CHAUDIERES A VAPEUR
que la pression de la vapeur varie beaucoup. Le vase g, dans lequel débouche le tube /", est destiné à recueillir le mercure, dans le cas où un excès de pression dans la chaudière le ferait sortir du tube recourbé cd.
Tout récemment, M. Bourdon a imaginé un manomètre métallique, qui remplace avec avantage les manomètres à mercure. La pièce principale cle ce manomètre consiste en un tuyau courbe de cuivre B, fig. 521 , à l'intérieur duquel on fait agir la pression de la \apeur. L'une des extrémités de ce tuyau est fixée au point où aboutit le tuyau A, par lequel arrive la vapeur qui vient de la chaudière; et d'ailleurs il n'est attaché à la botte qui le contient par aucun autre point. Son extrémité C est fermée. Sa section transversale n'est pas un cercle, mais une courbe très aplatie, comme le montre là fig. 522, qui en donne les dimensions en vraie grandeur. Lorsque la vapeur de la chaudière communique avec l'intérieur du tuyau B, la pression qu'elle exerce contre ses parois le gonfle un peu en diminuant l'aplatissement de sa section transversale ; ce léger gonflement entraîne un changement dans la courbure du tuyau, qui tend à se redresser de plus en plus, à mesure que la pression intérieure augmente.
11 en résulte que l'extrémité C se déplace, et fait mouvoir une aiguille DEF, à laquelle elle est liée par la lige CD. Cette aiguille, mobile autour du point E, aboutit par son extrémité F à divers points d'un arc divisé, dont la graduation a été faite de manière a indiquer la pression en atmosphères, d'après la position do l'aiguille Le manomètre métallique de M. Bourdon est beaucoup plus commode que les précédents, dont les tubes de verre se brisent facilement, et occasionnent la perte du niercure; mais on a besoin de s'assurer de temps en temps si les indications qu'il fournit ne cessent pas d'être exactes, par suite des modifications lentes qui pourraient survenir dans l'état moléculaire
Fi?
Fig. 522.
(Ui tuyau courbe, sous l'action prolongée de la pression qui s'exerce à son intérieur.
§ 440. D'après ce que nous avons dit sur les causes d'explosions «les chaudières (§ 437), on doit surtout éviter que certaines partie des parois se trouvent en contact avec la flamme au dehors , sans être mouillées par l'eau en dedans , soit en raison des encroûtements qui résultent des matières solides déposées par l'eau , soit par suite d'uii trop grand abaissement du niveau de Teau dans la chaudière.
On se met à l'abri de la première de ces deux causes d accidents, m nettoyant souvent l'intérieur de la chaudière. On emploie aussi quelquefois un moyen particulier, qui consiste à introduire dans la chaudière des substances diverses, suivant la nature du dépôt formé par les eaux , afm que ce dépôt ne se durcisse pas, et reste à l'état pulvérulent.
Quant à la position du niveau de l'eau dans la chaudière, elle doit être l'objet d'une surveillance continuelle de la part du chauffeur ; et c'est pour cela qu'on met à sa disposition • des appareils destinés à la lui indiquer à chaque instant. Parmi ces appareils, nous citerons d'abord le flotteur c, fig. 5^ 4 (page 660 ) qui monte et descend en même temps que le niveau de l'eau, et dont le mouvement est rendu sensible au dehors , par une tige déliée qui le surmonte verticalement et qui traverse la paroi de la chaudière. On emploie aussi deux robinets , qui sont adaptés à la chaudière en des points peu éloignés de la position que doit avoir constamment le niveau de l'eau , et situés l'un au-dessus, l'autre au-dessous de ce niveau; en ouvrant successivement ces deux robinets, on doit voir sortir de l'eau par le plus bas des deux , et de la vapeur par l'autre. Un troisième moyen, qui est excellent pour constater la position du niveau de l'eau dans la chaudière, consiste à adapter à sa partie antérieure un tube de verre d, fig. 513 (page 659), qui communique par ses deux extrémités avec l'intérieur , et qui est placé de manière que le niveau de l'eau doive toujours correspondre à peu près au milieu de sa longueur ; l'eau se rend librement dans ce tube par le bas, et y prend le même niveau que dans la chaudière, ce qui permet de voir à chaque instant la position qu'occupe ce niveau.
Les moyens que nous venons d'énumérer ne peuvent servir à prévenir un abaissement de niveau dans la chaudière, qu'autant que le chauffeur y fait attention; ils sont souvent inefficaces, en raison de la négligence de cet ouvrier. Aussi a-t-on imaginé un appareil qui a pour objet d'appeler son attention , dans le cas où le