‹ Cours élémentaire de physique précédé de notions de mécanique et suivi de problèmesChapitre 175 sur 315 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

79H. EipMnm de Galvanl. — Les mouvements involontaires, qu’un animal exécute lorsque l'électricité traverse ses organes, avaient vivement frappé les savants qui en furent témoins les premiers. Au dix-huitième siècle, les esprits aventureux regardaient ces phénomènes, comme une révélation inattendue de la cause des mouvements volontaires. Ils se plaisaient à croire que c’était, par une émission de fluides électriqiiès, que l’homme et les animaux provoquent la contraction de leurs muscles. Les nerfs ne seraient que des conducteurs destinés à transmettre le fluide parti des centres nerveux.

Galvani, médecin de Bologne, professeur de l'université, poursuivit cette idée : mais au lieu de n'écouter que les rêves faciles de son imagination, il eut recours à l'expérience. Depuis six ans déjà, il étudiait l’action de l’éjcclricité sur les animaux, en variant nvec une infatigable persévérance toutes les circonstances oti cette action se produit, lorsqu’il fut conduit à observer un phénomène qui devint l’occasion d’une des plus belles découvertes de ta physique; je veux dire la découverte delà pile de Vol ta.

Galvani se servait, pour ses études, d’animaux tués récemment. Il avait reconnu que, sous l’influence d’une décharge électrique, iis s'agitent tout aussi bien que les animaux vivants ; et comme dans ces conditions les mouvements volontaires, qui troubjeraient l'expérimentateur, n’existent plus, il devenait facile de reconnaître les effets dus à l’électricité seule.

Galvani séparait le train de derrière île la grenouille Ifiy. 334), le dépouil-

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