MACHINE PNEUMATIQUE
poar alimenter la combustion dans un fourneau, soit pour entraîner des matières réduites à Tétat de poussières; tantôt on veut produire Taérage d'une mine, en faisant circuler Fair dans ses galeries. Nous allons faire connaître la disposition des diverses machines qui sont employées pour atteindre ces divers buts.
Quel que soit l'objet que la machine doive remplir, on doit toujours faire en sorte que le gaz qu'elle met en mouvement n'ait à son intérieur qu'une faible vitesse, pour éviter les frottements considérables qui en résulteraient. Il faut aussi avoir soin de ne pas faire mouvoir le gaz le long de surfaces anguleuses, et autant que possible, de ne pas lui faire traverser des ouvertures trop étroites. Si la machine est destinée seulement à déplacer une certaine masse de gaz, on doit la disposer de manière que le gaz, en la quittant, ait une vitesse aussi petite que possible ; car la vitesse qu'il possède après sa sortie de la machine, ne peut lui avoir été communiquée qu'aux dépens du travail moteur dépensé. Si la machine doit lancer le gaz avec une vitesse un peu grande, il faut tâcher que cette vitesse ne lui soit donnée qu'au pofht où le jet gazeux doit produire son effet, afin qu'il n'ait pas à se mouvoir rapidement dans des tuyaux plus ou moins longs.
§ 394. Machine pneamatiqne, — La machine pneumatique^ dont nous nous sommes déjà servis pour diverses expériences, a pour objet de faire le vide dans un espace fermé, c'est-à-dire d'en retirer l'air qui y est contenu. Cette machine, fig. 457, se compose, à proprement parler, de deux pompes aspirantes (§ 354) accolées l'une à l'autre. Les tiges des deux pistons sont dentées en forme de crémaillères ; elles engrènent avec une roue dentée, qui est installée au milieu d'elles, et dont l'axe est muni d'un levier à poignées, formant comme une double manivelle. En saisissant les deux poignées, et en donnant au levier un mouvement de rotation alternatif autour de son axe, on fait monter ou descendre successivement chacun des deux pistons. Mais, pour nous rendre compte de la manière dont la machine fonctionne pour faire le vide, nous admettrons d'abord qu'iln'y a qu'un seul piston, et par suite un seul corps de pompe.
Lorsque le piston B, fig. 458, monte dans le corps de pompe A, la soupape a est ouverte, et la soupape d, adaptée à une ouverture qui traverse le piston, est au contraire fermée. Le bas du corps de pompe communique alors librement, par le tuyau CC, avec l'intérieur d'une cloche ou récipient D, dont les bords s'appliquent exactement sur la platine ££, en supposant toutefois que le robinet F soit convenablement tourné ; tandis que toute communication de
cette capacité au dehors est interceptée. L'air contenu dans le récipient D, dans le conduit GC, et au bas du corps de pompe A, se dilate à mesure que le piston s élève, pour occuper la totalité de l'espace qui lui est offert; une portion de lair du récipient et du conduit ce passe donc dans le corps de pompe. Lorsque le piston vient ensuite à s'abaisser, la soupape a se ferme, et l'air qui se
Fig. 457.
trouve dans le corps de pompe, au-dessous du piston, est comprimé de plus en plus; sa force élastique augmentant, il arrive un moment où elle est un peU supérieure à celle de l'air atmosphérique : alors la soupape d s'ouvre, sous la pression de l'air qui tend à sortir, et cet air traverse le piston, pour se rendre dans la partie supérieure du corps de pompe, qui communique toujours librement avec l'atmosphère par quelques ouvertures pratiquées à cet effet. Le piston, étant arrivé au bas de sa course, reprend un mouvement ascendant: la soupape d se ferme, la soupape a s'ouvre, et les choses re commencent comme précédemment.