TraiMmlmion dru dhfnra oiptfM de chaleur. — La chaleur
qui sort du prisme de sel gemme dans des directions différentes, possède des propriétés fontes différentes. La ehaleurobscure traverse presque complètement une lame de sel gemme enfumée, tandis quelle est totalement arrêtée par une lame d’alun. Inversement la chaleur lumineuse traverse abondamment urre lame d’alun, tandis qu'elle est arrêtée par la plaque de sel gemme ertfuiné.
532. Conséquence. — La ebftleur solaire passe en grande abondance à travers une lame de sel gemme enfum '• et elle traverse en grande abondance aussi une lanle de verre; mais un résultat curieux, c'est qu'elle ne traverse pas un assemblage formé par ces deux lames. Ce résultat s’explique par ce qui précède. Le verre et le sel séparés laissont passer chacun une espèce de chaleur. Le premier laisse traverser la chalenr lumineuse', l’autre la chaltüir-nbscure ; tous les deux réunis ne peuvent donc livrer passage ni à la chaleur lumineuse, ni à la chaleur obscure.
5â3. Antre réunltnt. Une hune de verre de I millimètre d’épaisseur laisse passer la mollié de la chaleur, qui vient du platine incandescent. Si derrière cette prehnèfe lame du en place une antre tonte pareille, la chaleur qui se présentera devant cette seconde lame sera transmise en plus grande quantité. Pourquoi le verre intercepte-t-il dans ees deux cas la chaleur si inégalement? C’est que la chaleur, qui sVst présentée d’abord devant la première lame était composée de deux parties: une, qui est apte à traverser le verre et qui l’a traversée, et l’autre qui a été arrêtée; tandis que la seconde lame n’a reçu -que de la chaleur riche en rayons que le verre peut transmettre en abondance.
534. Analogie* «le In ehnleur et «le la lumière. — Ces expériences, il faut bien le comprendre, sont tout à fait les analogues d’autres expériences qu’il est facile de répéter avec la lumière et que nous, n’hésitons pas à citer ici. bien que l’optique n’ait pas été traitée dans les chapitres qui précèdent. Nous pouvons les citer, parce que tout le monde lésa faites <■1 chacun en ;i le souvenir (Jiie l’on se ontn re 1rs yeux d’une lame de verre
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fortement colorée en rouge, pur exemple,. et que l'on regarde le spectacle offert par les objets extérieurs, on reconnaît de suite que les diverses espèces de rayons de lumière ne traversent pas également lu lame. Les objets rouges se voient avec un éclat presque aussi vif que si lulainede verre n était pas interposée; les autres objets s’obscurcissent ; quelques-uns même, tels que les feuilles des arbres, paraissent noirs ou presque noirs. Si I on place (.„ntrc p œil une lame colorée en vert foncé, les phénomènes seront autres : le rouge s’obscurcit, le vert parait éclatant de lumière. Enfin que 1 on suppose ces deux lames et qu’on place le système qu’elles forment sur le trajet du rayon lumineux.; si elles sont convenablement choisies, aucun objet extérieur ne. sera plus visible. Ainsi leur ensemble ne laisse pas passer de lumière, taudis que chacune d’elles séparément eu eiit laissé traverser une quantité considérable. Un objet blanc par exemple, invisible a travers les deux lames réunies, eût- été très-facile à apercevoir soit à travers l’une, soit â travers l'autre.
5435 Ces analogies, que de Laroche avait' aperçue» et que Mellom a fait ressortir par uu grand nombre d’expériences, ont rappelé l'attention des physiciens sur ce sujet, et les ont poussés à rechercher, si tous les phénomènes relatifs à la lumière avaient leurs analogues dans la chaleur rayonnante ; on peut affirmer aujourd’hui que la correspondance des deux ordres de faits s’est soutenue sans micune exception.
DIFFUSJON.
530. Oiffo.ton. — C’est en suivant celto direction d’idées, que Mellom lut conduit à reconnaître la propriété que possède la chaleur de gedifluser. On sait, en effet, que la lumière, qui frappe un objet, le rçnd visible, (uielle que soit la position de l'observateur. Un rayon lumineux n est donc pas réfléchi suivant les lois seules de la réflexion (500), mais une partie de la lumière est renvoyée dans tous les seus, ou, comme on le dit, est diflusée. Melloni a montré qu’il en était de meme pour la
chaleur. Yoici une expéneûce qui le prouve : un rayon de lumière solaire SI passe à travers une ouverture pratiquée à. l’écran E'de l'appareil Melloui (fig. 22"> ; il vient frap- }>er une plaque LL’ recouverte de céngœ , en tombant suivant la normale SI. On dispose la pile en P dans une position Fl®‘ ***' telle qu’elle regarde le point
d’incidence 1, mais qu’elle fasse avec SI un aügle quelconque. Ces disposi-
POUVOIRS RÉFLÉCHISSANTS.
tions réalisées, on voit l'aiguille du galvanomètre se mettre en mouvement et indiquer ainsi l’arrivée d’un flux de chaleur.
Mais ou pourrait objecter que la eéruse s’est échauffée et que la chaleur, qui a suivi la route IP. est de la chaleur émise par la plaque et non de la chaleur renvoyée aussitôt que reçue. Voici les réponses qu’on peut faire à cette objection, et elles sont toutes trois très-concluantes : 1° l’aiguille marche dès que l’écran est découvert, avant donc que la plaque u'nileu le temps de s’échauffer. 2° Si l’on retourne la pile de façon qu'elle regarde l’autre côté de la plaque, qui est enduit de noir de fumée, l’aiguille reste immobile au zéro; cependant le pouvoir émissif du noir de fumée ne le cède pas à celui de la eéruse. 3“ On inter|K>se, entre la pile et la plaque recouverte de eéruse, une lame qui soit capable d’intercepter la chaleur obscure, et l’on voit que l’aiguille du galvanomètre continue à dévier.
POt VOIHS BÉKLÉCHISSASTS.
337. La quantité de lumière réfléchie varie avec le poli de la surface réfléchissante; elle varie selon l’espèce de lumière qui se présente ; enfin elle change a\ec l’inclinaison des rayons incidents. Il faut rechercher, s’il en est ainsi pour la chaleur : c’est ce qui a été fait par MM. de La Provostaye et P. Desains.
338. Disposition de l’expérienee- — L’étude du pouvoir réfléchissant
Fig. 21».
se fait, en ajoutant un petit miroir à l’appareil précédemment décrit. Sur un plateau circulaire G (fig. 228 et 22!1), divisé en degrés et placé horizontalement, un miroir plan vertical MM’ peut tourner autour d’un axe vertical 00’. Une alidade mobile ON tourne avec lui et sert à indiquer la normale à ce * 14
CHALEUR
30ti
ù ce miroir. Le pied du plateau llxé sur la règle divisée soutient une seconde règle O'R mobile autour de la même verticale ÜO' que le miroir. C’est sur cette règle que l’on met le pied de la pile P. La source de chaleur étant en S, l’écran E abattu. In chaleur émise frappe le miroir, et la chaleur réfléchie tombe sur la pile, qui doit être dirigée comme les lois de la réflexion l’exigent : un index porté par la tige T sert à placer la règle ft'R dans la direction convenable.
Quoique ce 'détail soit secondaire, notons-le toutefois : avec un miroir
de métal bien poli, le galvanomètre ne marche que si la pile est dirigée ainsi qu’il vient d’être dit : ce qui démontre directement les lois de la réflexion.