MACHINE A VAPEUR DR CORNOUAILLES
brntie de vapeur, afin d'y maintenir toujours une même quantité 1 "eau. La pompe M est désignée sous le nom de pompe alimentaire.
§ 423. Voyons maintenant de quelle manière les soupapes peuvent èlre alternativement ouvertes et fermées parla machine eile- Tiôme. Pour cela nous nous servirons des /ig. 488 et 489 dont la ïremièreest la reproduction, à une plus grande échelle, de la partie le Iq. fig. 487, où se trouvent les mécanismes que nous voulons dé- :^rire, et la seconde est un plan de cette même partie de la machine.
On voit en Q une capacité cylindrique dans laquelle est située une première soupape destinée à modérer plus ou moins le passage ie la vapeur delà chaudière dans le cylindre, suivant que la résistance à vaincre'par l'action de la vapeur est plus ou moins grande. Cette soupape, que l'on nomme soupape modératrice^ ne doit pas s'ouvrir ni se fermer pendant la marche de la machine; elle doit conserver constamment la position qu'on lui a donnée tout d'abord, pour que le mouvement descendant du piston ne s'effectue ni trop lentement ni trop rapidement. La tige a de cette soupape traverse le fond supérieur de la boîte Q qui la contient; un levier 6c, fixé à Taxe c, permet de faire tourner cet axe sur lui-même, et de soulever plus ou moins la tige a, au moyen d'un autre levier que porto le môme axe; enfin une tringle drf, articulée à l'extrémité du levier bCy s'abaisse jusqu'à la portée du conducteur de la machine, qui peut faire monter ou descendre son extrémité inférieure, de manière à donner une ouverture convenable à la soupape modératrice.
C'est en z, au-dessous de la boîte Q, que s'embranche le tuyau qui amène la vapeur de la chaudière dans la machine. La vapeur traverse donc de bas en haut l'ouverture de la soupape modératrice. De là elle se rend dans la boîte R de la soupape d'admission, qui est placée à côté de la précédente, et pénètre dans le haut du cylindre, lorsque cette soupape est ouverte. Après avoir agi sur le piston pour le faire descendre, elle sort du haut du cylindre A par la boîte S delà soupape d'équilibre, située au haut du tuyau H, et se rend par ce tuyau dans le bas du même cyhndre, pendant que le piston remonte. Enfin la soupape d'exhaustion située en T vient à s'ouvrir, et la vapeur passe du cyhndre dans le tuyau II qui la mène au condenseur.
Lorsque le piston est sur le point de descendre, il faut que la soupape d'exhaustion s'ouvre d'abord, puis que la soupape d'admission s'ouvre quelques instants plus tard, pour que, dans l'intervalle, la vapeur contenue dans le bas du cylindre ait le temps de se condenser en grande partie. Le piston ayant déjà parcouru une frac-
tion de sa course descendante, la soupape d*admiss on doit se fermer, pour que la vapeur n'agisse plus qu'avec détente ; tandis que la soupape d'exhaustion ne doit se fermer que lorsque le piston est arrivé au bas de sa course. Alors la soupape d'équilibre s'ouvre; le piston remonte jusqu'au haut du cylindre, et la machine ne ferme cette soupape que lorsque le piston doit s'arrêter. Les soupapes d'exhaustion et d'admission s'ouvrantde nouveau, le piston recommencera à descendre, et ainsi de suite.
On pourra disposer la machine de manière à lui faire ouvrir les soupapes d'exhaustion et d'admission en même temps qu'elle ferme la soupape d'équilibre, c'est-à-dire au moment où le piston arrive à la fin de sa course ascendante ; par cette disposition le piston redescendrait immédiatement, et la machine fonctionnerait d'une manière coutinue. Mais, au lieu de cela, on a cherché à produire le mouvement du piston d'une manière intermittente , c'est-à-dire à laisser la machine en repos pendant un temps plus ou moins long, après chaque double course descendante et ascendante du piston. C'est la nature du travail spécial qu'effectuent les machines dont nous nous occupons, qui a conduit à produire cette intermittence dans leurs mouvements. Les pompes mues par la maîtresse tige F doivent épuiser l'eau contenue dans le puits, à mesure qu'elle y arrive par les fissures du terrain, et par les galeries souterraines qui aboutissent au puits ; on conçoit donc que ces pompes n'ont pas besoin de fonctionner constamment, mais que leurs pistons ne doivent donner pendant chaque heure qu'un nombre de coups réglé sur la quantité d'eau qui se rend pendant ce temps au bas du puits. • '
Pour arriver à produire ce mouvement intermittent de la machine à vapeur, on ne fait pas ouvrir les soupapes d'exhaustion et d'admission par la machine elle-même, mais par un appareil spécial, que l'on voit en P, fig. 487 et 489, et auquel on donne le nom de cataracte. Cet appareil se compose essentiellement d'une pompe à eau &, qui est installée au milieu d'une bâche remplie d'eau. La tige du piston de cette pompe est reliée à un levier fixé à un axe horizontal ff; un autre levier g est également fixé à cet axe, de l'autre côté. Au moment où le piston de la machine à vapeur arrive vers le bas de sa course, la poutrelle GG abaisse le levier g. fait tourner l'axe ff sur lui-même d'une certaine quantité, et soulève ainsi le piston de la pompe e. Une soupape qui est au fond do corps de pompe e souvre de dehors en dedans, et laisse passer Teau de la bâche, qui remplit ce corps de pompe. Lorsque le piston de ia machine à vapeur remonte, le piston de la cataracte ne se trouve