‹ Cours élémentaire de mécanique théorique et appliquéeChapitre 154 sur 169 · EXCENTRIQUE A DÉTENTE · texte numérisé non relu

EXCENTRIQUE A DÉTENTE

vapeur de la chaudière passe par le conduit C , et vient exercer sa pression sur la face inférieure du piston ; pendant ce temps, celle qui s'était introduite au-dessus de lui se rend dans le condenseur, par le conduit B et l'intérieur du tiroir. Si enfin le tiroir s'abaisse d'une certaine quantité, pour prendre la position indiquée par hfig. 507, lorsque le piston n'a parcouru en montant qu'une partie de la hauteur <1 11 cylindre, la communication de la chaudière avec le bas du cylindre se trouve interceptée, sans que cependant le haut du cylindre cesse de communiquer avec le condenseur ; la vapeur qui s'est introduite j usque-là sous le piston continue donc à agir en se détendant, et le pousse ainsi jusqu'au haut du cylindre. Le tiroir revenant alors dans la position delà fig. 504, le piston recommencera à descendre, et ainsi de suite.

Pour faire prendre au tiroir successivement les quatre positionsdontnous venons de parler, on se sertd'un excentrique d'une forme particulière que l'on nomme excentrique à détente. 11 se compose essentielleiTientd'ujie pièce A, fig. 508, fixée à un arbre B, auquel la machine donne un mouvement de rotation. Le contour de cette pièce A est formé de quatre arcs de cercles 771, n, p, g, concentriques à l'arbre B, et reliés l'un à l'autre par des parties courbes. Deux galets C, C, -portés par une tige D, qui peut glisser dans le sens de sa longueur, sont toujours en contact avec les deux bords opposés de l'excentrique A.

Lorsque l'arbre B tourne, de manière que l'excentrique touche le galet supérieur, successivement par les arcs n, q, m, p, la tige D prend quatre positions différentes. Or, il est aisé de voir que ces positions correspondent précisément à celles que nous avons indiquées pour le tiroir ; en sorte qu'il suffit de faire conduire le tiroir par la lige D, pour que la vapeur agisse avec détente. La fraction de la course du piston, pendant laquelle la vapeur agit à pleine pression , dépend évidemment de la grandeur qu'on a donnée aux arcs ?7i, n, qui sont destinés à maintenir le tiroir dans ses deux positions extrêmes.

Fig. 608.

§ 430. Détente ClapeTTOB. — On a imaginé bien des dispositions différentes , pour faire agir la vapeur avec détente dans les machines à double effet. Nous n'entrerons pas dans le détail de ces dispositions, qui sont plus ou moins compliquées ; mais nous nous contenterons de faire connaître le moyen trouvé pour cela par M. Clapeyron , en employant un tiroir ordinaire mû par un excentrique circulaire. Ce moyen se recommando par sa grande simplicité, et convient surtout pour les machines où les mouvements sont très rapides , comme les locomotives dont nous parlerons bientôt. Le tiroir A, fig. 509, se meut comme à Tordinaire

sur une surface p!ane où aboutis- .sent les tuyaux B, C, communiquant avec les deux Fig. 509. extt-émités du cy-

lindre, ainsi que le tuyau D par lequel la vapeur se rend au condenseur. Mais les bords du tiroir sout munis de deux pièces M, M, dont la largeur est beaucoup plus grande que celle des ouvertures B, C. Il résulte de celle seule modification apportée au tiroir , que lorsqu'une des ouvertures B, C, cesse d'être en communication avec la boîte à vapeur, elle reste fermée pendant quelque temps , avant de communiquer avec le conduit D, par lintérieur du tiroir. On conçoit donc que, si l'on dispose l'excentrique de manière que chacune de ces ouvertures B, C, soit fermée à un moment convenable par les bords élargis M, M, du tiroir, il pourra arriver que la vapeur agisse d'abord à pleine pression , pendant une portion de la course du piston , el ensuite avec détente, pendant le reste de cette course.

§431. Machine de l^oolf, & deux cylindres. — Quelqueroi-: on dispose, à côté l'un de l'autre, deux cylindres de même hauteur et de diamètres différents, dans lesquels la vapeur se rend successivement. Cette disposition , imaginée par Woolf, a encore pour objet de faire agir la vapeur avec détente. Les deux pistons A, B, /îg. 51 0, sont liés Tun à 1 autre par les extrémités supérieures de leurs tiges ; en sorte qu'ils doivent se mouvoir ensemble, et être toujours à la môme hauteur dans les cylindres C, D. Les robinets E, F, permettent à la vapeur de la chaudière de pénétrer dans le cylindre C, soit au-dessus , soit au-dessous du piston A : les robinets G, H, sont adaptés à des tuyaux à l'aide desquels on peut faire communiquer, soit le haut du cylindre C avec le bas du cylindre D, soit le bas du cylindre C avec le haut du cylindre D; enfin la vapeur

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