‹ Cours élémentaire de physique précédé de notions de mécanique et suivi de problèmesChapitre 125 sur 315 · DES DIVERSES ESPÈCES DE CHALEUR · texte numérisé non relu

DES DIVERSES ESPÈCES DE CHALEUR

ployéessont P le cube de Leslie C {fi g. 224), 2' une lampe de LocateHi S (fig. 2281, 3° un fil de platine rougi (Jig. 223), on bien 4* une lame de cuivre (fi g. 222) chauffée à 400” environ, ou même encore un faisceau délié de chaleur solaire. Voici la marche d’une expérience : L’appareil disposé, comme le représente la figure 224, /— n

on abaisse l’écran E; la source agit i j, XI

alors directement. On note la dé- /*=*■ jp

viation de l’aiguille, soit 45”. On | r® Ht

interpose une lame diathermaue L j' . > Q y

(fig. 224), une lame de verre, de T~tP^ ‘ rj ’ j|

cristal de roche, d’alun, ou toute 1 1 j |

autre, que l’on place derrière E', Fig. 2Î2. Fig. 223. Fig. 224. en fixant en S (fig. 22!) le pied S1 !

qui porte la plaque. On note la nouvelle déviation : elle n’est plus que de i>" par exemple. On en conclut que par l’interposition de la lame les ^ ou les 0,33 de chaleur incidenté ont été transmis. Cette conclusion toutefois n’est exacte, que si la lame qui -est exposée an rayonnement nç s'échauffe que très-pou , assei peu pour que son action soit nulle sur la pile. La sensibilité de l’appareil qui permet de placer la source trè*-loin est très-avantageuse dans ce cas. On constate d'ailleurs que réchauffement de la lame est négligeable en s’assurant que la déviation ne change pas. quelle que soit la durée. -de l’expérience. Le tableau suivant est emprunté à l'ouvrage de Mefloni :

r.BALEITR TRANSMISE A TRAVERS DES LAMES TOtTES D’CNE MÊME ÉPAISSEUR . ÉGALE A 2“",6

(La chaleur incidente étant prise pour unité).

Ce tableau montre à la fois et l'influence de la source sur la transmission

:un

Cil A I. Kl) H. •

et l'action inégale qu'exercent les substances employées sur une même es|ièce de chaleur.

52!>. Trnnamlmlnn à Irmrn le sel (rmmf. — Mais |iarmi lentes lçs substances, il en est une qui présente une particularité des plus importantes. La igiantitédc chaleur quelle laisse passer est toujours à peu près la même, quelle que soit la nature de la source, et quelle que soit l’épaisseur de la lame. Elle laisse passer les 0,02 de la chaleur qui se présente. MM. de La Provostaye et P. Desaius ont montré que ce résultat n'était pas alisolumenl exact, mais il l’est à très-peu près.

530. Réfract ion dr la rhaicnr. — Non-seulement il y a diverses espèces de chaleur comme de Laroche l’avait déjà montré, mais aussi chaque source de chaleur n’est pas homogène; elle envoie des rayons de diverses espèces. Une expérience calquée sur celle, que Newton avait faite pour séparer les couleurs de la lumière solaire, sert à le démontrer très-nettement. Sur le trajet de la chaleur envoyée par une source. Melloni, à l’imitation d’Hereehell, place un prisme ( fig . 226), mais un prisme de sel gemme G, ce qu’Herschell ü’avaif pas fait, parce qu’il ne savait' pas, comme Melloip’, que le sel gemmp se laisse traverser à peu t K. pies également

• «par toute es-

une pile P très-étroite. JLIue> règle additionnelle porte la pile, et cette règle est mobile aùtourd’un axe vertical, qui passe parle ceutre du plateau. La pile placée dans diverses positions analogues à celle quelle occupe en P, reçoit une portion de la clipleur, qui diverge à la sortie du prisme. On reconnaît. par la' déviation de l’aiguille du galvanomètre, l’intensité du flux calorifique des diverses Régions du faisceau transmis.

Si la source de chaleur est eu même temps lumineuse comme une lampe de Locatelli, ou encore mieux un rayon solaire, on voit qu’une surface blanche, placée à quelque distance du prisme, est éclairée des couleurs du spectre solaire, qui a été obtenu par Newton, au moyen de ce même procédé. Elles sont dans l’ordre suivant : violet, indigo, bleu, vert, jaune, orangé, rouge. I.a pile arrêtée successivement (fans chacune d’elles, indique une température peu élevée dans le violet, et de plus en plus forte & jnesure que l’on approche dq rouge. Au delà du rouge, là oh aucuueJumière n’ap-

Fig. 225.

Fig. 226

pèce de cha- Içnr. Ce prisme ést posé sur un plateau ( fig.

225) et la chaleur. après l’avoir traversé , est reçue sur

I» ES DI V Eli S ES ESPÈCES DE CHAI. Kl II.

parait. l'élévation de température est encore plus considérable* Puis cette élévation .décroît et h une distance du rouge assez grande elle est nulle.

La chaleur qui se inauifesie dans les parties lumineuses est appelée chaleur lumineuse, et In chaleur qui se manifeste dans les parties obsenres est dite chaleur obscure. L’expérience, qui vient d'êtrefaite. montre que la chaleur solaire contient des rayons obscurs aussi bien que des rayons lumineux. Elle montre aussi qu’il existe un grand nombre d’espèces de chaleur lumineuse el un grand nombre d’espèces de chaleur obscure. Enfin un même corps émet des espèces de chaleur d’autant plus nombreuses que sa température est- pins élevée : on le reconnaît par une expérience identique à la précédente.

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