ALUMINE ET SILICE (1). — ARGILE
Les terres argileuses sont encore connues sous le nom de terres sigillées , parce qu’elles portent des empreintes particulières, soit du pays d’où elles viennent, soit de leurs principes constituans , etc. Telles sont les terres de Lemnos , de Mélize , le bol d Arménie , la terre cimolée. Les terres et pierres argileuses, dont on faisait autrefois un usage très - fréquent , sont aujourd hui exclues de la matière médicale , excepté le bol d Arménie.
Du Bol d'Arménie (2).
Le bol d’Arménie se compose d alumine , de silice, dune petite quantité de chaux et d’un oxide de fer assez abondant, auquel il doit sa couleur rouge.
(1) Oxide d’alumipium, et oxide de silicium. ( Thé nard. ) (2^ Marne , argile roetallicjue, fusible.
ARGILE. l5^
Sydenham le conseillait dans les diarrhées anciennes, certaines dysenteries, les. fièvres malignes et putrides, les petites véroles de mauvais caractère, etc. Il est actuellement bien reconnu inerte.
Le Codex de Paris le fait entrer dans la thériaque, le diascordium, l’emplâtre styptique, l’onguent rouge dessiccatif, etc. Mais, si on en faisait une nouvelle édition, on le retrancherait sûrement de ces compositions, auxquelles il ne communique probablement aucune vertu.
Maladies de ceux qui travaillent V argile. — Les artisans qui travaillent l’argile ne sont exposés à aucune maladie particulière. Cette matière terreuse est trop fixe pourlaisseréchapper des vapeurs dangereuses. Si les potiers de terre sont quelquefois malades, la cause de leurs incommodités est due au vernis qu’ils emploient pour la poterie ; car ce vernis est préparé en partie avec un oxide de plomb. Alors il faut traiter ces malades comme pour la colique de plomb, c’est-à-dire, par les violens drastiques , etc., comme nous le dirons en parlant du plomb, et surtout des maladies des artisans, où nous traiterons toutes ces matières plus en détail , et où nous ferons voir que la méthode émolliente et calmante serait inutile.