ORDRE DES PARTIKS DE LA PHILOSOPHIE
doux études pratiques de la Logique et de la Morale. La logique se traite avant la inorale, parce qu'il est nécessaire d'éclairer l'intelligence pour régler sagement la volonté : l'aire le bien, éviter le mal moral, suppose nécessairement la connaissance exacte du bien et du mal, et l'on conçoit sans peine de quelle utilité peut être, pour atteindre ce but, une raison rectifiée par une saine logique. L'homme, sachant qu'il n'a pas toujours existé, se conçoit comme l'effet d'une cause, et remonte de lui-même à Dieu. A la psychologie et à ses dépendances se joint donc naturellement la Théodicée, ou la science qui a Dieu pour objet. Telle est la division qui s'offre naturellement à l'esprit : cependant avec un peu de réflexion on ne larde pas à comprendre que la morale porte un caractère mixte, duquel il résulte qu'elle ne peut être traitée qu'après la théodicée. La morale, ayant pour but de diriger la volonté de l'homme vers le bien, est sans doute, à ce point de vue, la continuation de l'étude de l'âme ; à ce titre, elle tient à la psychologie, et il semble que sa place devrait être après la logique. Cependant il est certain que la morale n'est pas une science qui étudie les lois de la volonté d'une manière absolue, mais qu'elle implique nécessairement des rapports. En effet, la morale est la science des devoirs; or les devoirs dérivent des rapports naturels des hommes avec leur auteur, et de l'homme avec lui-même ainsi qu'avec les autres hommes, conformément aux lois du Créateur : d'où il suit que la morale procède tout aussi bien dé la science de Dieu que de celle de l'âme. De plus, la morale a besoin d'avoir l'autorité divine pour raison et pour hase : sans cette autorité du suprême législateur , elle serait toujours vague, indécise et frappée d'avance de stérilité. De toutes ces considérations, il est permis de conclure que la théodicée doit précéder la morale dans la division d'un cours de philosophie.
Enfin le cours se termine par V Histoire de la philosophie. Cette partie du cours semblerait devoir se traiter en premier lieu, puisque les systèmes qui la composent sont des conceptions antérieures au système d'enseignement que l'on
18 division nu cours de philosophie.
suit de nos jours ; mais, comme celte histoire serait complètement inintelligible pour des esprits encore étrangers aux idées philosophiques , on a coutume île la renvoyer à la fin du cours, alors que l'intelligence est familiarisée avec le langage et avec les principales notions de la philosophie '. Telle est donc la disposition qu'il convient de donner aux matières qui composent un cours de philosophie : 1° Psychologie ; 2° Logique ; 3° Théodicée ; ¥ Morale; 5° Histoire de la philosophie.
H II peut être utile toutefois, durant l'étude des diverses parties du Cours, de consulter l'Histoire de la philosophie, quand l'occasion s'en présente, afin d'y puiser des renseignements, indispensables pour comprendre parfaitement certaines parties de la philosophie.