‹ Cours élémentaire de physique précédé de notions de mécanique et suivi de problèmesChapitre 138 sur 315 · inc · texte numérisé non relu

inc

Etain 115

Fer It9

Plomb 85

Platine 84

Bismuth 18

liGii. Pouvoir» conducteur» de» aiitwtnnrr» solide» usuelle» autres

que les métaux. — La connaissance des pouvoirs conducteurs des corps a nue grande importance dans beaucoup de questions, qui se rattachent aux applications industrielles de la chaleur. Aussi, s’est-on préoccupé de leur détermination pour la plupart des substances usuelles. Nous ne pouvons indiquer ici que les résultats principaux déduits de l'expérience.

Après les métaux, dont la conductibilité est la plus parfaite, viennent, le marbre, la porcelaine, etc. Le charbon, quand il a subi une calcination longtemps prolongée, peut acquérir une conductibilité comparable ù celle du fer: celui que l’on retire des cornues à gaz et qui est actuellement employé dans la construction des piles, est précisément dans ce cas. Les corps d’origine organique et en général toutes les substances non homogènes offrent une conductibilité assez faible; parmi les différents bois, les meilleurs conducteurs sont les bois durs : noyer, chêne, charme, etc.; les plus mauvais conducteurs sont les bois blancs : sapin, peuplier, etc. Eu outre, la conductibilité dans le sens des fibres est toujours supérieure à celle qui se manifeste dans un sens perpendiculaire. Enfin, les corps appartenant à une substance conductrice quelconque présentent toujours un pouvoir conducteur beaucoup plus petit, lorsqu'on les emploie sous la forme de poudre. Un excellent moyen pour empêcher la chaleur de pénétrer dans une enceinte consiste à entourer celle-ci d’une double cloison eu planches de sapin ou de peuplier et de remplir l’intervalle, qui sépare les deux parois, avec des substances pulvérulentes : la paille hachée, la sciure de bois, le charbon en poudre.

ÔÜ6. Propagation de la chaleur dans les cristaux. — Quoique la densité soit la même aux différents points d'un même cristal, cependant comme la dilatabilité par l'action de la chaleur (280) et l’élasticité sont en général variables autour d’un point suivant la direction qu’on choisit, il était probable que 1a propagation de la chaleur s’effectuerait aussi d’une manière différente. M. de Scnarmont a mis ce résultat en évidence par un procédé très-ingénieux : nous ne citerons ici qu’une seule de ses expériences. Au milieu d’une lame mince de spath d’Islande L (fitj. 236), ou pra-

CONDI'CTI HII.ITK HKS l.lyl IliKS.

lu|ue nu trou d'un quurt de millimètre de diamètre. A travers oa trou. passe un lil de platinu P, qu’on fait rougir, en le niellant on communication avec les deux pôles d’une pile : le fil représente la source de chaleur qui échauffera les bords de l’orifice. Or, si la laine de spath, rendue d’a- .

bord horizontale, est recouverte d’une mince couche de cire, le corpsgras fond tout autour du fil et le bourrelet de cire indique la limite de la fusion.

Dans le cas, où la lame est taillée perpendicu- Kip. 23g.

lairement à l’axe, ce

bourrelet décrit une circonférence de cercle ayant pour centre le petit orifice : ici, tout est symétrique autour de l’axe de cristal, et la chaleur se propage également dans toutes les directions. Si la même expérience est répétée avec une lame de spath, taillée obliquement par rapport à l'axe, la ligne limite tracée, cette fois, par la cire fondue devient une ellipse. L'inégalité des pouvoirs conducteurs dans les différentes directions est ainsi rendue manifeste.

Page 1