‹ Cours élémentaire de physique précédé de notions de mécanique et suivi de problèmesChapitre 179 sur 315 · I. — EFFF.TS PHÏSIQCES · texte numérisé non relu

I. — EFFF.TS PHÏSIQCES

827. Kdnrrilr. — II b déjà été parlé de l’étincelle qui jaillit lorsque les deux fils conducteurs attachés aux pôles sont mis en rapport l’un avec l'autre. Mais ce phénomène n’a été signalé qu'en passant, comme un de ceux que la pile devait nécessairement faire apparaître, puisque chacun des fils se trouve chargé d’une électricité contraire. Toutefois, il mérite de fixer notre attention, car, ce que l’on ne pouvait guère prévoir, les deux fils, approches lentement l'un de l’autre, arrivent jusqu’au contact sans que rien se manifeste. L 'étincelle ne se montre qu’au moment où les fils sont écartés. Du moins, les phénomènes se passent de cette manière avec une pile formée de 10, 20 ou 60 éléments, semblables à ceutt dont on se sert habituellement.

828. M. Gassiot a observé ces résultats, en attachant Jes deux fils à deux boules A, B ( fig . 349), portées chacune par un pied isolant. Une vis micrométrique permeltailde les placer à une distance connue, et Je savant observateur a constaté qu a une distance même de | millième de millimètre, il

n'y avait pas d’étincelle qui apparût.

Ce résultat est la conséquence de la faible tension des éjectricités qui

4ilx Kl. Kti'l ItllMTK.

chargent les deux |«ôles. A nu instant donné, si l’ou détermine la quantité d'électricité située sur l'imité de surface de chaque fil, on trouve qu’elle est

très-minime comparée à celle qui charge une même étendue prise sur le cylindre d’une machine électrique faiblement électrisée. De là, une répulsion très-petitedu fluide électrique sur lui-même, c’est-à-dire une faible tension aux pôles de l’appareil voltaïque. De là encore entre les deux électricités, quand elles sont mises en préseuce, une attraction insuffisante potir briser la plus mince couché d’air qui s’oppose à leur réunion. Mais aussitôt que les fils sont réunis, le mouvement d’électricité a lieu, et à l’instant oh les fils sont séparés, ce mouvement se continue encore pendant un temps très-court : c’est alors qu’on voit l 'étincelle se produire.

Persuadé que la faiblesse de la tension sur les pôles était la cause qui empêchait l’étincelle de jaillir, et sachant que cette tension augmente avec le nombre des éléments, M. (iassiot résolut de construire une pile formée d’éléments assez nombreux pour que l'étincelle apparût dès que les pôles seraient approchés : il réussit complètement. Avec des vases de verre, vernis extérieurement à la gomme laque et contenant de l’eau ordinaire, des lames de zinc et de cuivre, 3 520 éléments lurent formés; les vases posaient d’ailleurs sur des plaques de verre sèches et vernies afiu

que l’isolement fût complet. On obtint des étincelles de millimètre de

longueur, et pendant cinq semaines sans interruption, nuit ét jour, les étincelles continuèrent à jaillir.

829. Ici, il est impossible de ne pas se poser la question suivante : La moindre machine électrique n’esl-elle pas une source d’électricité plus puissante que la pile la plus énergique ? Hâtons-nous de répondre négativement. et invoquons, comme une première preuve, ta continuité des phénomènes. Une pile donne, si ou le désire, des centaines d’étincelles à la minute, car l’appareil régénère les électricités presque aussitôt qu'elles sont neutralisées; elle est doue en cela incomparablement supérieure à la machine électrique. Mais cette première preuve est loin de nous suffire : noüs reviendrons sur la question dans le paragraphe 831 .

830. Chaleur produite par le courant. — Utl fil métallique d'un petit diamètre, qui est attaché aux deux extrémités A et B (fi g. 330) des fils conjonctifs et qui complète la série des conducteurs nécessaires au passage du courant, s’échauffe, rougit, arrive à la température blanche, entre en fusion, se volatilise, selon les circonstances de l’expérience.

l'ifl. 3VJ.

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