‹ Cours élémentaire de MécaniqueChapitre 143 sur 233 · PENDULE · texte numérisé non relu

PENDULE

âu mouvement dont il est lui-même animé ; le plan du pendule, pour Tobsen'ateur placé les pieds en P, la tête en Â, tournera donc de gauche à droite dans le sens de la marche apparente du soleil.

On reconnaîtrait de même que, si l'observation se faisait au pôle sud, le plan du pendule paraîtrait tourner de droite à gauche autour de FP, car Tobservateur aurait, au point F, la position inverse de celle qu^il a en P.

On peut donc prévoir qu^en un point pris au hasard à la surface de la terre, le plan du pendule prendra un certain mouvement apparent ; mais quelle relation ce mouvement apparent aura-t-il avec 16 mouvement de rotation de. la terre ?

Pour résoudre cette question, remarquons d*abord que si Ton fait lexpérience en deux points N et N', également distants de Téqualeur EE', Tun dans Thémisphère boréal, Tautre dans Thémisphère austral, on verra' le plan du pendule tourner en N, autour de la verticale, dans le sens Est-Sud'Onest-Nord, tandis qu'en N' il tournera autour de la verticale du lieu, dans le sens Esi-Nord-Ouest-Sud. A Téquateur, par conséquent, le plan du pendule restera immobile, car Téquateur est la limite commune des deux régions où les mouvements observés sont contraires.

Nous avons ainsi reconnu les lois du mouvement appafent au pôle et à réquateur : au pôle, rotation qui fait accomplir au plan du pendule, de Test à Touest, un tour entier de Thorizon en 24 heures; à réquateur, immobilité apparente de ce plan. 11 reste à savoir ce qui se passe en un point G, intermédiaire entre le pôle P et Téquateur.

Joignons OC, et élevons sur OC une perpendiculaire OH; puis prenons sur Taxe OP une longueur OD pour représenter la vitesse de rotation du globe. Décomposons cette rotation en deux autres, autour des axes OC, OH; pour cela il suffit de projeter le point D €n F et en G sur les droites rectangulaires OC et OU. Les longueurs OF et OG représenteront, à la même échelle, les vitesses de rotation composante^.

Considérons successivement ces deux rotations. A Tégard de la rotation OG, le point C se trouve comme k Téquateur de la sphère dont le point H est le pôle. Si cette rotation existait seule, nous savons qu^elle ne produirait aucun déplacement apparent du plan d'oscillation du pendule, et par suite nous n avons pas à tenir compte de la composante OG.

A regard de la rotation OF, le point C est situé au pôle qu'aurait le globe si cette rotation existait seule ; par conséquent le plan d'oscillation du pendule prendra, par rapport à l'observateur qui fait en G l'expérience, un mouvement de rotation autour de la verticale du heu, de

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