‹ Cours élémentaire de physique précédé de notions de mécanique et suivi de problèmesChapitre 183 sur 315 · EFFETS II K LA PI I. K. VH · texte numérisé non relu

EFFETS II K LA PI I. K. VH

le lit négatif «lu tube sont «buis le rapport de leurs équivalents chimiques. Pour un équivalent d'hydrogéné, un équivalent d'étain est rnis en liberté.

Faraday a eonelu, à la suite de plusieurs autres expériermes du même genre, que la loi était générale, et il a nommé équivalents électro chimiques des corps . les poids ainsi obtenus; l’expression est heureuse, car elle donne l’énoncé même de la loi.

848. CJf aSraliaallon de la loi de Faraday. — Les vérifications de la loi de Faraday ont été nombreuses. M. Matteueci, 'M. Buffet M. Soret, chacun de son côté, chacun avec des sels différents, soumis à la décomposition dans des circonstances variées, ont confirmé par des expériences bien conduites celte belle loi des équivalents électro-chimiques qui a montré, une fois de plus, les rapports intimes qui existent entre les phénomènes chimiques et les phénomènes électriques. Mais une question, pleine d’intérêt et dont la solution était difficile à prévoir, s'est posée de suite : celle do savoir comment la loi s’appliquerait à deux sels formés tous les deux par le même métal, mais à des degrés d’oxydation différents. Ainsi , deux appareils à décomposition placés à la suite l’un de l’autre sont traversés par le même courant : l’un renferme du proloehlorure.de cuivre (Cn*Cl), l'antre du bichlorurc (CuCI). Uuel est le poids de cuivre qui se déposera sous l’influence du même cornant sur l’électrode négative de chaque appareil? L’expérience a prouvé que ces poids étaient inégaux, mais la loi que l’on cherchait a été rendue manifeste lorsque M. Buff, en décomposant, par un même courant, les deux chlorures de cuivre Gu*Cl et CuCI fondas et anhydres, comme dans l’expérience de Faraday, a trouvé que le chlore se dégageait, en égale quantité, aux deux électrodes positives.

D’après cela, si l’on convient de représenter toujours l’équivalent d’un sel par une formule qui contienne un équivalent de l’acide ou du métalloïde jouant le rôle de l’acide, l’énoncé qui convient le mieux à la loi de Faraday est celui-ci : Un même courant, qui traverse plusieurs sels, décompose des poids équivalents de ces sels.

849. Application de la loi de Faraday. — ClHte loi a été appliquée très-heureusement [>ar Daniell pour résoudre une question qiri nous a etn-

électricité.

barrasses déjà (844' : «■elle de la décomposition des sels alcalins et terreux. Aidé de la loi nouvelle que nous venons de formuler, Danicll a démontré, sans qu'il soit possible d’eu douter, que ta décomposition de tous les sels s’opère suivant le même modo : «'est toujours le métal et jamais l'oxyde qui vient se déposer sur l'électrode négative. A cet effet, il conduit le même

courant faible ou fort à travers un voltamètre à eau acidulée et à travers un tube en L' contenant une dissolution de sulfate de soude. Il recueille les volumes de gaz, qui se dégagent de chaque appareil par le passage du courant , et trouve que ces volumes ramenés aux mêmes conditions de température et do pression sont identiquement les memes. Ainsi, quand un équivalent d’hydrogène s’est rendu dans l’éprouvette du voltamètre, un équivalent d’hydrogène est venu aussi se dégager dans l'éprouvette qui reçoit le gaz provenant de la branche négative du tube en U. Mais, en même temps, dans ce tube en r U, un autre phénomène chimique s’est accompli : tin équivalent de soude libre se trouve dans la. branche négative, et un équivalent d’acide sulfurique libre dans la branche positive. En résumé, on voit donc qoe dans Je tube à sulfate de soude, l“des gaz se dégagent comme si un équivalent d’eau avait été décomposé ; 2* de la soude et de l’acide sulfurique libre apparaissent comme si un équivalent de sulfate de soude s’était décomposé : dans le voltamètre, au contraire, la décomposition d’un équivalent d’eau a seule eu lieu. Mais la loi des équivalents électro-chimiques enseigne qu’un courant, produisant unedécom|>osition en un point, ne peut pasen produire une double en un autre point de son trajet. Les deux effets observés dans le tube en L’ ne peuvent donc pas être des effets directs du courant; et l'expérience ne comporte pas d’autre iuter-prétation que celle que nous avons donnée plus haut : Le sel s’est décomposé en sodium (Na) d’une part, et eu acide sulfurique et oxygène (SO* -f- 0) de l’autre; l’hydrogène qui se dégage et la soude qui apparaît sont les produits de la réaction ultérieure du sodium libre sur l’eau au sein de laquelle ce métal est arrivé.

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