‹ Cours élémentaire de physique précédé de notions de mécanique et suivi de problèmesChapitre 265 sur 315 · INSTRUMENTS U’OPTIQUE · texte numérisé non relu

INSTRUMENTS U’OPTIQUE

et les divisions qui sont aperçues par j’œil droit semblent tracées sur la feuille de papier. Avec un compas, on preud 10 de ces divisions et l’on achève l'opération comme dans la première méthode. •

1307. Aehromattame. — L'image formée par une lentille , est colorée des couleurs du spectre, à cause de la décomposition de la lumière qui s’opère en même temps que la réfraction, par suite de l’inégale réfrangibilité des rayons de différentes couleurs. L’objet AB iftg. 643) est-il blanc, il se forme derrière l’objectif , une série d’irnagesquisonttoules comprises entre les axes secondaires extrêmes et qui par conséquent sous-tendenl un même angle ayant pour sommet le centre optique de la lentille. La plus petite est l’image violette V, et la plus grande l’image rouge R. L’œil regardant ces images d’inégal diamètre avec une loupe, verra les bords colorés en rouge, et il n’y aura pas que les bords extrêmes qui présenteront cette coloration; toutes les lignes brillantes de l’objet seront irisées, et dès lors la netteté sera enlevée aux images. Ce défaut a été corrigé par une lentille L", qui offre, en outre, l’avantage d’augmenter l’étendue visible : ce qu’on appelle le champ de l’instrument. Elle est disposée entre l'objectif et les images qu’il doit former.

L’effet de cette lentille peut être rendu manifeste par des constructions géométriques. Par le fait de son introduction dans l’instrument, des imagos autres que R et V se formeront et leurs bords seront sur les axes secondaires passant par 0", centre optique de la lentille de champ. La nouvelle image rouge doit être comprise entre les axes secondaires Q'R, l’image violette entre tes axes 0"V. Le cône, formé par les axes secondaires correspondant au violet, enveloppe, comme on le voit, le cône correspondant aux axes secondaires des rayons rouges. On conçoit donc qu’en choisissant convenablement les rayons de courbure et l’indice de réfraction de la lentille, on puisse obtenir à la place des images R et V, deux images nouvelles R' et V', telles que l’image rouge soit plus petite que l’image, violette. Si l’on joint aiors.par une droite les points V', R', et si à l’endroit même oü ces lignes rencontrent l’axe de l’instrument, on met le centre optique 0' d’une loupe, on apercevra les extrémités V'etfl' placées sur une

7ÜR OPTIQUE.' ••

môme ligne droite. Ia;* rayons des cou leurs extrêmes qui appartiennent au même point arriveront alors à l’œil en formant des faisceaux dont les axes se confondront. Ces rayons devront se superposer, et l'image ne semblera pas colorée sur ses bords. .* ... , «

La construction des microscopes a fait, dans ces dernières années, do grands progrès. Aujourd’hui; on rend à la fois achromatiques, l’oculaire et l’objectif. Celui-ci est, en général, composé de plusieurs petites lentilles qui se vissent l’une au-dessous de l’autre à une même monture; ces lentilles diffèrent l’une de l’autre par la grandeur de leur distance focale principale; on peut par leur introduction ou leur suppression faire varier, à volonté, le grossissement de l’instrument.

1308. eu amp de l’instrument. — Cette lentille 0", dont nous venons de faire .comprendre 1’imporlance, a un autre avantage, elle augmente le champ de l’instrument, et ce résultat est très-important; sans elle, le champ se trouverait beaucoup trop restreint. Considérons, en effet, l’image rouge du point A ( flg . 644), et déterminons quel est le faisceau des rayons

. qui forment cette image. Ce faisceau est très-délié : les rayons extrêmes

AL, qui frappent la lentille L ? viennent au point R, et les rayons convergents sont tous compris dans le cône LRL. 11 n’arrive pas au point R un seul rayon qui soit en dehors de'ees limites, et elles sont étroites, car l’objectif est de très-petite dimension. Les rayons divergent à partir de R, et forment un cône étroit MRM' de rayons divergents qui s’écartent de l’àxe de Pinatrument. 11 fondrait que la loupe fût d’une grande étendue pour qu’un grand nombre de faisceaux vinssent la traverser, et la pupille devrait être d’une très-grande largeur pour recevoir à la fois ces divers faiscoaux. La lentille de champ les ramène vers l’axe de l'instrument et force un plus grand nombre d’entre eux à traverser la loupe, et à parvenir ensuite à l’œil. On voit comment le faisceau MRM' se convertit en NR?!'.

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