‹ Cours élémentaire de mécanique théorique et appliquéeChapitre 70 sur 169 · SCIERIES MÉCANIQUES · texte numérisé non relu

SCIERIES MÉCANIQUES

dormante, au-dessus desquels ils sont placés ; et, pendant que la meule courante tourne, les bords de ces sillons agissent comme les deux lames d'une paire de ciseaux que l'on ferme. Les sillons n'ont que peu de profondeur , et cette profondeur va en diminuant progressivement d'un bord à l'autre bord, où elle se réduit à rien. La /îflf. 209 est une coupe faite dans les deux meules, placées l'une au-dessus de l'autre, afin de montrer la forme de la section transversale des sillons, et la manière dont ils se présentent sur l'une et l'autre meule. La flèche indique lesensdu mouvement de la meule supérieure.

Une paire de meules peut moudre de 1 5 à 4 6 hectolitres de blé par U heures. On a reconnu que, pour obtenir une bonne mouture, on doit faire faire à la meule courante environ 70 tours par minute. On en déduira sans peine le nombre de tours que dewa faire l'arbre de la roue hydraulique dans une minute, à l'aide des nombres do dents des roues dentées qui établissent la communication de mouvement depuis cet arbre jusqu'à la meule. On disposera en conséquence la roue hydraulique de telle manière que, sous l'action de la chute d'eau, elle prenne la vitesse qu'on aura ainsi trouvée.

§ I o t . Scieries mécaniqueii. — Le mouvement régulier quedoit prendre une scie, pour scier le bois, peut être produit par une machine mue, comme un moulin, soit par un cours d'eau, soit par le vent, soit par la vapeur. On obtient môme par là des résultats bien préférables à ceux qu'on pourrait obtenir avec des scies mues à la main. Les scies mécaniques sont très fréquemment employées dans les pays de montagnes, où de nombreuses chutes d'eau permettent de débiter les bois presque sans frais. En Hollande, il existe de temps immémorial des scieries qui marchent par l'action du vent. Conime exemple de ce genre de machines, nous prendrons une d»»5 scies delà scierie mécanique de Saint-Maur, près Paris. Cette scierie contient seize scies, qui reçoivent toutes leur mouvement d une chute d'eau agissant sur une turbine. La plupart des scies servent à fabriquer des feuilles d'acajou pour le placage ; quelques unes sont employées à faire des planches. C'est une des premières que nous allons décrire.

La turbine, qui reçoit l'action de l'eau, fait tourner un arbre horizontal, ou arbre de couche, qui s'étend dans toute la longueur de l atelier. Sur cet arbre sont adaptés, de distance en distance, des tambours, X,fig. îi 0, qui reçoivent sur leur contour des courroies

sans fin, destinées à transmettre le mouvement dé l'arbre aux mécanismes des scies. Chaque courroie vient embrasser un second tara-i bmir B, de plus polit dinrnvlw q)io io tuïïibour A, vi lui romiiiunique un nioiivenipnt do rotation Irôs rapitie Elle a besoin pour cela d avoir une k»nfion suriisanlo, i^ans quoi fllo ^HiifïFr'rajt ?iur lo Uitri- 1)0 m- H : Oi*tl** ti-ni^ion t}sl dùlormîJU'B jii>r Isi (lo îjuis i'AK toviititiiil in'riiirnlaulonrd nul km n, ol s ajj[)u\ ajiï :

ta tnurrnii^|iar le -litlfi qui loiiniyeii imHinMt

que la courroie marche. Pour arrêter le mécanisme qui communique avec le tambour B, il suffit de relever la pièce de bois CD ; la courroie n'est plus tendue, et elle marche sans entraîner le tambour, sur la surface duquel elle glisse.

Un volant E est adapté à rextrcmité de l'axe du tambour B: un des rayons du volant porte un boulon F, qui traverse l'extréniilé d'une bielle FG ; celte bielle, articulée en G au châssis de la scie, est mise en mouvement par le volant, comme par une manivelle, ol .«ion extrémité G prend un mouvement de va-et-vient, suivant la ligne horizontale mn.

Le châssis delà scie, qui est placé horizontalement, a, comme à l'ordinaire, la forme d'un rectangle traversé en son milieu, dans le sens de sa longueur, par une tringle de bois HH, fig. 2ii ; un d«s

Page 1