‹ Cours élémentaire de MécaniqueChapitre 167 sur 233 · rR , / 2;tR · texte numérisé non relu

rR , / 2;tR

m = -g- et m' = -g-.

Le pas est ainsi une partie aliquote de chacune des circonférences primitives. C'est une commune mesure de ces deux circonférences. Sur chaque roue, le pas comprend deux parties, un plein, qui sert de base à la saillie de la dent, et un creux, intervalle libre entre deux pleins consécutifs dans lequel vient se loger la dent de la roue conjuguée. La dent reçoit d'ailleurs un profil symétrique sur ses deux faces, pour que la roue puisse conduire la roue 0' dans un sens ou dans Tautre ; on donne là réciprocité à Tengrenage, quand cela est possible, en ajoutant à la roue 0' des dents destinées à agir sur les faces des creux de la roue 0. Chaque dent remplit le creux de la roue conjuguée au pas. sage à travers la ligne des centres, sauf un jeu qu'il est nécessaire de ménager entre les profils qui ne doivent pas agir l'un sur l'autre. Ce jeu facilite le passage des deux roues k travers la ligne des centres ; mais, par contre, si l'on renverse subitement le mouvement de Tune des roues, le contact des deux roués ne s'établit pas immédiatement sur les faces opposées, et il se produit ce qu'on appelle un temps perdu.

En résumé, le pas S se compose de l'épaisseur de la dent de la roue mesurée sur la circonférence primitive, augmentée de l'épaisseur de la dent de la roue 0', et d'un certain jeu que lexpérience a conduit à déterminer, et qui est d'autant plus petit que l'engrenage est plus Soigné et plus voisin de sa forme géométrique. L'usure mutuelle des dents fait décroître les épaisseurs et augmente le jeu, sans rien changer au pas.

Ce sont des conditions de résistance qui limitent le nombre de dents sur chaque roue ; les dents transmettent des pressions d'une roue à l'autre; il faut donc leur donner des dimensions telles qu'elles ne soient pas exposées à rompre ou à fléchir, et l'on ne pourrait en réduire indéfiniment l'épaisseur.

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