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OA

Puis on fera passer la courroie surlesdeux tambours, de manière à embrasser les arcs ACB, A' C B', et à suivre d un tambour à l'autre les tangentes AA', BB', aux deux surfaces. La courroie doit être assez tendue pour qu'elle ne puisse pas glisser sur la surface des tambours; cela étant, la transmission satisfait aux conditions imposées. En effet, si on imprime un petit déplacement au tambour OA autour de son axe 0, le point A s'avancera d'une quantité infiniment petite AA/, le long de la tangente AA/ ; la longueur de la courroie restant invariable, le point B' se transportera le long de B' B d'une quantité B' B\ égale à AA^ ; par suite la vitesse angu-

AA

laire de l'arbre OA est mesurée par le rapport ^, 'et celle de

l'arbre O'A', par le rapport -rr-^ ou ^77-77.

Donc le rapport des vitesses angulaires est égal à -7— , ou à — ;

(JA w

192 TRAIiSilISSlON PAR COURROIE.

si donc le premier arbre reçoit une vitesse angulaire u, le second prendra une vitesse angulaire u'. Dans cette transmission les vitesses linéaires sont égales à la surface des deux tambours.

Si les vitesses angulairesuetu' étaient en sens contraire lune de l'autre, la courroie pourrait encore servir à lier les deux aies, mais il faudrait la mener suivant les tangentes intérieures am —^x àeuK cercles. D'ans ce cas, on a soin ^ de retourner la courroie dans le pas- ] sage du point A au point A' et du point B' au point B; de celte manière, la courroie est en contact avec Fig. i69. les deux tambours par sa face ru-

gueuse, et non par sa face lisse ; et de plus, au point D d'intersection des deui tangentes, les deux brins AA', BB' sont i moiiié retournés, et passent de champ l'un â cûlé de l'autre, sans se gêner mutuellement, comme cela aurait lieu si en cet endroit ils avaient conservé la position à plat qu'ils ont sur les cylindres.

Pour assurer la stabilité de la courroie sur

les tambours, et l'empêcher de se jeter de

côté, on a soin de donner à la surface des

tambours un léger bombement (Ëg. 170) ; la

courroie s'applique sur la partie du cylindre

qui a le plus grand diamètre; elle a, en géné-

'^' ■ rai, une tendance à gagner les diamètres les

plus grands et par suite elle reste dans le plan moyen du tam-

boiu", de chaque côté duquel les rayons décroissent.

i 19. Lorsque la tension de la courroie devient trop faible pour développer sur les tambours l'adhérence nécessaire à la transmission, on peut accroître celte tension en faisant peser sur la courroie, en un point quelconque m de la portion libreAB, unrouleau N mobile autour de son axe, et attaché à un levier coudé, lequel peut tourner autour du point fixe 1, et porte à son extrémité un contre-poids Q. La poignée M sert à déplacer le système autour de son axe. L'addition du contre-poids ne change rien au rapport des vitesses angulaires des deux arbres tournants; mais elle ■accroît l'adhérence et cela de deux manières : 1* en augmentant

la tension T de la courroie, par suite de la pression exercée |iar le rouleau N; 2° en augmentant légèrement les longueurs des arcs embrassés.

Lorsque la courroie est très-longue, son poids seul suflitâdévc-

lopper l'adhârence nécessaire, sans même qu'elle soit tendue en ligne droite.On a utilisé cette propriété pour transmettre à grande

Fig. nî.

Fig. «73.

distance le mouvement de rotation d'un axe à un autre ; la dislance des deui arbres et 0' peut être portée par eiemple à une centaine de mètres. Ce genre de transmission â grande distance a été appliqué parH. Him à l'usine du l.ogelbach. Il est maintenant fort employé dans l'indoistrie. Le fil métallique qu'on substitue alors aux courroies plates dessine deux courbes ÂA', BB', entre les deux poulies. Les tambours, à suiface légèrement bombée, sont remplacés par des gorges de poulie oii le fil trouve à s'engager. 1 20. La transmission par courroie est Tune des plus employées dans les usines pour communiquer aux divers outils des ateliers le

mouTement emprunté à un arbre tournant qui reçoit Taclion du moteur. Il faut qu'on puisse à volonté interrompre le raouYCment de l'outil, et le faire naître de nouveau ; pour cela (fig. 173) on monte à côté du tambour F, sur lequel passe la poulie, et qui communique le mouvement à l'outi], un tanû)our P de diamètre égal, mais qui n*est pas calé sur l'arbre A A', de telle sorte qu il puisse tourner autour de cet arbre sans l'entraîner dans son mouvement. Ce second tambour est ce qu'on appelle une poulie folle. Quand l'ouvrier veut taire cesser le mouvement de l'outil, il n'a qu'à pousser latéralement un levier lequel est terminé par une fourche embrassant la courroie (fig. 174) ; entraînée par cette fourche, la

courroie se déplace latéralement d'une certaine quantité, et quitte le tambour P', qui agit sur l'outil, pour entourer la poulie folle. L'outil est alors desembrayé. Pour le remettre en mouvement, il suffit de déplacer le levier en sens contraire, ce qui ramène la courroie sur le tambour P'.

On se sert aussi du déplacement latéral de la courroie pour changer le sens du mouvement de certaines macbines-outils. Pour cela, on monte sur un même axe géométriqueirois tambours égaux A,B, G (fig.175); l'un de ces tambours est monté sur Vaxe Fig. 174. matériel 0; le second, B, est monté surim

autre axe matériel 0'; le tambour intermédiaire G est une poulie folle. L'axe communique à l'outil un mouvement dans un certain sens, et l'axe 0', le mouvement en sens contraire. Supposons ^ ^ P qu'il s'agisse du mouvement rectiligne al-

n n n tematif de la machine à raboter ; on relien Y-^ le levier de la courroie à la machine, àe ^ manière que quand le rabot arrive à l'cxtré- J U Ll mité de sa course, la courroie se déplace latéralement dans le sens convenable de la ^^^' * ^' quantité AB. A ce déplacement correspondra

le changement de sens dans le mouvement de la machine, b poulie folle G, interposée entre les deux tambours A et B,a pour objet d'éviter les chocs brusques dans le passage de la courroie

d*un tambour â l'autre, et de donner lieu à un petit temps perdu pendant lequel l'outil, cessant d'être sollicité par le tambour A que la courroie vient de quitter, perd graduellement sa vitesse pour en prendre une contraire au moment où la courroie atteint 1 autre tambour B.

Lorsque l'outil mis en mouvement par la courroie doit travailler, suivant les circonstances, à des vitesses très- différentes les unes des autres, on remplacé les deux tambours sur lesquels passe la courroie par une série de tambours de différents diamètres, juxtaposés et montés ensemble sur le même arbre.

De cette manière,- on a par exemple le choix entre 4 tambours moteurs. A, B, C, D, qui correspondent respectivement aux tambours a, 6, c, d de la machine-outil. On a soin que la somme des rayons des tambours correspondants soit sensiblement constante. De cette manière, la même courroie pourra servir sans variation de longueur à transmettre le mouvement de l'un des arbres à l'autre ; en effet la longueur d'une courroie est à peu près égale au double de la distance des centrés des tambours, augmenté de la somme des deux demi-circonférences embrassées ; si donc les rayons R et r sont les rayons des deux tambours, et D la distance des centres, supposée très-grande par rapport aux rayons R et r, la longueur L de là courroie sera à peu près égale à

L = 2D-h7r(R-hr)*,

* Yoici la formule exacte qui donne la longueur de la courroie Icndue :

Soit Uf l'angle aigu [évalue en parties du rayon) que fait la courroie avec la ligne des centres des tambours; nous aurons, en supposant R>>r ou au moins égal à r,

L=7r(R4-r)-f.2v/D«— (RzFr)«-H2a(RzFr)

U faut prendre le signe supérieur — , si la courroie est extérieure aux deux cylindres, ^^* ''•

et le signe inférieur -f-, si elle passe entre les deux. Lorsque « est très-

Fig. 176.

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