CHAUDIÈRES A VAPEUR
puie en D sur la tête de la soupape. Un poids est suspendu à Texlrémité B de ce levier ; il y a été choisi de manière à exercer sur la soupape. A une pression égale à celle qu'elle éprouverait de bas en haut de la part de la vapeur, si sa force élastique atteignait la valeur qu'elle ne doit pas dépasser. La fig, 54 6 montre la soupape seule, et la fig. 517 en est une coupe horizontale, destinée à faire comprendre la disposition de la partie qui pénètre dans le tuyau qu'elle doit fermer. Cette partie inférieure de la soupape est formée de trois ailettes, qui doivent la guider dans son mouvement, lorsqu'elle est soulevée par un excès de tension intérieure, et qui sont disposées de manière à s'opposer aussi peu que possible à la sortie delà vapeur.
§ 439. Il est important que le chauffeur puisse connaître à chaque instant la force élastique de la vapeur, afin qu'il active le feu plus ou moins , de manière à maintenir cette force élastique dans des limites convenables. A cet effet on adapte à la chaudière un manomètre, qui communique constamment avec son intérieur. On se sert souvent pour cela d'un manomètre à air comprimé, fig. 518, dont nous avons indiqué le principe précédemment (§ 261). Lavapeur arrive en a , et vient exercer sa pression sur le mercure contenu dans un vase 6, où plonge un tube de verre c , contenant de l'air , et fermé par le haut. L'extrémité supérieure de la colonne de mercure, dans ce tube de verre, indique la force élastique de la vapeur en atmosphères, d'après la position qu'elle occupe sur la graduation qui accompagne ce tube.
Toutes les fois que la tension de la vapeur ne doit pas dépasser 4 atmosphères, le manomètre à air comprimé doit être remplacé par un manomètre à air libre (§ 260). Ce manomètre, dont les indications sont plus certaines que celles du précédent , présente un inconvénient assez grave ; la grande longueur de tube que l'extrémité de la colonne de mercure doit parcourir, suivant que la pression est de 2, 3, 4 atmosphères, fait que cette extrémité est souvent mal placée pour qu'on puisse la voir facilement. Pour obvier à cet inconvénient, on adopte quelquefois la disposition de la fig, 519. La vapeur, qui arrive en a, exerce sa pression sur le mercure du vase 6, et le fait monter dans le tube
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ce, qui est ouvert par le haut; un flotteur d s'appuie constamment sur le sommet de la colonne de mercure , et est suspendu à un fil, qui passe sur une poulie, et qui supporte un contre-poids e à son autre extrémité. Les mouvement de la colonne de mercure sont indiqués par ce contre-poids qui se meut en sens contraire, et que l'on aperçoit 1res faci-
Ml La /îgf. 520 montre une autre dispo-
J sition du manomètre à air libre, dans
' " ■■ laquelle l'extrémité supérieure de la colonne de mercure se meut dans une étendue beaucoup moins grande. La vapeur de la chaudière arrive en o, et communique librement avec l'inlérieur d'une capacité 6. Du bas de celle capacité part un tube métallique cc^ qui descend d'abord , se recourbe ensuite pour ren.onter suivant dd , et vient aboutir à un tube de verre e qui est beaucoup plus large Du haut de ce tube de verre part un tube f qui vient pénélrer dans un vas*' g, sans toucher les bords de l'ouverture par laquelle il entre à son intérieur. Le mercure se trouve dans le tube recourbe cd, il descend en c sous l'action de la vapeur, et monte en même temps en d, jusque dans le tube de verre e, où il éprouve la pression do l'air atmosphérique , qui pénètre librement par le tubt» f. C'est la différence de niveau du liquide dans ces deux branches qui sert de mesure à l'excès de la pression de la va- I peur sur celle de l'atmosphère. Or, à
cause de la différence de diamètre des tubes c, e, une grande dépression dans le premier n'entraîne qu'une faible élévation dans le second ; il en résulte que le chemin parcouru par la surface du Fis. 5ro. Fig. 520. mercure en ^ est très pelit, lors même