‹ Cours élémentaire de MécaniqueChapitre 188 sur 233 · ET MANIVELLE · texte numérisé non relu

ET MANIVELLE

point mobile A au point fixe est égale à OB +BA ; lorsque la manivelle a accompli une demi-révolution et que le bouton passe au second point mort B,, la bielle revient en retour de la manivelle et le point A se trouve alors en A, à une distance du point égale à OB — BA ; la course du piston A^ A, est donc égale à la différence

(OB -f- BA) — (OB - BA) , ou à OB X 2.

Cette relation est rigoureuse, et elle est indépendante de la longueur de la bielle.

146. Aux points morts, le piston, pirvenu à l'une des extrémités de sa course, n'agit plus sur la bielle, et ne contribue plus à imprimer un mouvement de rotation continu à l'arbre 0. Le mouvement une fois commencé peut se prolonger, comme nous le verrons plus tard, en vertu de la propriété connue sous le nom d'inertie de la matière; la manivelle et la bielle cessent alors d'avoir toutes deux une même direction, et la transmission du mouvement redevient possible. Il n'en est pas moins vrai que si la machine, à l'instant où l'on veut la mettre en train, était à l'un des points morts, les efforts du piston sur la bielle res-

Fig.206.

teraient sans effet; pour déterminer le mouvement de Tarbre dans un sens plutôt que dans le sens opposé, il faut que le mécanicien agisse sur la manivelle dans le sens voulu et lui donne un dépla-

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cément qui permette à la Iransraission de s'opérer. C'est celle opération tju'on appelle abattage dans les machines à vapeur à cylindre unique. La nécessité de l'aballage est évitée dans les maohines à deux cylindres (Sg. 206). Chaque cylindre a son piston, sa bielle et sa maiâvelle. L'arbre tournant est alors lié i la fois à deux manivelles OB, OB', que l'on place à angle droit l'une sur l'autre; lorsque l'une passeà un point mort, l'autre, qui a sur la première une avance ou un retard de 90°, se trouve avmr tout son effet, de sorte que la transmission est toujours assurée, soit par les deux manivelles, soit par l'une des deux.

Les vitesses des deux pistons ne sont pas les mémej aux mimes instants. Si » repr^ente la vitesse de rotation de l'arbre 0, la vitesse linéaire v du piston correspondant à la bielle AB esl égaleâOCx»; tandis que la vitesse v' du piston correspondant a la bielle A'B' est OC'X<".

La transmission par bielle et manivelle peut s'opérer dans les deux sens. Lorsque la transmission est double, et que les deux manivelles sont calées à angle droit, on renverse le mouvement de rotation de l'arbre en changeant à la fois le sens de la marche des deux pistons.

La transmission par lûelle et manivelle est aussi réciproque; c'est-i-dire que si l'on fait tourner l'arbre de rotation dans un

sens, le mouvement alternatif du piston en résulte sans aucune ambiguïté. Dans ce cas les points morts de la manivelle doai sans inconvénient.

Elle fournit donc un moyen de transformer un mouvemeal drcuiaire continu en un mouvement rectiligne alternatif.

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