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ÉLELTROSCOl'K.
ÉLECTROSCUPE A LAMES ll’oH.
698. Un pendule électrique peut servir à reconnaître si un cnr|w est électrisé et à déterminer de quelle électricité -ce corps est chargé : nous en avons déjà donné beaucoup d’exemples. Mais, bien «pie la balle de sureau soit un corps léger, on a trouvé des corps plus légers encore qui se mettent en mouvement, sous l'influence d'une charge d’électricité incapable d’exercer une action appréciable sur le pendule ordinaire.
699. Description de l’électroacope à lumen d’or. — Cet électroscope se composede deux lamesd'or L, L (fig. 286). longues, étroites, et d’une minceur excessive, qui les rend très-légères.
Elles sont suspendues à l’extrémité inférieure d’une même lige et tombent en contact l’une avec l'autre. La tige qui les soutient se termine, à sa partie supérieure, par une boule B que l’on appelle le bouton de l’électroscope. Une cloche vernie à la gomme laque et posée sur un plateau métallique sert de pied isolant pour porter ce système, en même temps qu’elle protège les lames d'or contre les agitations de l’air. Sans cette protection, les lames seraient sans cesse en mouvement même dons un air d'apparence tranquille, tellement elles sont légères. Enfin, pour que les feuilles d’or conservent plus longtemps l'électricité dont on les charge, on place sous la cloche un corps capable de dessécher l’air : de la chaux vive ou du chlorure de calcium.
700. Reconnaître al an corps rat électrisé. — \ eut-on savoir si un corps est électrisé, on l'approche du bouton de l’électroscope. Si le corps est électrisé, il agit par influence sur le système conducteur formé par le bouton, la lige et les lames. Il attire vers le bouton l’électricité de nom contraire à la sienne, repousse dans les lames l'électricité de même nom : les lames chargées toutes deux de la même électricité se repoussent et divergent. Si le corps n’est pas chargé, aucune influence n'a lieu, aucune divergence ne se produit.
701 . Reconnaître de quelle électricité nn corpa rat charité. — Deux moyens différents permettent de reconnaître la nature de l'électricité dont un corps est chargé.
Voici le premier : On charge d'abord l’éleclroseope d’une électricité ctinnue. Ou approche par exemple, le bâton de résine frotté (fi y. 287). les lames divergent : ou touche le bouton avec le doigt, I«îs lames se rap-
Kig. 2*»;.
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KLECTHICITÊ.
Fliç. 287. • Fig. 288.
liimes divergent. De l’électroscope ainsi préparé on approche le corps que l’on veut éprouver, et l’on regarde les lames. Si leur divergence diminue, c'est que l’électricité du corps attire celle des lames : donc le corps approché est chargé d’électricité négative. Les lames au contraire divergent-elles davantage : le corps est chargé d’électricité positive.
702. La seconde méthode consiste a charger leleclroscope avec le corps électrisé lui-raème. On opère avec le corps comme nous venons de le faire avec la résine (701) : bien que nous ne sachions pas la nature de l’électricité employée, nous pouvons afiirmer cependant que l’électroscope se chargera d’une électricité contraire à celle du corps. On reconnaît ensuite la nature de l’électricité développée sur l’électroscope, soit au moyen d’un bâton de verre, soit au moyen du bâton de résine. Les raisonnements déjà faits montrent que si,. par l’approche de 1a résine frottée, les lames divergent
I davantage, l’électroscope est chargé d’électricité négative, par conséquent
le corps se trouvait électrisé positivement. Au contraire, si les lames se rapprochent, cela indiquera que le corps était chargé d’électricité négative.
703. Erreurs à craindre. — Chacune de ces méthodes porte avec elle une cause d’erreur, à laquelle il faut prendre garde. Dans la première méthode, par cela seul que l’on voit les lames se rapprocher, il ne faut pas
profilent, car l'instrument n’est plus chargé que sur le boulon, et il l’est d’électricité de nom contraire à celle de la résine, c’est-à-dire de fluide positif. On relire le doigt, puis toute communication de l’électroseope avec le sol étant ainsi supprimée, la résine est enlevée à son tour. Le fluide positif développé par influence se répand dans tout l’appareil (/iy. 288) et les
KLKOTROSCOPE.
on concluro tjno le corps mis en présence soit nécessairement chargé d’éleclricilé de nom contraire à celle que contient déjà l’électroscope. En effet, approchons la main non électrisée : l’électroscope chargé d’avance d’électricité positive par exemple, agira par influence, décomposera le fluide neutre de la main ; le fluide négatif de cette dernière réagira à son tour sur l'instrument et produira un rapprochement des lames. Ainsi un corps non charge d’électricité exerce une influence qui |>eul conduire à une fausse conclusion. Mais si, d’avance, on est sûr que Le corps est chargé, si de plus on approche lentement la main et qu’on observe le premier effet, il n’y a rien à craindre de semblable.
704. line erreur d’un autre genre doit être signalée, d’autant plus qu’elle peut être commise avec l’une ou l’autre méthode. Il arrive quelquefois que l’écartement dits lames déjà chargées augmente, bien que l’on approche de l’appareil un corps contenant de l'électricité de nom contraire à celle qui s’v trouve déjà, c’est-à-dire une électricité qui devrait diminuer la divergence. Pour le faire comprendre, employons un bâton de résine fortement électrisé. et mettons-le en présence d’un éleetroseope dont les lames sont faiblement chargées d’électricité positive. Le premier effet de l'influence du bâton de résine sera d'attirer l'électricité des lames dans le bouton, et les lames retomberont l’une contre l'autre. Ensuite, si le bâton de résine est approché davantage, il produira une décomposition du fluide neutre, et les lames prendront une charge nouvelle, mais de fluide négatif : une divergence aura donc lieu et même pourra être plus considérable que la divergence primitive. Si donc on n’a pas fait une attention suffisante aux différentes phases de l’expérience, on croira, mais à tort, que l’électroscope était chargé d’électricité négative. On évite sûrement toute interprétation inexacte par un rapprochement lent du corps électrisé.
705. Tiges d« décharge. — Les lames trop fortement électrisées se rel<ou8seruient avec une telle énergie, qu’elles viendraient frapper les parois de la cloche de verre ut pourraient s’y coller : ce qui mettrait pendant un certain temps l’élcctroscope hors d’usage. On évite cet accident, en fixant, à la partie inférieure de l’électroscope, deux petites tiges de métal qui communiquent avec le sol et en les disposant de telle manière qu’au moment oh l’écart des lames d'or devient trop grand, ceiles-ci soient nécessairement en contact avec les extrémités des tiges. Par ce moyen les lames se déchargent et l'électroscope est garanti.
On préfère le plus souvent que les lames affleurent les tiges, sans les toucher. La sûreté de l'instrument est moins grande, mais cependant il est rare que, dans ce cas, les lames s’écartent au delà de la limite voulue : elles sont retenues par l’électricité quelles développent par influence dans les tiges, et celle disposition a l’avantage de laisser l’appareil chargé.
EI.ECTHICITÉ.