‹ Cours élémentaire de physique précédé de notions de mécanique et suivi de problèmesChapitre 204 sur 315 · GALVANISME · texte numérisé non relu

GALVANISME

Mais lu considération des points cardinaux, ({unique assez simple, peut être évitée et remplacée pnrune antre pins simple encore : celle delà gauche

et de la droite de l'observateur. En effet, que l’obser- * valeur se place devant l’aimant AB (/ 1g . 434). en dirigeant sa gauche vers le pôle austral, il sera situé à l’ouest magnétique par rapport à l'aimant, et les courants du solénoïde, qui sont devant ses yeux, iront évidemment de bas en haut, dirigés de ses pieds à sa tète comme cela a lieu pour le spectateur d’ Ampère. Cela sera vrai, quand bien même on déplacerait le barreau, pourvu que le pôle austral soit toujours placé à la gauche de celui qui l’observe ; d’où cette règle pratique: Le pôle austral est à la gauche du courant qui circule dans le barreau aimanté.

070. Action réciproque «les conrnnts produits pur In dérhnrffe de la bouteille de l epde. — Los courants, produits par la décharge de la bouteille de Leyde, doivent agir les uns sur les autres, et cela comme les courants de la pile voltaïque. Mais l’électricité mise en mouvement par une décharge de cette bouteille, est si peu abondante qu’il faut des appareils trèsdélicats pour accuser une action sensible. .M. Weber y parvint cependant. A * cet effet, il s’est servi d’un système où les actions étaient multipliées et qui, en principe, se compose de deux courants circulaires et verticaux CC’. KK (fig. 435) placés à angle droit : l’un (X’ est fixe, l’antre KK’ est mobile autour d’un diamètre vertical commun à tous deux. Il est clair que le cercle

mobile est sollicité à se diriger dans le plan du cercle fixe. Qu’on regarde, en effet, en plaçant l’œil au-dessus de la verticale VV\ et l’on verra les courants supérieurs qui font des angles tels que le courant mobile est sollicité à prendre la position CC’: on reconnaîtra aussi que les actions des courants inférieurs concordent avec les précédents.

Au lien de deux cercles, M. Weber prend deux bobines ( fig . 437), l’une constituée par un fil de métal qui fait 5000 tours bien isolés entre eux. l’autre par un fil de métal qui en fait 3 000. La bobine mobile est intérieure à la bobine fixe : elle est soutenue par un étrier SS" suspendu lui-même à deux fils métalliques F et ü qui sont reliés par un fil isolant I et qui amènent le courant. Que la décharge d’nne bouteille de Leyde soit produite entre B et E. un courant passe, comme les flèches l'indiquent, à travers les deux ho-

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Digiti

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bines dont les fils servent d’excitateur, eelle qui est mobile prend aussitôt un mouvement observable.

Terminons parla description de quelques phénomènes qui sont dus à l’action réciproque des courants et des aimants et qui s'expliquent aisément dans la théorie d' Ampère.

071 . dotation d’un courant par un aimant. — \ oici une expérience d'Ampère : un vase, qui a été décrit (9S8), porte un petit équipage semblable à celui de la figure H3. On fait passer le courant qui suit la marche indiquée par les flèches; l’appareil prend déjà un mouvement de rotation sous l'action de la terre. Mais au-dessous du vase, et dans le prolongement de l’axe de rotation, vient-on à placer un aimant énergique, de manière que le pôle austral étant en haut, son action soit contraire à celle de l'aimant terrestre; le mouvement change de sens. Il eût été simplement accéléré, si l’on avait placé l'aimant avec le pôle boréal en haut.

Pour expliquer ce mouvement, il suffit de considérer l’aimant comme un solénoïde. Si le pôle austral est en haut, des raisonnements semblables à ceux du ji 9‘>6 montreront que, par l’action des courants les plus voisins. AB doit prendre un mouvement de la gauche à la droite du spectateur, qui, debout les pieds sur le pôle, regarderait le courant mobile.

972. Rotation d’un aimant par un murant. — L'expérience suivante est due à M. Faraday. L'n aimant cylindrique AB (fig. -438) est lesté par une masse de platine, et flotte comme un aréomètre dans le mercure d’une éprouvette. La pointe G plonge dans une goutte de mercure qui remplit une petite cavité creusée en forme do coupelle à la partie supérieure de cet aimant. Par la pointe, on fait arriver un courant qui parcourt

ÉLECTRICITÉ

d’abord 1 aimant, |>nis qui s’épanouit et ravonuc, |xnir s’échapper enfin

par un anneau métallique , bordant l'éprouvette à l’intérieur. Dès que le courant passe, l'aimant tourne sur luimême autour de son axe. Si leeourantchange de sens , la rotation change aussi de sens :

il en est de même si l’on intervertit les pôles, eu retournant l'aimant lesté en sens inverse.

L’explication de ce mouvement est trèssimple, si l’on considère l’aimant comme un solénoïde. Soit en effet le pôle austral de l’aimant, situé à la partie supérieure ( fig . 439) : le courant du solénoïde, qui équivaut à cet aimant, circule suivant les flèches ; on le verra en appliquant la règle donnée (9t59). Le courant qui entre par la pointe sort en suivant des droites telles que GDE. Considérons le courant DE qui passe à travers le mercure de l’éprouvette : il attire tout élément DA du solénoïde placé du côté A, et repousse tout élément placé de l’autre côté : donc l’aimant est sollicité à tourner dans le sens de la flèche F, c’est-à-dire de la gauche à la droite du 8|>ectateur, qui serait debout les allait de E en D, ou bien si les pôles étaient retournés, on démontrerait aisément que la rotation changerait de sens.

Avec le même appareil, une autre expérience peut être faite. La pointe plonge directement dans le mercure de l’éprouvette; et on voit l’aimant tourner tout autour de cette pointe. Le phénomène s'explique en considérant l'action des courants, tels que DE, D E’, CE", CE" ( fiy . 440) sur le solénoïde. Nous laissons au lecteur le soin d’appliquer la théorie au cas actuel et de trouver lui-même l'explication du fait.

INDUCTION

973. Retour »ur l'historique. — Nous avons achevé l’exposé des principales découvertes d'Ampère et des travaux qui s'y rattachent le plus directement. D'autres éludes nous réclament. Mais avant de quitter cette œuvre de génie, qu’il nous soit permis de dire en quelques mots la série des idées qui ont conduit l’auteur et qui l’ont amené à voir dans l'expérience d’OErsted l’action que les courants exercent sur les courants. Il a exposé lui-même la suite de ses raisonnements : nous ne ferons que le suivre. Une aiguille aimantée, pensa-t-il, se dirige du nord au sud ; évidemment, d’après les expériences d’OErsted, cette direction s'expliquerait très-bien si un courant terrestre cheminait constamment au-dessous de l’aiguille aimantée et allait de l’est à l'ouest. Ainsi, au lieu de l’hypothèse de l’aimant terrestre admise jusqu’à ce jour, nous pouvons, se dit-il à lui-même, en imaginer une antre, celle d’un courant ou d’une série de courants allant de l’est à l’ouest ; et comme ce raisonnement s’applique à tous les lieux du globe, c’est une série de courants circulaires qu’il faut supposer. Mais pourquoi tout aimant agissant sur un aimAnt ne pourrait-il pas être considéré comme la terre vient de l’être? Et si deux aimants, que je me représente comme un assemblage de courants, agissent l’un sur l’autre, c’est que les courants s’attirent, se repoussent, exercent en un mot des actions réciproques qu’il faut étudier. Il le pensa et il en fit promptement la vérification. Peu de jours après la découverte d’OErsted, Ampère avait mis ses réflexions à l’épreuve de l’expérience, et si son œuvre n'était pas complète, du moins les grands traits en étaient arrêtés.

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