‹ Cours élémentaire de physique précédé de notions de mécanique et suivi de problèmesChapitre 203 sur 315 · ACTION DES COCHANTS SUR LES COURANTS · texte numérisé non relu

ACTION DES COCHANTS SUR LES COURANTS

nique avec les coupelles et soit soutenu comme il a été dit (945). Si un courant entre par l’une des extrémités a du fil et sort par l’autre b, il suit les spires de l'hélice , descend du même côté dans toutes, et remonte toujours du côté opposé.

Sous l'action de la terre, le système se déplacera jusqu'à ce cpie les courants descendants soient venus à l’est et les courants ascendants à l’ouest, mais, 110tons-le bien, à l’est

et à l’ouest magné- j.ig 43,

tiques : c’est-à-dire

que l’axe horizontal du solénoïde sera dirigé du nord au sud, exactement comme l’axe d’une aiguille aimantée. Ampère a donc construit avec les courants une espèce d’aimant qui se fixe comme celui de la boussole (*|.

J’ai dit <{ue cet appareil équivalait à un ensemble de courants circulaires, perpendiculaires à l'axe de l’hélice. En effet, le courant d’une spire BGI) de l’hélice (fi y. 452) peut être remplacé par des courants sinueux, qui suivent, les uns, des génératrices du cylindre, et les autres des perpendiculaires à ces génératrices.

L'ensemble des premiers forme un courant équivalent à LK. égal et de sens coniraire au courant horizontal RH qui longe le cylindre, et se trouve ainsi neutralisé (949). Il ne reste plus alors que les courants qui sont contenus dans des plans perpendiculaires à l’axe du cylindre et qui équivalent à un courant circulaire.

966. Action de* aolénoïdcgetde» aimanta lar Ica aol^noïdcs. — Puisque l’une des extrémités du solénoïde se dirige toujours vers le nord, et

(*) Un solénoïde, mobile autour d’un axe horizontal, est une véritable aiguille d’inclinaison et se dirige comme elle

KI.KCTRICITK.

S.’iO

l' autre vers le sud, d est naturel de distinguer deux pôles dans le solénoide comme dans l'aiguille aimantée, et de les désigner par les mêmes appel-

ais. 433.

lalions de pôle austral et de |>ôle boréal, line fois arrivé jusque-là, il n’est personne qui ne se demande, si les pôles de deux solénoïdes agissent les uns sur les autres et qui ne pressente l'action qn’ils exercent : comme le lecteur l’a déjà prévu, les pôles de même nom, tels que A, A’, se repoussent; les pôles de noms contraires s’attirent. Allons plus loin et mettons les solénoïdes en rapport avec les aimants : le pôle austral d'un solénoide est attiré par le pôle de nom contraire d'un aimant, et repoussé par le pôle de même nom, et quand un solénoide fixe agit sur une aiguille aimantée mobile, il dirige et oriente l’aiguille exactement comme le ferait un aimant. Un solénoide est donc un véritable aimant.

907. \onirilr théorie «le* nimanu. — Ampère, appuyé surces faits d’expérience, proposa une théorie nouvelle des aimants. Pour lui, il n’y a plus ni fluide austral ni fluide boréal : un aimant est un véritable solénoide et tout autour des particules qui le constituent, circulent des courants dans une perpétuelle activité. L’ensemble de ces courants préexiste dans l'acier et dans le fer doux, avant l’aimantation; mais alors ils sont dirigés, les uns dans un sens, les autres dans un autre, sans aucun ordre régulier, et leurs actions égales et contraires s’équilibrent. Toute cause, qui produit l'aimantation, a pour effet d'amener un certain nombre de courants à prendre des positions telles qn’ils circulent dans le même sens, et

ACTION DES COCHANTS SCI» CES COCHANTS.

que, formant des séries de solénoïdes, placés les uns le long des autres, ils donnent les phénomènes que nous avons étudiés.

Ampère fit voir que tous les courants particulaires, qui circulent en très-grand nombre dans une même tranche prise pcrpepdiculairement à l'axe de l’aimant, déterminaient la même action extérieure qu’un courant circulaire unique placé dans la même tranche. La seule différence essentielle entre les solénoïdes et les aimants consiste en ceci : dans les soléuoïdes, les pôles sont aux extrémités mêmes, tandis que. dans les aimants, ils sont situés toujours à une certaine distance des extrémités. Ampère explique ces résultats en faisant remarquer que dans les solénoïdes, tes courants circulaires sont astreints, par la construction même de l’appareil, à demeurer tous dans des plans perpendiculaires à l'axe, tandis que dans l’aimant les courants particulaires doivent être situés probablement dans des plans généralement inclinés sur cet axe, et cela par suite de leurs actions mutuelles.

968. Remarques. — Celte nouvelle manière de concevoir la constitution des aimants n’est pas sans importance, bien qu’on ne puisse pas affirmer qu’elle soit l’expression exacte de la vérité. Si l’hypothèse d’ Ampère n’offre pas le caractère de la certitude absolue, si les courants, qui circulent dans un aimant, n’ont pas été reconnus; du moins la théorie d’ Ampère repose sur des faits vrais, indépendants de toute supposition , faits dont elle se trouve comme l’expression fidèle : aussi l’adopterons-nous. Quelle que soit l’opinion qu'on se forme de sa réalité, il reste toujours acquis cette vérité, qu’un aimant se comporte comme un solénoïde, dans toutes les circonstances où l’on s’est placé jusqu’ici. Toute découverte nouvelle, faite avec les aimants, devra donc être vérifiée avec les solénoïdes, et réciproquement; si l’accord se maintient toujours, la théorie d’ Ampère deviendra pour nous de plus en plus probable, nous serons conduits à la prendre comme la vérité même. Jusqu’ici, il faut le dire de suite, il ne s’est trouvé aucun fait qui l’attaque; il y a mieux : en s’appuyant sur elle, de grandes découvertes ont été réalisées.

969. Wen* du coupant du solénuVdr auquel un aimant eat assimilé. — Une question pratique se présente souvent, celle de reconnaître le sens du courant qui constitue le solénoïde auquel un aimant peut être assimilé. Voici deux méthodes : la première consiste à prendre l’aimant, et à le laisser se diriger de lui-même sous l’action de la terre, après l’avoir rendu mobile dans un plan horizontal. Dans la partie du barreau aimanté, qui se trouve alors vers l’est, les courants doivent être descendants; ils doivent être ascendants dans la face du barreau placée vers l’ouest. De cette manière,- le solénoïde se trouve complètement déterminé. La figure 434 représente un barreau auquel la règle a été appliquée.

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