MACHINE PNEUMATIQUE
La soupape a est fixée à une tige 6, qui traverse le piston B à frottement dur. En raison de cette disposition, le piston tend constamment à élever la soupape o, tant qu'il monte, et à l'abaisser, tant qu'il descend ; mais un talon c, fixé à la tige 6, vers sa partie supérieure, empêche la soupape de s'élever d'une trop grande quantité, et il en résulte que la soupape ne peut se mouvoir que très peu, soit de bas en haut, soit de haut en bas. Aussitôt que le piston commence sa course ascendante ou descendante, il ouvre ou ferme la soupape a, puis elle reste immobile, et le piston continuante se mouvoir, la tige b glisse à son intérieur. Il était important d'adopter cette disposition pour la soupape a, car la différence des forces élastiques du gaz situé sous le piston et dans le récipient
Fig. 45R.
est habituellement très faible vers la fin de l'opération, et l'on n'aurait pas pu compter sur elle pour ouvrir ou fermer la soupape au moment convenal)le.
Le robinet F est percé d'une ouverture e, qui, pendant l'opération, doit être tournée de manière à se raccorder avec le conduit vertical qui aboutit au centre de la platine EE. Lorsqu'on a fait le vide suffisamment, sous le récipient D, on ferme le robinet, afin d'intercepter toute communication du récipient avec le conduit CC
et le corps de pompe, Une clavette f^ que Ton enlève à Yolonté. permet de faire rentrer Tair extérieur dans le récipient, par un petit conduit qui aboutit à Textrémité du robinet F, et qui est habituellement fermé par cette clavette.
Un large tube de verre G, fermé par le haut, est ordinairement en communication avec le conduit CC ; il contient un baromètre de petite dimension, que l'on nomme éprouveiie. Ce baromètre est destiné à mesurer la force élastique du gaz intérieur, pour faire juger de la marche de l'opération. On a pu lui donner des dimensions beaucoup plus petites qu'au baromètre ordinaire, parce qu'il n'a besoin d'indiquer la pression intérieure que lorsqu'elle est déjà très faible relativement à la pression atmosphérique.
Il est aisé de voir de quelle manière la force élastique de l'air contenu dans le récipient diminue, à mesure que la machine fonctionne. Admettons, par exemple, que la capacité de la partie du corps de pompe qui est au-dessous du piston, lorsqu'il est au haut de sa course, soit le tiers de celle du récipient D et du conduit CC réunis ; lorsque le piston est au bas du corps de pompe, et qu'il s'élève jusqu'à sa partie supérieure, le volume de l'air contenu dans le récipient D et le conduit CC s'accroît dans le rapport de 3 à 4: la force élastique de cet air se réduit donc aux trois quarts de ce qu'elle était. Le piston s'abaissant ensuite, la force élastique de l'air du récipient ne varie pas. Ainsi chaque coup de piston a pour effet de réduire la force élastique du gaz contenu dans le récipient aux trois quarts de ce qu'elle était. Après le premier coup de piston, cette force élastique sera les | de celle de l'air atmosphérique; après le second, elle en sera les -^ ; après le troisième, , elle en sera les *-J- ; et ainsi de suite. On voit donc que, quelque grand que soil le nombre des coups de piston que Ton donne, il restera toujoui^ de l'air dans le récipient; mais la force élastique de cet air pourra être rendue aussi petite qu'on voudra. .
Ce que nous venons de dire suppose que, chaque fois que le piston s'abaisse jusqu'au bas du corps de pompe, il oblige la totalité de l'air situé au-dessous de lui à le traverser, en soulevant la soupape d, pour se répandre dans l'atmosphère. Mais il est impossible de satisfaire complètement à cette condition : lorsque le piston est au bas de sa course, il reste toujours un peu d'air audessous de lui. Il en résulte que le mouvement ascendant du piston ne fait pas sortir autant d'air du récipient qu'il le ferait sans cela, puisque cet air qui est resté sous le piston, en se dilatant pour se mettre en équilibre de pression avec l'air du récipient.