‹ Cours élémentaire de mécanique théorique et appliquéeChapitre 123 sur 169 · PRESSE HYDRAULIQUE · texte numérisé non relu

PRESSE HYDRAULIQUE

rieure de sa tige. A chaque coup de piston, de l'eau est puisée dans un réservoir placé sous la pompe, puis refoulée dans le tuyau L,

Fig. 432.

qui communique avec le cylindre A.M et N senties deux soupapes qui établissent et interceptent alternativement la communication du corps de pompe avec le tuyau d'aspiration et avec le tuyau de refoulement L.

On voit que la pompe F, à l'aide de laquelle l'eau est refoulée dans le cylindre A, est une pompe à piston plongeur, comme celles de Marly, que nous avons décrites précédemment (§ 362). Le cylindre A et le piston B ont aussi une disposition analogue. Pour réa-

53& MACHINES QUI SfiRVKNT A £L£VEH LES LIQUIDES.

User ridée de Pascal, qui, comme nous l'avons dit, est Tinventeur de la presse hydraulique, il y avait à vaincre une difficulté qui ne se pr^nte pas au môme degré dans la construction des pompes il fallait trouver le moyen d'empêcher toute espèce de fuite, entre la surface du piston B, et les portions de parois du cylindre A contre lesquelles il frotte en montant. S11 y avait une fuite, même très petite, la faible quantité d'eau introduite à chaque coup du piston I déterminerait la sortie d'une égale quantité de l'eau au contenue dans le cylindre Â, et la pression transmise au pistoo B ne pourrait pas dépasser une limite assez restreinte. La pression rapportée à l'unité de surface est la même sous le piston B et souî le piston I, lorsque la soupape N est ouverte, c'est-à-dire au moment où l'eau est refoulée par le piston I ; cependant une fuite qise produirait autour de ce dernier piston n'entraînerait pas la niêmc conséquence que si elle avait lieu autour du piston B. On voit, en effet, que si le mouvement du piston I est un peu rapide^ toute l'e^n qu'il refoule n'aura pas le temps de sortir par la fuite que non? supposons exister le long de sa surface, et qu'en conséquence une portion de cette eau devra toujours passer de l'autre côté delà soupape N. C'est donc autour du piston B qu'on doit surtout éviter les fuites avec le plus grand soin, a6n que la pression appliquée» ce piston puisse être rendue considérable, et aussi afin que cellf pression persiste lorsqu'on ne manœuvre plus le piston I.

Bramah, ingénieur anglais, est le premier qui soit parvenu e: 1 796) à remplir la condition qui vient d'être indiquée, et à con- ' struire des machines réellementutiles, d'après le principe de Pascal Depuis cette époque, la presse hydraulique joue un rôle très important dans l'industrie. Le moyen imaginé par Bramah, pour enpêcher l'eau de passer autour du piston B consiste à établir autour de ce piston une garniture de cuir Q d'une espèce particulière. C'e^l une sorte de bourrelet formé de la manière suivante : on taille ur morceau de cuir enferme de disque circulaire; on pratique ensuis au milieu de ce disque, une ouverture circulaire, de manière à m laisser qu'un anneau plat ; enfin, après avoir amolli le cuir, par«i séjour prolongé dans un liquide, on façonne cet anneau de manière à refouler ses bords intérieurs e< extérieurs au-dessous de son plan, et à lo' donner la forme qui est représentée iii Fig. 434. fig» 434. La pièce de cuir, ainsi préparée

prend le nom de cuir embouti ; on IJ place vers le haut du cylindre A, dans une cavité circulaire diposée à cet effet, et l'on introduit le piston B, qui frotte contre j^*^

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