L. J. SAiVSOX
Professeur de clinique chirurgicale à la Faculté d<> médecine de l'aris, chirurgien de l'Hôlel-Uieu, chirurgien consultant du roi , membre de l'Académie royale de médecine, etc.
ET A. LEiXOIR,
Chirurgien à l'hùpital Necker, professeur agréé à la Faculté de médecine de Paris, etc.
QUATRIÈME ÉDITION CORRIGÉE ET AUGME>TI:K. 5 vol. ÎD-8 de chacun 700 pages. Prix : 36 francs.
C'est aux améliorations qno les autours ont a])porlé(>s à cliacnno des éditions (jui se sont sncctHlé et aux soins (iniis ont mis à n-ndrc leur livre aussi coniiilet que leur pcrmcttaicnl de le taire de ioniines et consciencieuses études sur létal de la science, qu'ils doivent le suffrage persévérant dont le public a lionor»' les lyouveaiu: t'inncuts de Patholoçjie mrdico r/i/nirfjiailc. Depuis la premiéi'o publication
• qu'ils en firent en 18-25, ils ont vu leur ouvraj^e (u/oj/ff' jjor /r Cunsfi/ ne santé des ariures, reanmiunido aux élhcs des faru/frs de iiu'den'ue, des r roi es second ni i'es et des /ià/)it(in.c mi/itnires d'instruction , et ils
' ont reçu la récomj^ense la ])lus nalleusc qu'ils pouvaient espérer de la persévérance de leurs elVoits, rap[)robatioii de ItHirs conlrères et l;i certitude d'avoir lait un livre utile.
La mort de M. Sansoii, riiii des aiitetiis de cet onvra|j;e, a été pour tous, et surtout pour son collaborateur, une perte bien sensible. Au moment crentreprendrtî cette nouvelle édition , il a dû cherclier à combler le vide que cette perte allait apporter ;ui piM'feclionnement
de leur œuvre commune. Or, pendant la longue et douloureuse maladie à laquelle a succombé cet honorable et savant professeur, le 4 août 1841, la Faculté de médecine de Paris avait chargé M. Lenoir de le remplacer dans la chaire de clinique chirurgicale qu'il occupait à l'hôpital de la Pitié. C'était en quelque sorte désigner le chirurgien auquel devait ctre confié le soin de mettre la partie chirurgicale de ce livre au courant de la science, et d'y introduire les nouvelles acquisitions dont elle s'était enrichie depuis sa dernière publication.
Ainsi M. Roche, pour la partie médicale, et M. Lenoir pour la partie chirurgicale ont revu l'ensemble de cette édition, pour laquelle beaucoup de chapitres ont été refaits en entier, et nous pouvons ajouter qu'il n'est aucune partie qui n'ait reçu d'eux d'importantes corrections et de notables additions.
Parmi les chapitres que MM. Roche et Lenoir ont ajoutés, refaits en entier ou modifiés d'une manière notable, dans cette quatrième édition, nous citerons particuUèrement :
Le chapitre des maladies de la peau ; ceux qui traitent des inflammations des Veines^ de la Choroïde^ de la Conjonctive, de VOrei/le, de la Bouche, du Pharynx^ des Bronches, des Poumons, des Voies digestives, des Reins, de ï Utérus, de la Lèvre, du Péricarde, du Péritoine, des Membranes Synoviales articulaires, tendineuses et sous-cutanées, de la Cornée, de la Sclérotique, des Articulations, etc. ; les articles consacrés à V Apoplexie, à l'//^emo/)/«/.s?e, a la ^a/arac^e, les articles importants consacrés aux Névroses et aux Névralgies, à la Bronchorrhée, a la Gastrorrhée, à X'Hijdrocèle, au Diabète, à la Spermatnrrhée, a VAmaurose, au Glaucome; aux Tubercules en général, et particulièremeut aux Scrofules, k la Phthisie pulmonaire, aux rwôercw/e-sf/es O.S. iNous citerons encore, commeayani reçu d'importantes modifications, les articles Squirrlie et Cancer, Amputation et Résection, Contusion, Plaies, Ulcères, Ruptures, Fractures, Hernies, Luxation, Tumeurs érectiles, Cirsocèle, varices, Anévrismes , Fistules, Lithotritie, LiY^ oiomie,- et nous signalerons comme enlièremeot neufs les articles: Déviations où se trouvent résumés les derniers travaux sur Yorthopédie, Pneumatose ou Maladies veilleuses, dont il n'avait pas été parlé dans les éditions précédenies. Enfin nousappelons l'attention des praticiens et des savants sur le chapitre des Altérations du sang, chapitre à peu près nouveau , tant il diffère de celui des autres éditions, et qui comprend ; 1° Les Empoisonnements proprement dits, minéraux, végétaux et animaux, l'infection purulente et l'infection putride ; 2" les Maladiesmiasmatiques, telles que la Rougeole, la Scarlatine , la Miliaire , les Fièvres intermittentes, la Fièvre typhoïde, le Typhus , la Fièvre jaune , la Peste et le Choléra-Morbus ; 0° les Maladies venimeuses, savoir : les Piqûres d'abeilles, de guêpes, de scorpion, la Morsure de la vipère ; i° les Maladies virulentes, comme la Variole, la Vaccine, la Farioloïde, la Syphilis, la Rage, la Morve et le Farcin, le Charbon et la Pustule maligne; d° les altérations du sang par vice de nutrition, le Scorbut et ÏHémacélinose. Nous signalerons encore les chapitres relatifs aux .^//eVa^ions de la Lymphe, de la. Bile et du Lait.
Malgré cette augmentation de matière, nécessitée par les progrès incessants des sciences médicales , les auteurs n'ont pas cru devoir augmenter le nombre de volumes de cette quatrième édition ; par une combinaison typographiciue mieux entendue, ils ont pu faire entrer 38 Hgnes à la page , au lieu de 52 lignes que contenaient les pages de la troisième édition ; ils donnent donc réellement la matière d'un volume de plus, tout en restant dans les limites qu'ils s'étaient imposées.
TRAITE PRATIOIF
DK i.Aur i)i;s
I'AII m. I.K IKICTItll (JlAll.l.V lIoNOIIK),
Ex-cbef (le clIiiiiiiK.- (le la Cliiii(|iie d'accuucheinciilii de la Kacullé de médecine de Parit,
professeur d'Accoucheiiirnlii , cic.
Deuxième rdition co}tsi(lrriihlt'tiicnt niupiKmtf'c. 1 vol. in-8 lie 900 p.ipes avic 248 planches intercalées rjaiis le texte. Prix : 9 Ir.
Ouïf.nge .idoplr par le Conseil royal de l'Iiiittruclion publique pour les F.irultës, les Kcole.t pri'pjralnires cl les Cours drparleinrntaiix insliliiés pour les sageN-fcmoics. n Nous ne devons pas craindre d'avancer (|u'il n'est point de livre elenicnlaire il 'obstétrique, (juclquc mérite qu'il ait d'ailleurs, qui soit pour un jeune accoucheur, à qui ne manquent pas les lumières, mais à qui peut faire défaut l'expérience, un guide plus éclair»:, plus sur que ne l'est l'ouvraije de M. Chailly. l.à, en elfct, dans tout le cours de la grossesse, dans chaque presenlatioa du fnptus, dans les suites de couches, partout où peuvent se manifester des accidents, sont [irescntés, sont clairement exposes les plus eflicaces nuiycns d'y remédier. L'auteur est entre dans des détails de conduite qu'un savoir dédaigneux condamnera comme inutiles, mais que les praticiens sauront certainement apprécier.
u Un perfectionnement auquel on ne saurait donner trop d'éloges est l'intercalation dans le texte de deux cent quarante-huit figures, ([ui toutes out ete composées et dessinées par l'auteur. Outre celles entièrement- nouvelles qui représentent le développement du col utérin, le ballottement et l'auscultatioa obstétricale, nous n'avons pas pu ne pas remarquer celles qui élucident les articles l'ices de confonnalion du bassin et des jitirlirs molles, Forceps, Présentation du sommet, Présentation de l'extrémité pelvienne, Kvolulion spontanée, Dégagement du sommet, Dégagement delà face, Opéra/ion césariciine, etc. Il nous semble impossible que quelques-unes de ces Ggures n'aient pa« ete surprises au lit du travail, tant elles sont frappantes de vérité. " ( Journal des conjiaissanccs médico-c/iirurgiciilrs.)