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CHALEUR IlÉr.Af.KK DANS LES ACTIONS CHIMIQUES.
-186. Deux méthodes calorimétriques nous ont suffi jusqu'à présent poulies déterminations que nous avions en vue: la mesure des chaleurs s|»éritiqucs et celle des chaleurs latentes. La première méthode, peu exacte et d'un emploi restreint, est fondée sur l'absorption de la chaleur par lu glace au moment de la fusion ; successivement étudiée par Wilke, Black, Lavoisier et Laplace, elle est abandonnée aujourd’hui. La seconde, dite méthode des mélanges, a acquis une grande précision, depuis les perfectionnements que M. Régnault a apportés à sa mise en œuvre. Elle a rendu de grands services aux physiciens pour la détermination de la valeur numérique des deux éléments dont l’étude nous a occupé dans ce chapitre : età diverses époques, Runtford, Dulong.MM. Despretz. Favre et Silberman l’ont employée, avec beaucoup de succès, pour mesurer les quantités de chaleur dégagées, soit par les réactions chimiques, soit par les animaux pendant leur vie.
A87. Chaleur désaxée ilnna le» combunt Ion». — fi’est par la méthode des mélanges que Dulong avait pu fixer et le nombre de calories que dégage, en brûlant dans l’oxygène, un poids constant des principaux combustibles, et la quantité de chaleur que met en liberté un métal quand il s'oxyde. Les combustions étaient produites dans une enceinte complétcment entourée par l’eau d’un calorimètre. Le corps combustible et l'oxygène se rendaient dans cette enceinte et les produits gazeux de leur combinaison ne s’échappaient à l’extérieur, qu’après avoir pris la même température que le bain d’eau. Nous mentionnerons ici quelques-uns des nombres obtenus par le savant expérimentateur, et nous mettrons en regard les résultats des expériences plus récentes de MM. Favre et Silberman sur le même sujet. Le nombre de calories que nous inscrivons, correspond à la combustion d’un kilogramme de chaque substance dans l’oxygène.