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Fig. 355 bis.
L’hydrogène U, de l'eau acidulée s’unit avec les éléments non métalliques A, du sulfate de cuivre.
843. nêrompoaltion des sels alcalins et terreux. — Lu décomposition des sels alcalins ou terreux ne parait pas donner les mêmes résultats que celle des sels métalliques. Ainsi, quand on décompose le sulfate de potasse pur la pile, on trouve au pôle négatif de la potasse (oxyde de potassium), taudis que la déconqiosilion du sulfate de cuivre amène non pas l’oxyde de cuivre, mais bien lecuivre lui-même.
On emploie pour opérer cette décomposition un tube en l (fi y. 356) dans
EFFETS DE I.A PILE
lequel se trouve une dissolution. concentrée de sulfate de potasse colorée d’avance avec du sirop de violette. Dan» chacune des branches du tube, on fuit "jV plonger une lame de platine, et l’on met l’une des lames en communication avec le pôle positif P, l’autre avec le pôle négatif AF
N d’une pile. La dissolution placée au pôle positif perd sa couleur violette, elle rougit ; ce qui prouve que l’acide du sel n été rendu libre à ce pôle. La dissolution pla- , 7”
cée au pôle négatif devient verte : ce qui témoigne de la présence de f alcali au pôle Fig. 356.
négatif.
8-Li. Interprétation du réaultat obaerré. - — L’interprétation la plus
directe du phénomène serait que le sulfate de potasse s’est décomposé en acide sulfurique et en f»otasse, et il semble que l’on devrait résumer l'action du courant sur les différents sels en deux lois distinctes : l'une convenant aux sels alcalins et terreux, l’autre aux sels métalliques proprement dits. Mais il n’en est rien : en réalité, l’oxyde de potassium, qui dans notre expérience est apparu au pôle négatif, n’est produit que par une action secondaire. Le potassium a été amené par le courant à l'état métallique comme le cuivre quand on décompose le sulfate de cuivre, rtiaig aussitôt il a décomposé l’eau de la dissolution, il s’est combiné avec l’oxygène; l’hydrogène s’est dégagé. Une seule et même Joi régit la décomposition de tous les sels.
Parmi les expériences qui prouvent que le potassium vient au pôle négatif à l’état métallique, il en est une de M. Pouilletqui consiste à placer à ce pôle une substance qui ait la propriété de s’unir au potassium et de le préserver immédiatement du contact de l’eau. A cet effet le savant physicien emploie le mercure comme pôle négatif.
Son appareil se compose ( fig . 357) d’un verre percé, à son fond, d'une ouverture qui laisse passer, comme dans le voltamètre, un fil de platine. Ce til est recouvert complètement d’une couche de mercure versée au fond du verre. Au-dessus du mercure, est une dissolution concentrée de sulfate de potasse. Un met le fil de platine en communication avec le pôle négatif N d’une pile; on place dans la dissolution saline une lame de platine qui communique avec le pôle positif. La décomposition du sel a lieu, et l’on trouve après l’expérience que le mercure est chargé de potassium. Ainsi nous pouvons
Fig. 357
47ti ÉLECTHICITÊ.
dire* maintenant que tous les sels se décomposent, suivant le inèiue mode, par l’influence du courant voltaïque; le métal se rend au pôle négatif' tandis que tous les autres éléments yonl au pôle positif. Toutefois, si le courant est un peu faible, l’expérience réussit mal. Au g 849. nous en citerons une nouvelle qui ne laissera aucun doute.
845. Cor)» d écran poiabln par le eonrant. — Le Courant décompose les acides, les oxydes et les sels, en comprenant les sulfures, les chlorures etc., dans la classe des sels. Pour qu’il puisse! opérer les décompositions, il faut que les matières décomposables ou électrolytes soient ou fondues ou dissoutes. Il n*v a pas d'exception à cette règle. Ainsi l’oxyde de plomb, le sulfure d'argent solides ne sont pas décomposés par le courant, qued'aillcurs ils ne conduisent pas ; mais dès qu'ils sont fondus, ils deviennent conducteurs et décomposables.
848. Action de» différente» parties it'iin courant. — Les différentes parties d'un courant ont une égale puissance pour produire une dé- '
composition chimique. Faraday l’a prouvé, en faisant passer, en même temps, le courant d'une pile à travers l’eau de deux voltamètres disposés l'un à la suite de l’autre. Ainsi que le montre Ja ligure 358, le courant passe de P en N en traversant d’abord le voltamètre V', puis le voltamètre V, et l’on voit alors que, dans l’un comme dans l’autre, la même quantité de gaz se dégage. Cela est vrai quelle que soit la distance, quelle que soit la largeur des lames de platine de V et de V'. Les deux lames du voltamètre peuvent être très-rapprochées l’une de l’autre, tandis que les lames de V' sont très-éloignées, la loi se maintient toujours.
Si l’on met de même deux appareils à sulfate de cuivre l’un à la suite de l’autre, dans chaque appareil le même poids de cuivre se dépose au pôle négatif.
847. !><ia{ valent» électro-chimique». — Faraday eut l’idée de rechercher ce qui arriverait, si, au lieu d’une série de voltamètres, il plaçait, les uns à la suite des autres, plusieurs appareils contenant, l’un de l’eau acidulée, les autres des sels fondus et auhydres.
La figure 359 représente celte expérience : V est un voltamètre ; T, un tube chauffé par une lampe qui maintient eu fusion du chlorure d’étain. Le eourant de la pile pénètre dans le chlorure par un lil de platine, sort par un nouveau fil de platine, plongé, lui aussi, dans la matière en fusion, et enfin se rend au voltamètre qu’il traverse. Après que le courant a circulé, le |K)ids d’hydrogène dégagé dans le voltamètre et celui d’étain déposé sur