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MACHINE DE WOOLF, A DEUX CYLINDRES

peut sortir du second cylindre, pour se rendre au condenseur, par les robinets K, L. Les robinets E, H, L, étant ouverts, et les autres

Fig. 5Î0.

fermés , la vapeur de la chaudière presse le piston A de haut en bas. La vapeur qui s'était introduite précédemment sous ce piston, et qui a déjà passé en partie dans le haut du cylindre D, presse le piston A de bas en haut, et le piston B de haut en bas ; mais cette seconde pression l'emporte sur la première, parce que le piston B est plus large que l'autre : la différence de ces deux pressions s'ajoute à la pression que le piston A éprouve sur sa face supérieure, pour former la force totale qui tend à abaisser l'ensemble des deux pistons. Les pistons descendent sous l'action de cette force totale. Lorsqu'ils sont au bas de leur course, les robinets E, H, L, se ferment; les autres s'ouvrent; la vapeur de la chaudière se rend dans le bas du cylindre C; celle qui était au haut de ce cylindre, passe au bas du cylindre D ,. et celle qui s'était rendue dans le haut du cylindre D s'échappe dans le condenseur. Les pistons remontent alors sous l'action d'une force égale à celle qui les avait fait descendre; et ainsi de suite. Les divers robinets n'ont été mis ici que pour la facilité de l'explication ; en réalité on emploie des tiroirs, qui remplissent le môme objet.

La force totale qui fait descendre ou monter l'ensemble des deux pistons est plus grande qu'elle ne le serait, si le cylindre C existait

seul, et si la vapeur, après avoir agi dans ce cylindre, passait immédiatement dans le condenseur ; et cependant la quantité de vapeur dépensée pour chaque coup de piston serait la même. On voit donc que l'emploi d'un second cylindre occasionne un avantage marqué ; la même quantité de vapeur donne lieu à la production d'une plus grande quantité de travail. Cela tient à ce que la vapeur se détend en passant du cylindre C dans le cylindre D, et qu'elle ne se rend au condenseur qu'après qu'x)n a ainsi utilisé sa détente.

§ 432. Détente Tarlable. — Nous avons indiqué le moyen employé par Watt, pour faire varier l'action de la vapeur dans le cylindre, suivant que le mouvement de la machine s'accélère ou se ralentit, de manière à entretenir la vitesse de sa marcKe dans des limites convenables. Ce moyen, qui consiste dans l'emploi d'une soupape à gorge destinée à rétrécir plus ou moins le passage de la vapeur (§ 426), a l'inconvénient d'entraîner une perte de travail, par la manière même dont il agit (§321). Aussi a-t-on cherché à lui en substituer un autre plus avantageux. C'est ce à quoi on est parvenu, en disposant l'appareil qui sert à la distribution de la vapeur de manière que la détente puisse se produire à volonté à un degré plus ou moins grand ; c'est-à-dire que la vapeur puisse agir à pleine pression pendant une fraction plus ou moins grande de la course du piston, pour se détendre ensuite. On voit, en etfet, que si, à chaque coup de piston, on laisse subsister pendant moins longtemps la communication de la chaudière avec le cylindre, on dépensera moins de vapeur, et le travail développé par l'action de la vapeur sur le piston sera diminué; si, au contraire, on laisse agir la vapeur à pleine pression pendant une plus grande fraction delà course du piston, on dépensera plus de vapeur, et le travail appliqué à la machine sera plus grand. On comprend donc qu'on puisse, en faisant varier la détente, mettre constamment le travail moteur développé par l'action de la vapeur dans le cylindre en rapport avec la grandeur du travail résistant qui est appliqué à la machine, de manière à maintenir sa vitesse dans des limites convenables.

Nous n'entrerons pas dans la description des pièces qui permettent de faire varier la détente à volonté. Nous nous contenterons de dire que la variation de la détente est tantôt laissée à la volonté du mécanicien qui gouverne la machine, et tantôt produite par le régulateur à force centrifuge. Dans ce second cas, la machine se règle elle-même, et la détente varie suivant les besoins de la machine, sans que le mécanicien ait à s'en inquiéter.

§433. Suppression dn condenseur. — L'emploi d'un conden*

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