MACHINES ÉLECTRIQUES
Le frottement des gouttelettes d'eau est bien lu véritable cause de l’éleetricilé développée : car si l’on emploie une disposition <pii maintient les conduits à une liuute température, si tout est préparé pour que la vapeur sorte à l'état sec, sans gouttelettes interposées , ou ne trouve alors aucun développement d’électricité. D’ailleurs, le développement d’électricité est considérablement influencé par les changements apportés soit au liquide, suit au conduit.
L'eau distillée donne les meilleurs effets : l’eau ordinaire ne vaut rien, l'eau chargt-e de substances salines n’est pas meilleure; une petite quantité d’essence de térébenthine introduite dans l’eau intervertit les deux électricités. le fluide négatif vient alors sur le peigne. Le bec d'échappement de la vapeur est-il en ivoire, la charge de la machine est nulle : le buis est préférable à toute antre substance.
69(5. Éln-trophore. — L’éleclrophore inventé par Voila est un instrument. au moyen duquel on obtient l’électricité nécessaire à la plupart des expériences. Il est avantageux par la simplicité y - r de sa construction , par — — — —
son bas prix et par le peu de place qu’il occupe. Il se compose d’un gâteau de résine G (fi;/. 28i).
coulé dans une forme cylindrique qui sert à le protéger. Sur la surface
Fig. 283.
Fig. 28t.
supérieure du gâteau, qui est à découvert, on |iosc un plateau métallique I’
:i!U, KLECTHICITti.
ou. en qui revient au même, un plateau de la>is recouvert d'une feuille (l 'étain. Un manche de verre M s’élève du centre et sert à le soulever sans établir la communication avec le sol.
Pour charger l’instrument, on enlève le plateau métallique et l’on frotte la résine avec une peau de chat. Le meilleur mode de frottement consiste à battre celle résine de telle sorte que le coup frappé ue vienne pas d’aplomb, mais glisse en frappant. I>c gâteau de résine frotté se charge d’électricité négative. Dès qu’il est chargé on pose sur lui le plateau métallique; les pliéuomèucs d'influence ont lieu aussitôt : le fluide neutre du pluleau est décomposé en partie, le fluide positif attiré vient à la partie inférieure, le fluide négatif repoussé s'en va sur la face supérieure. Si l'on soulevait alors le plateau par le manche isolant, les électricités séparées se reeombineraient, et. à peu de distance de la résine, le plateau serait revenu à l’état naturel. Aussi opère-t-on autrement. Avant de soulever le plateau, on le met en communication avec le sol ; d’après ce que nous savons, le fluide négatif repoussé doit disparaître et le fluide positif attiré augmenter en quantité. On rompt la communication, le plateau reste alors chargé d'électricité de nom contraire à celle de la résine, c’est-à-dire d’électricité positive. On le soulève et on emporte avec lui le fluide positif libre. Ue doigt approché tire une étincelle brillante quand l’éjeclrophore est bien chargé.
697. La résine se brise assez aisément : un éleclrophore ne tarde pas à être fendu de tous côtés. Quand l’air est humide, il est nécessaire de sécher l’instrument. Dans cc but, on l'approche du feu ; et c’est à ce moment que la résine se fendille à cause de sa mauvaise couduClibilité. Depuis quelque teui|>8, en Allenmguc, on a utilisé un corps mauvais conducteur, peu hygrométrique, assez élastique : c’est le caoutchouc durci.
L’électrophore se compose d’une plaque de ce caoutchouc (fiy. 365) épaisse comme un cuir un peu fort.
Sur cette plaque se pose* le pialeau métallique que l’ou peut enlever par Inès cordons de soie, (’.et électrophore est beaucoup moins encombrant que le précédent, il fonctionne .. même pur les temps les plus humides sans que l'on ail besoin de le sécher, et si on le place devant un foyer il ne court aucun risque de se briser.