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DE LA MÉTHODE DANS LES ORDRES DE SCIENCES

plus fréquent usage dans les sciences physiques; et le syllogisme, dans les sciences mathématiques.

Les branches si variées de la science humaine, tout en tenant compte des différences accessoires , peuvent se ranger en trois classes, au point de vue de la méthode : les sciences d'observation, les sciences de raisonnement, les sciences de nature mixte. Les premières ont pour point de départ et pour condition essentielle l'examen des faits que nous poucons percevoir par nos facultés ; les secondes ont pour principe dominant des conceptions et opérations rationnelles ; dans les sciences de nature mixte, aucun de ces éléments ne domine d'une manière absolue. Il doit être bien entendu qu'il y a de l'observation dans les sciences de raisonnement, et du raisonnement dans les sciences d'observation ; mais on dénomme ainsi chacun de ces deux ordres de nos connaissances d'après le caractère qui y domine.

De la méthode dans les sciences d'observation.

On distingue deux sortes d'observations : l'une de l'àme sur le dehors par l'intermédiaire des sens, c'est l'observation sensible ou externe ; l'autre de l'âme sur elle-même, c'est l'observation psychique ou interne. De là découlent deux sortes de sciences d'observation : les sciences physiques et naturelles, et les sciences psychologiques dans leur partie expérimentale. Nous traiterons en premier lieu de la méthode dans les sciences physiques et naturelles, à cause de leur étendue et du grand nombre de faits observés, et, en second lieu, de la méthode dans l'étude des phénomènes de 1 âme.

1° Sciences physiques et naturelles.

La dénomination de sciences physiques, considérée en elle-même et dans son acception la plus générale, est ap-

plicable à toutes les sciences qui ont pour objet les êtres matériels ; cependant il est reçu de donner plus spécialement le nom de sciences physiques aux sciences qui étudient la matière inorganique, et le nom de sciences naturelles à celles qui étudient la matière organisée.

Les sciences physiques comprennent: la physique proprement dite, la chimie, la géologie, l'astronomie ; les sciences naturelles comprennent la zoologie et la botanique, auxquelles se rattachent Yanaiomie et la physiologie. Plusieurs de ces sciences ont un caractère mixte, comme la chimie qui emprunte une partie de ses éléments au règne organique, et l'astronomie qui se lie étroitement aux sciences mathématiques.

Les corps sont essentiellement multiples et divisibles ; tout être matériel a sa forme et son étendue propres, possède l'impénétrabilité, la pesanteur, etc., et chaque espèce, organique ou inorganique, est douée des qualités qui la distinguent des autres espèces.

Toutes ces propriétés du monde matériel se présentent d'abord à L'esprit comme une synthèse confuse : ce n'est qu'eu les étudiant chacune à part, au moyen de l'abstraction et de Yanalyse. qu'on parvient à s'en faire une idée claire et distincte ; mais on conçoit aussi qu'il soit nécessaire de reconstituer une synthèse méthodique de ces éléments épars, pour en former une science. On peut se rappeler les explications qui ont été données là-dessus au chapitre u.

Dans l'application de la méthode aux sciences physiques, on fait plus particulièrement usage des procédés et moyens auxiliaires que nous avons décrits dans la section première du chapitre précédent, savoir : Yobservalion, l'expérimentation, V analogie, l'induction, les classifications, les hypothèses.

Toutefois l'usage des procédés décrits dans la section II y entre aussi pour une part plus ou moins considérable. Ainsi, après avoir constitué la science en constatant les lois qui régissent les phénomènes de la nature, on formule

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