‹ Cours élémentaire de mécanique théorique et appliquéeChapitre 77 sur 169 · RAPPORT · texte numérisé non relu

RAPPORT

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Ce tableau met en évidence le grand avantage que présentent, sous le rapport du tirage, les chemins de fer à ornières saillantes, c'est-à-dire les chemins de fer tels qu'on les construit partout. Sur de pareils chemins, on peut, avec une même force, traîner une charge beaucoup plus grande que sur les routes ordinaires, quel que soit leur état d^entretien. Nous donnerons un peu plus loin des détails sur leur disposition.

§485. Traïuiport sur un ehemin ineUné. — Dans le transport d'un fardeau, seul ou avec une voiture, sur un chemin horizontal, le poids du fardeau, et de la voiture, s il y en a une, est une force verticale. Ce poids ne produit donc directement aucun effet, ni pour retarder, ni pour accélérer le mouvement ; il n'agit qu'indirectement , en donnant lieu à des résistances passives qui lui sont proportionnelles, et qui doivent être vaincues par la force de traction. Il n'en est plus de même, lorsque le fardeau est mis en mouvement sur un chemin incliné. Son

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poids, qui est toujours une force verticale, appliquée à son centre de gravité G, fig. 249, peut être décomposé en deux forces GB, GG, dont l'une est parallèle au chemin, et l'autre lui est perpendiculaire. La dernière composante, celle, qui est perpendiculaire au chemin, ne tend ni à augmenter, ni à diminuer la vitesse du fardeau ; mais c'est elle qui donne lieu au développement des résistances au glissement et au roulement, et ces résistances lui sont proportionnelles. Quant à la première composante , celle qui est parallèle au chemin , elle agit tout entière, et tend soit à augmenter, soit à diminuer la vitesse, suivant qu'elle est dirigée dans l.e sens du mouvement ou en sens contraire!.

Lorsqu'on fait monter le fardeau sur le chemin incliné, la force de traction qu'on lui applique doit être capable de vaincre; à la fois, les résistances passives auxquelles le mouvement donne lieu, et la composante du poids du fardeau qui est dirigée parallèlement au chemin. La pression exercée par le fardeau sur le chemin est moins grande que si le chemin était horizontal, puisque cette pression n'est qu'une composante de son poids : l'inclinaison du chemin détermine donc une diminution dans les résistances passives qui résultent de cette pression. Mais si la force de traction, qui doit être appliquée au fardeau, pour le faire monter^ éprouve une diminution sous ce rapport, cette diminution est plus que compensée par l'augmentation qu'elle doit recevoir pour vaincre la composante GB , fig. 249, du poids du fardeau.* En définitive, il faudra une plus grande force pour faire monter le fardeau sur un chemin incliné, que pour le faire mouvoir sur un chemin horizontal, et cette force sera d'autant plus grande que l'incHnaison du chemin sera plus prononcée.

Lorsqu'un fardeau descend le long du chemin incliné, la composante de son poids, qui est parallèle au chemin, agit dans le sens du mouvement. Cette composante fait donc équilibre à vine portion des résistances passives, et la force de traction qu'on doit appliquer au fardeau n'a plus à vaincre que l'excédant de ces réslslances. Si l'on observe d'ailleurs que la pression exercée sur le chemin est, comme dans les cas précédents, plus faible que si le chemin était horizontal, on verra que l'inclinaison agit de deux manières différentes pour diminuer la force de traction : en rendant les résistances passives plus faibles, et en donnant lieu à une composante du poids, qui fait équilibre à une partie de ces résistances. La diminution qu'éprouve dans ce cas la force de traction est d'autant plus grande que le chemin est plus incliné. Si l'inclinaison est assez

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