ROUE PONCELET
vec une vitesse très petite, ainsi qu'il est aisé de le reconnaître n examinant de quelle manière elle se comporte dans la roue, epuis son entrée jusqu'à sa sortie. On voit, en effet, que l'eau,
Fig. 443.
mtrant sur chaque aube avec une vitesse plus grande que celle le Faube, doit glisser sur sa surface et s'élever ainsi dans sa conavité, jusqu'à ce que la pesanteur ait détruit son mouvement iscendant ; à partir de là elle redescend en glissant sur l'aube en ;ens contraire, et prenant ainsi une vitesse rétrograde de plus en )lus grande par rapport à l'aube. S'il arrive donc que cette vftesse -elative de Teau, au moment où elle quitte l'aube, soit égale à celle jue possède la roue à sa circonférence, l'eau se trouvera dans les némes conditions que si les dernières portions de l'aube courbe glissaient sous elle sans l'entraîner ; et, par suite, son mouvement ibsolu sera pour ainsi dire nul. Si l'on joint à cela que Tinclilaison donnée à la vanne, inclinaison qui est quelquefois très grande, fait disparaître à peu près complètement la perte de vitesse )ccasionnée par le frottement de l'eau contre les parois du courtier, on verra que la roue Poncelet satisfait, autant que peut le 'aire une roue en dessous, aux conditions générales énoncées précédemment (§ 375).
L'expérience a fait voir que, pour que la roue produise le maxi-
mum d'effet, il faut que sa vitesse, à la circonférence, soit les 0,55 de celle de l'eau. Dans ce cas, le rapport du travail transmis à I2 roue, au travail que représente la quantité d'eau dépensée, s'élève à 0,56, ou môme à 0,60; tandis que, comme nous Tavons dit, ce rapport est seulement de 0,25, lorsqu'il s'agit d'une roue en dessous à aubes planes.
§ 380 . Roue plongeant dans nn eonrant indéliiil. — Pour faire connaître les diverses roues hydrauliques à axe horizontal nous devons encore parler des roues à palettes planes, que ion place dans le courant d'une rivière, de manière à les faire plonger dans l'eau par leur partie inférieure. Ces roues, fig, 444, que Ion
installe ordioairement sur les flancs de bateaui solidement amarrés, sont mises en mouvement par la pression que l'eau exerce sur celles de leurs palettes qui sont immergées, lin ) a pas ici à examiner si, en donnant telle ou telle forme à la roue.
on utilisera par son emploi une Fig. 444. fraction plus oc
moins grande du travail moteur dont on dispose. Ce travail moteur, développé par la totalité de l'eau qui coule dans la rivière, est surabondant . on n'a besoin d'en utiliser qu'une faible portion, et l'on n'est génerîlement pas limité dans la largeur qu'on peut donner à la roue. Aussi préfère-t-on employer une roue d'une construction très simple, quoique peu avantageuse, sauf à obtenir par un élargissement des aubes ce qu'une meilleure disposition aurait pu donner avec de moins grandes dimensions.
Une roue de ce genre ne produit pas toujours la mémequanlile de travail, suivant qu'elle marche plus ou moins vite, dans ud même courant. L'expérience a fait reconnaître que la vitesse des palettes, prise au milieu de leur hauteur, devait être les 0,40 de