‹ Cours élémentaire de matière médicale, suivi d'un précis de l'art de formuler de Desbois de RochefortChapitre 84 sur 94 · PURGATIFS · texte numérisé non relu

PURGATIFS

On entend par purgatif, tout médicament qui excite des selles plus abondantes qu’elles n ont coutume de hêtre. Les selles augmentées sont dues ou au relâchement des intestins, ou à leur irritation , ou au peu de consistance des humeurs, et à l’abondance de la sérosité. C’est pourquoi les délayans pris en grande quantité , purgent ; comme l’eau , surtout rendue un peu mucilagineuse , et telle est l’eau de veau , l’eau de poulet , etc. Elle purge en relâchant, distendant le canal intestinal , et en diminuant son ressort. Les selles augmentées ont aussi lieu dans les maladies colliquatives , comme à la fin de la phthisie pulmonaire et autres ; et quand quelque humeur, comme celle de la transpiration , se porte sur les intestins. Les purgatifs proprement dits agissent presque tous en stimulant et augmentant l’action du canal intestinal, et en y faisant aborder une grande quantité de sucs. Cette irritation peut être plus ou moins forte, ce qui a fait distinguer trois sortes de purgatifs : iü. les purgatifs doux , laxatifs, minoratifs, eccoprotiques; 2°. les purgatifs moyens ou cathartiques ; 3°. les purgatifs forts ou drastiques.

j °. Les purgatifs doux semblent convenir de préférence dans l’enfance , où l’extrême sensibilité paraît éloigner les drastiques; mais d’un autre côté, la viscosité abondante qui tapisse à cet âge les intestins, les défend contre 1 activité des purgatifs résineux; et ceux-ci parais-

sent convenir alors , parce qu’ils sont: en même temps fondans; il est vrai qu’il faut ménager la dose.

.Si les purgatifs doux ne sont pas toujours indiqués dans l’enfance , ils le sont très-souvent dans la jeunesse , où il y a en général disposition à l’inflammation. Ils conviennent aussi, par cette raison , dans les maladies inflammatoires, soit au commencement, soit à la fin. Les anciens, qui ne connaissaient que les purgatifs drastiques, défendent absolument de purger au commencement de ces maladies , et ils ont raison, parce qu’alors les drastiques seraient très-dangereux. Mais les purgatifs doux, qui agissent plutôt en relâchant qu’en irritant, sont utiles au commencement des maladies inflammatoires , quand il y a signes de saburre , de même que dans le courant de ces maladies, et surtout à la fin, où l’on est toujours obligé de purger. Ces mêmes purgatifs conviennent surtout dans les maladies inflammatoires du bas-ventre , comme la néphrétique, la jaunisse aiguë, l’inflammation des intestins , de la vessie , de la matrice , etc. 7 qui éloignent tous les purgatifs , excepté les doux, quand il est absolument nécessaire de purger. Ils sont encore nécessaires, quand il faut purger les femmes grosses ou accouchées, les personnes qui ont la poitrine délicate , qui sont sujettes à l’hémoptysie, celles qui ont des hernies qui menacent étranglement par inflammation. Enfin c’est avec les purgatifs doux que l’on prépare aux grandes opérations, comme la taille, etc. ; car dans tous ces cas, les drastiques seraient nuisibles.

DES ÉVACUANS. 423

s”. Les purgatifs cathartiques ou moyens s’emploient quand on croit devoir se purger à la suite de quelque indisposition ; à la fin des fièvres putrides non marquées d’un caractère bilieux ni inflammatoire ; dans beaucoup d’engorgemens des viscères du bas-ventre, quand il n’y a ni faiblesse, ni trop de viscosité ; dans les suites d’apoplexies séreuses, et même sanguines : il faut alors les continuer longtemps , etc.

3°. Les purgatifs drastiques font tous les jours beaucoup de mal , par l’usage très-souvent imprudent qu’en font les charlatans. Cependant ces mêmes charlatans ont aussi quelquefois lait du bien , parce que la médecine actuelle est trop retenue dans certaines circonstances. Il y a en effet beaucoup de maladies lentes qui se guériraient par l’usage continué des purgatifs forts , comme beaucoup d’engorgemens visqueux , d’infiltrations , de rhumatismes, de gouttes; c’est alors qu’on a souvent vu réussir les Printems , les Lavèronière , etc.

Les drastiques sont nécessaires, quand les premières voies sont farcies de matières trèsglaireuses , sur lesquelles les purgatifs doux ne font, pour ainsi dire, que couler, comme dans le cas de verset de nids vermineux; alors ils tuent les vers, et évacuent le foyer vermineux. Ils sont encore indiqués dans les coliques de peintres, dans les jaunisses dues à une matière épaisse qui bouche le canal cholédoque, dans les hernies étranglées sans inflammation, mais par engouement; dans ce dernier cas, ou les emploie surtout eu lavement. Les drasti-

ques ne conviennent pas moins dans les mélancolies, dans les manies dont le siège est dans les viscères de la région épigastrique ; (c’est alors qu’on a souvent vu réussir l’ellébore noir) ; dans le carreau , où il faut fondre et évacuer ; dans beaucoup dengorgemens des viscères abdominaux, à la fin des fièvres intermittentes automnales, quand il y a engorgement ou infiltration : dans ce cas, Rivière recommande fortement l’asarum. Ils conviennent encore dans les flux séreux, comme les fleurs blanches, à la fin des gonorrhées, etc. pour détourner la sérosité de sa route ordinaire ; et c’est par leur usage abusif que beaucoup de charlatans arrêtent les gonorrhées commençantes : ils donnent surtout alors le vin sacré qui se fait par la digestion de la coloquinte dans le vin. Les drastiques sont très-utiles dans les hydropisies ascites, et on en guérirait plus souvent, si on insistaitplus hardiment sur leur usage. , surtout quand ces maladies ne sont pas compliquées d’engorgemens squirrheux, ni de dissolution du sang. Dans les hydropisies de poitrine et les œdèmes du poumon , les purgatifs doux et les tisanes pectorales ne feraient qu’augmenter les accidens ; mais les purgatifs forts guérissent en peu de temps , même l’hydropisie de poitrine , à la vérité , pas aussi facilement que celle du poumon (i).

Les purgatifs drastiques conviennent encore dans beaucoup de maladies de tète ; comme

(1) Il faut penser ici que l’auteur distingue une sorte

d’infiltration du poumon , de cet épanchement séreux dans la cavité de la poitrine , qui constitue l’hydrolhorax.

UES ÉVACUANS. ^5

dans les suites de l’apoplexie sanguine , quand les saignées ont été faites suffisamment , et surtout dans l’apoplexie séreuse : aussitôt que le malade peut avaler, on fait vomir, et on emploie les drastiques, et par la bouche , et en lavement. Ils sont quelquefois utiles dans l’épilepsie, et souvent dans la manie, dans beaucoup de maux d’yeux qui ont lieu par une sérosité abondante et âcre ; dans quelques gouttes sereines, les cataractes commençantes, les taches de la cornée, quelques espèces de surdité, et dans les maux de dents qui dépendent de la même cause. On les emploie aussi , et répétés , dans certaines maladies de peau, comme les dartres anciennes, les érysipèles anciens, les gales invétérées, la teigne; et ils sont alors beaucoup meilleurs que les sudorifiques , mais il faut qu il n’y ait ni éréthisme , ni pléthore. On verrait plus souvent guérir les leucophlegmasies , si on insistait plus souvent sur les purgatifs drastiques. 11 faut aussi y insister dans les rhumatismes anciens : la goutte même dO minue d intensité et se détourne par l’usage des purgatifs forts, quand elle n'est encore qu’à ses premiers accès : mais il faut sur cela beaucoup de circonspection. La continuité des drastiques est encore nécessaire dans les maladies laiteuses, si souvent rebelles aux autres moyens, et qui se masquent sous tant de formes : tous les secrets anti-laiteux ne sont que des purgatifs drastiques. Enfin ces mêmes qmrgatifs conviennent dans quelques maladies 'chirurgicales, comme dans les anciens ulcères qui ont résisté au traitement extérieur; dans ce cas , on fait prendre à l’intérieur les amers ^

et de temps en temps les forts purgatifs. On les emploie aussi dans quelques tumeurs indolentes , surtout écrouelleuses , où il faut fondre et évacuer en meme temps.

On tire les purgatifs de racines , d’écorces , de feuilles, de fleurs, de fruits, de semences et de sucs.

i°. Racines purgatives.

Elles sont ou exotiques, ou indigènes : voici d’abord les exotiques.

Rhubarbe.

La rhubarbe, rheum palmatum , L. (i), est une plante qui croît dans la Chine et dans la Moscovie. On en voit au Jardin du Roi, où elle a été mise par M. Bernard de Jussieu. On a essayé de cultiver cette plante en France, mais la rhubarbe indigène est très-inférieure à l’exotique.

Cette racine, qui est jaune à l’extérieur, intérieurement rougeâtre , et très-amère au goût, a quelque chose de volatil , et une odeur nauséabonde. Suivant l’analyse chimique, elle contient un principe extractif fort abondant, c’est-à-dire , qu’elle se dissout en. très grande partie dans l’eau. Cependant elle fournit aussi une teinture assez fortement purgative. File contient de plus un principe salin , auquel elle doit probablement sa teinte rouge, et un principe volatil, en qui réside principalement sa vertu purgative.

O) Ennéandrie trigynic (Lin.). — Polygonées (Juss.).

B ES ÉVACUANS. 427

La rhubarbe était absolument inconnue aux anciens: les Arabes sont les premiers qui l’aient lait connaître, il y a deux ou trois siècles. On l’emploie aujourd’hui comme purgative, tonique, astringente, anthelmintique , incisive et apéritive.

i°. C’est un purgatif tonique et incisif trèsapproprié à l’enfance , où il y a souvent faiblesse , viscosité des humeurs, empâtement des premières voies et des viscères abdominaux. Il n est pas moins utile chez les temperamens pituiteux, dans les suites de dévoiemens, de dysenterie, etc. Mais il est contraire aux gens secs et mélancoliques, à ceux qui sont disposés à 1 inflammation , à ceux chez qui la bile est acrimonieuse et facile à s’exalter, aux jeunes gens en général, et aux femmes très-nerveuses.

Le plus souvent, la rhubarbe 11e se donne point seule, mais pour aider la vertu d’autres purgatifs. On la prescrit rarement en poudre : la dose est alors de i5, 18 grains, demi-gros, dans un excipient convenable; mais ordinairement en infusion aqueuse, qui, de toutes les préparations de la rhubarbe , est celle qui purge le mieux : la dose est de demi-gros, 1 gros , ü gros au plus, sur un demi-sel ier d’eau. C’est ce que l’on appelle eau de rhubarbe, excellent purgatif pour l’enfance, pendant laquelle il devrait être d’un usage plus frequent , étant tres-propre à prévenir et à guérir les maladies de cet âge , comme les accideris fie la dentition , les vers , l’engorgement des glandes du mésentère, etc.

2°. Comme tonique, la rhubarbe se donne

aux estomacs faibles, languissans, quand il y a matière glaireuse, atonie des premières voies, épuisement produit par de longues évacuations , par la continuité des plaisirs vénériens; dans beaucoup de cas de maladies venteuses, qui viennent souvent de faiblesse ; dans beaucoup de maladies de l’enfance, etc. On la donne alors de préférence en poudre , à la dose de 4, 5 ou 6 grains au plus, dans la première cuillerée de soupe. De cette manière, elle empêche les rapports acides , et aide la digestion , surtout quand on l’unit avec autant de quinquina en poudre , ce qui fait un excellent stomachique. On peut encore donner la rhubarbe comme tonique en infusion vineuse : la dose est d’un gros sur une chopine de vin , dont on prend une cuillerée de temps en temps. La teinture spiritueuse est aussi plus tonique que la simple eau de rhubarbe , parce que la vertu fortifiante de celte racine réside dans son principe résineux. La dose est de io, i5 gouttes, jusqu’à demi-gros par jour, incorporée dans des bols, des électuaires, ou étendue dans 4 ou 5 onces de potion tonique.

3°. On donne la rhubarbe comme astringente dans les anciennes diarrhées et dysenteries , quand il y a faiblesse ; dans les fleurs blanches , les anciennes gonorrhées, etc. Autrefois, on se servait de la rhubarbe torréfiée, dont la dose était de 10,12, 1 5 ou 20 grains ; mais on ne l’emploie plus aujourd’hui, parce que la torréfaction lui fait perdre sa plusgrande vertu. Ou préfère de la donner en poudre, à la dose de 4 ou 6 grains, et surtout en teinture spiritueuse.

DES EVACUANS. 4^9

4°. La rhubarbe est anthelm intique par son amertume , et tous les amers sont d’excellens vermifuges pour (es lombrics et les ascarides , mais non pour le tænia. Elle est donc trèsbonne dans l’enfance, où les vers sont entretenus par la faiblesse des premières voies et la viscosité des humeurs. Elle est utile aussi alors comme purgative, incisive et tonique. C’est l’eau de rhubarbe que l’on préféré dans cette circonstance.

5°. La rhubarbe doit en partie à sa propriété tonique , celle d’être apéritive et incisive. Comme telle , elle s’emploie dans les jaunisses lentes, surtout de l’enfance; dans les viscosités des premières voies , etc. C’est encore à l’eau de rhubarbe que l’on donne alors la préférence.

Rhapontic .

On emploie sous ce nom en médecine, la racine du rheum rhaponticum , L. , qui croît en Asie. Par sa couleur, elle ressemble beaucoup à la rhubarbe , et donne à l’eau une teinte assez forte ; cependant elle est bien moins active , et il en faut le double de la rhubarbe pour purger; mais c’est surtout comme altérant qu’on emploie le rhapontic : il est amer et apéritif. La dose est d’une demi-once ou d une once , qu’on fait bouillir dans deux pintes d’eau, jusqu’à réduction d’une pinte. On le donne de cette manière dans le cas de viscosité bilieuse , etc.

La plante à laquelle appartient cette racine,

a été regardée pendant long- temps comme une belle-de-nuit ; mais, depuis plusieurs années, on a reconnu qu'elle était de la famille des liserons, convolvulus jalapa , L. (r). Elle croît dans l’Amérique et les Grandes-Indes. Sa racine est grosse, mais on ne nous l’apporte que coupée par tranches que l’on dessèche. Elle a peu d’odeur, et un goût amer et nauséabond. Par l’analyse chimique, elle fournit un principe gommo-résineux : le principe extractif est beaucoup plus abondant que l’autre, mais c’est dans celui-ci que se trouve la vertu purgative ; car la teinture et la résine de jalap sont très-purgatives, au lieu que les infusions aqueuses ne le sont point, à moins qu’elles ne soient très-chargées.

Le jalap était inconnu aux anciens; ce sont encore les Arabes qui l’ont introduit dans la pratique. C’est un excellent purgatif moyen , et il n’est employé que sous ce rapport. Il est très-approprié à l’enfance, aux tempéramens mous, et dans beaucoup de maladies chroniques , comme l’hydropisie , les suites d’apoplexie, les maladies cutanées, les engorgemens des viscères abdominaux. Mais il ne convient point aux tempéramens très-délicats et irritables, ni dans les maladies aiguës., à moins que ce ne soit sur la fin.

On le donne en poudre, non sous forme sèche , mais étendu dans quelque véhicule approprié. Ainsi on en prend io ou 12 grains

(1) Pentandrie monogynie (Lnv.). — Liserons (Juss.). • — Nictages ?

DES ÉVACUAIS. /[3l

dans un léger bouillon de veau : trois quartsd’heure , ou une heure après, on réitéré la même dose, si le ventre ne s’ouvre pas; enfin on en prend encore autant après un semblable intervalle, si la seconde dose n’a pas suffi. Ordinairement 1 effet purgatif a lieu dès la seconde prise. Ainsi la dose totale est de 20, ri[\ grains ou demi-gros; on peut aller jusqu’à 2 scrupules. De cette manière, on est bien purgé, sans dégoût, sans tranchées ni coliques vives; et on continue 1 eau de veau pendant la purgation. Dans l’enfance, la dose est de 6 jusqu’à 12 ou 18 grains en plusieurs prises.

La résine de jalap est un purgatif fort qui entre dans la plupart des purgations hydragogues. La dose est de 4 ? 6, 10 ou 1 2 grains ; on peut aller jusqu a 20, mais cette dose est forte. Ou 1 unit avec quelques ingrédiens appropriés, parce que seule elle se dissout difficilement, et occasionne beaucoup de tranchées. Il y a une manière de faire perdre à cette résine une partie de sa violence, et d en faire un purgatif cathartique. On en triture, 6, 8 ou 10 grains avec 20 grains ou 1 scrupule de sucre, et ou étend le tout dans un verre d’orgeat ou d’émulsion. G est une potion purgative agréable, qui convient à presque tous les âges , et dans presque toutes les circonstances. On y joint ordinairement un peu de sirop de violette. On purge de cette manière les enfans et les femmes qui répugnent aux médecines noires. Cependant, comme il est arrivé quelquefois que ce composé ne purgeait pas, et donnait des coliques, il est prudent de s’en abstenir chez les sujets très - irritables , et dans les cas où l’on

peut craindre qu’une inflammation ne se réveille.

On fait aussi un vin de jalap en faisant digérer 2 gros de cette racine dans une chopine de vin , pendant vingt-quatre ou quarante-huit heures. Ce vin se prend par demi-verres, et est hydragogue. Enfin on peut encore donner le jalap en teinture, à la dose de demi - gros ou 4o gouttes dans une potion hydragogue.

Mèchoacan.

Le mèchoacan, bryonia Americana repens , folio anguloso , Tourn. > convolvulus mechoacanna , L. (i), paraît appartenir au genre des liserons. Cette racine a été long - temps d’un usage très-fréquent; aujourd’hui elle est beaucoup moins employée, et ne se trouve plus guère que dans les anciennes formules. Elle ressemble au jalap et surtout à l’iris, est un peu âcre , et contient un peu de résine. C’est un purgatif infidèle, auquel on doit préférer le jalap ; d’ailleurs il se donne à la même dose, et de la même manière.

Turbith végétal.

C’est la racine du convolvulus turpethum , L. (2), qui croît en Amérique , et dont la partie extérieure seule est en usage. C’est un purgatif assez fort , mais d’un effet très - inégal et inconstant. Cette écorce est pourvue d’une résine qui s’y trouve distribuée très-inégalement:

(1) Pentandrie monogynie (Lin.). — Liserons (Juss.).

(2) Idem.

D]:s EVACUA NS. ^55

elle est amère et nauséabonde. L’extrait résineux est un purgatif drastique qui s’emploie de la même manière et à la même dose que celui du jalap, qu on doit lui préférer.

Iiermodatte.

C est la racine d une espèce d'iris, iris tube rosu, L. (r), qui croît dans la Turquie d’Asie : elle contient fort peu de résine, et se donne de la meme manière que la racine de jalap. Mais aujourd hui elle est fort peu employée;

Ainsi des racines exotiques purgatives, on peut ne conserver que la rhubarbe et le jalap. iNous en avons plusieurs indigènes.

Iris .

La racine fraîche de notre iris, iris germa mca, L. (2), a une odeur très-forte, une saveur acre et nauséabonde. Elle fournit un suc qui est fortement purgatif, à la dose d’une once et demie, 2 ou 3 onces, étendues dans un verre de vin, ou autre potion appropriée. Ce iremede a guéri beaucoup d’hydropisies • cependant il est peu d usage dans les villes. If paraît que la racine d iris de Florence a la (meme propriété - mais comme nous ne l’avons que seche ici , nous ne la considérerons pas sous ce rapport, et nous en parierons à l’article des expectorans.

( 1 ) Triandrie monogynie (Lin.) — Iris (Juss.). — Quelques botanistes rapportent les liermodattes au colchiçurn Ujrncurn, hexandrie trigynie (Lin.) ; joncs (Juss.).

(2) Triandrie monogynie (Lin). — Iris (Juss.).

Page 1