande explication : il semblerait d’abord que le pôle de l’ajguilie aimantée qui regarde le nord devrait rappeler pôle nord ou boréal , et qu’on devrait nommer pôle sud ou austral Celui qui est dirigé vers le sud. Mais si on pense que les pôles du globe terrestre ont une action magnétique sur les pôles de l’aiguille aimantée et sus—