‹ Cours élémentaire de mécanique théorique et appliquéeChapitre 148 sur 169 · MACHINE A VAPEUR DE CORNOUAILLES · texte numérisé non relu

MACHINE A VAPEUR DE CORNOUAILLES

lui donner une certaine vitesse, ainsi qu'aux diverses parties de la machine qui se meuvent en même temps que lui ; donc la puissance l'emporterait toujours de même sur la résistance pendant toute la course du piston, et, par suite, le mouvement de la machine s'accélérerait constamment; donc enfin il en résulterait un choc du piston contre le fond du corps de pompe, choc qu'on doit éviter à cause des inconvénients de plus d'un genre qu'il occasionne. L'emploi de la vapeur avec détente permet de faire disparaître ce choc. On conçoit, en effet, que la pression exercée par la vapeur sur le piston étant d'abord constante, et allant ensuite en diminuant progressivement, pourra l'emporter pendant quelque temps sur la résistance à vaincre, puis bientôt devenir trop faible pour lui faire équilibre; le mouvement du piston s'accélérera donc d'abord, pour se ralentir ensuite (§ ^ 3 ^ ) ; et, en conséquence, il pourra se faire que le piston n'arrive au bas de sa course qu'avec une vitesse nulle ou presque nulle.

La machine fait mouvoir d'elle-même les divers mécanismes nécessaires à sa marche. Une longue tige GG, qui est liée au balancier, et que l'on nomme la poutrelle, sert à ouvrir et fermer en lemps convenable les soupapes d'admission, d'équilibre, et d'exhauslion, ainsi que nous l'expliquerons bientôt. Le tuyau H sert à faire communiquer le haut et le bas du cylindre A, par l'ouverture de la soupape d'équilibre, afin de permettre au piston de remonter sous l'action du poids de la tige F. Le tuyau II fait communiquer le bas du cylindre avec le condenseur K, lorsque la soupape d'exhaustion est ouverte. Le condenseur est une capacité fermée qui se trouve au milieu d'une bâche contenant de l'eau froide, et dans laquelle l'eau de la bâche pénétre constamment, sous forme de jet, par une ouverture pratiquée à cet effet.

Une pompe L, dont le piston est attaché par une longue tige au balancier CDE, sert à retirer du condenseur l'eau qui s'accumule constamment à sa partie inférieure, et qui vient, soit de l'eau d'injection, soit de la vapeur condensée. A chaque coup du piston de . la pompe L, la totalité de l'eau du condenseur en est retirée, et, en outre, ce piston agit vers la fin de sa course en aspirant une partie de l'air contenu dans le tuyau I et dans le condenseur K ; c'est ce qui fait que la pompe L porte le nom de pompe à air. Si celte pompe ne retirait du condenseur que l'eau qui y arrive constam- "ient, il s'y accumulerait des quantités d'air de plus en plus grandes, ce qui ferait que bientôt la pression dans le condenseur ne serait pas inférieure à la pression atmosphérique ; et dès lors ^a condensation de la vapeur deviendrait inutile, puisqu'on

arriverait

au

même résullal en la faisant dégager librement dans l'atmosphère. Cet air, que l'on a besoin de retirer du condenseur , y est amené en partie par l'eau d'injection qui en contient en dissolution , et en partie par la vapeur qui entraîne avec elle celui qui et ait en dissolution dans l'eau introduite dans les chaudières.

Une autre pompe M, mue également par la machine,prend, par le tuyau N, une portion de l'eau chaude que la pompe à air retire du condenseur, et la refoule dans les chaudières, piir un tuyau qui s'embranche en 0. Cette eau est destinée a remplacer constamment celle qui sort des chaudières sous

Fîl?. 4«0.

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