LES GAZ SONT PESANTS
balance, ^^.320. Le robinet B étant ouvert, et par suite le ballon étant plein d'air, on visse le crochet C à la monture; puis, après avoir suspendu le tout au plateau de la balance, on établit l'équilibre en mettant des poids dans l'autre plateau. Cela fait, on dévisse le crochet C, on adapte le ballon à la machine pneumatique, fig. 319, et en maintenant toujours le robinet B ouvert, on fait agir cette machine. L'air sort du ballon en quantité de plus en plus grande, à mesure que la machine fonctionne Lorsqu'il n'en reste plus que très peu , on ferme le robinet B, on détache le ballon de la machine pneumatique , on lui adapte de nouveau le crochet C, et on le suspend comme précédemment au plateau de la balance. On voit alors que les poids qui avaient été mis dans le second plateau, pour faire équilibre au ballon, lorsqu'il était plein d'air , se trouvent, trop forts pour lui faire encore équilibre , après que l'air en a été retiré en grande partie. Pour rétablir l'équilibre, on est obligé de mettre un certain poids sur le plateau qui supporte le ballon ; ce poids est évi-
350 PRINCIPES RELATIFS A L*ÉQU1LIBRË DES FLUIDES, demment le poids de l'air qu'on a fait sortir du ballon. L'air est donc pesant. H en est de môme de tous les autres gaz, pour lesquels on peut faire une expérience analogue, mais qui présente quelques difficultés de plus.
§ 21 3 9 . Prensioua dans les gaz pesants. — En appliquant aux gaz les raisonnements qui ontété faits sur les liquides pesants, dans les paragraphes 2 H à 2i 6, et tenant compte delà compressibilité et de l'élasticité des gaz, on arrivera aux résultats suivants.
i " Dans une masse gazeuse pesante en équilibre, les pressions supportées par de très petites portions de plans, d'égale étendue, passant toutes par un même point A pris à l'intérieur du gaz, sont égales entre elles. La pression totale que supporterait l'unité de surface de chacun de ces plans, si cette surface était pressée partout comme elle l'est dans le voisinage du point A, constitue ce que l'on nomme la pression au point A.
%^ Dans une masse gazeuse pesante en équilibre, la pression est la même pour tous les points situés sur un même plan horizontal. 3" La pression en un point d'une masse gazeuse pesante enéquislibre est égale à la pression en un autre point situé plus haut que le premier, augmentée du poids du gaz que contiendrait un cylindre vertical, compris entre les plans horizontaux qui passent par ces deux points, et ayant pour base l'unité de surface.
4° La pression exercée par un gaz pesant en équilibre, en un point de la paroi du vase qui le contient, est égale à celle qu'il exerce en un autre point de cette paroi, situé plus haut que le premier, augmentée du poids du gaz que contiendrait un cylindre vertical, compris entre les plans horizontaux qui passent par ces deux points, et ayant pour base l'unité de surface.
Le poids de l'unité de volume d'un gaz est tellement faible, relativement aux pressions que ce gaz exerce habituellement, en vertu de sa force expansive, contre les surfaces avec lesquelles il est en contact, que la plupart du temps, quand on n'a pas à considérer une masse gazeuse très étendue, on peut faire abstraction du poids de ses molécules. Alors le gaz rentre dans les conditions où nous l'avions supposé placé dans le § 237, et les résultats que nous avons énoncés dans ce paragraphe deviennent applicables.
§ 240. L'incompressibilité presque absolue des liquides pertnet de regarder les diverses parties d'une masse liquide pesante en équilibre comme ayant la même densité. Il n'en est pas rigoureusement ainsi : puisque, les parties inférieures du liquide étant plus fortement pressées que les parties supérieures, les molécules doivent être plus rapprochées dans les premières que dans les dernières ;