‹ Cours élémentaire de mécanique théorique et appliquéeChapitre 59 sur 169 · Î0 MACHINES A L*ETAT DE MOUVEMENT NON UNIFORME · texte numérisé non relu

Î0 MACHINES A L*ETAT DE MOUVEMENT NON UNIFORME

sur lequel agit la puissance , varie d'un moment à l'autre. Ce bi-as do levier, nul d'abord, lorsque la bielle commence à descendre, auj mente jusqu'à devenir é^al à OM ; puis il diminue, et redevient mil lorsque la bielle est sur le point de remonter. La puissance, agissanl sur un bras de levier qui varie à chaque instant, ne peut pas faire constamment équilibre à la résistance. Mais si ce bras de levier, pendant qu'il augmente, atteint une valeur pour laquelle l'équilibre a lieu, il repassera par la même valeur lorsqu'il diminuera ; en sorte que la puissance fera deux fois équilibre à la résistance, pendant le mouvement descendant de la bielle, qui occupera, à ces deux moments, des positions telles que MN, M'N', fig, \ 83.

Tant que l'extrémité de la manivelle est située entre le point M et le point M', la puissance agit sur un bras de levier plus grand que celui qui convient à l'équilibre ; une portioA de la puissance suffit pour vaincre la résistance, et l'autre portion donne lieu à une accélération du mouvement de la meule. Mais si, pendant que la bielle descend, l'extrémité de la manivelle se trouve au-dessus du point M, ou au-dessous du point M', la puissance, ayant un bras de levier trop faible, ne peut plus faire équilibre qu'aune portion de la résistance; l'autre portion ralentit le mouvement. Pendant que la bielle remonte. le mouvement se ralentit aussi constamment, puisque la meule n'est plus soumise qu'à la résistance. On voit donc que la vitesse de la meule augmente pendant tout. le temps que la manivelle met à aller de M en M', et qu'elle diminue pendant que la manivelle achève son tour^en allpnt (Je M' ep M . La meule a sa plus petite vitesse lorsque lamaiiivelle e^i en M^ et sa plus grande vitesse lorsqu'elle est en M'.

§ \^i\ H y a ^eauQoup d'ateliers dans lesquels une même machiné motrice, i^no machine à vapeur, par exemple, fait mouvoir un grand riombré de machines-outils, telles que des scies, des machinas à rabdter^Ji percer, etc. Habituellement ces machines-outils né foûctîonnèijil pas testes à la fois. Elles reçoivent leur mouvement de.'la mâcliine motrice par l'intermédiaire des courroies sans fin. dont îious avons parlé .^u § 58 ; et la communication du mouvement s'élablit et se siipprîm.e à volonté, pendant la marche de la machine motrice, à râïde du mécanisme dont nous avons indiqué le principe dans ^:e paragraphe. Dans le cours d'une journée, le nombre des machines-outils qpi' travaillent change très souvent; chacutie délia sî'arïiéte et se remet en marche successivement plusieurs fois. On voit par là que la machine motrice a à vaincre des résistances qui varient souvent, et qui peuvent même varier d'une manière très considérable; en sorte que ce n'est qu'accidentellement qu'il peu^ y avoir équilibre entre la puissance et les résistances. Lorsque la

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