CHAPITRE IV
DAGLERRÉ0TYP1E. PHOTOGRAPHIE
1324. Première tdée de la photographie. — La chambre noire munie d'une lentille convergente enchâssée dans un Trou que l'on a pratiqué dans le volet, noos donne une image réelle, renversée, d’un objet extérieur et plus petite que lui, lorsque cet objet est placé à une distance de la lentille plus
grande que le double de lu distance focale principale. Nous avons vu (1225), qu'à l'aide de dispositions faciles à réaliser, celte image vient se peindre, soit sur une lame de verre dépolie, soit sur une feuille de papier, de telle manière qu’il est possible à un dessinateur d’en suivre avec le crayon tous les contours et d'en indiquer les moindres détails. Mais cette opération si simple en npparence présente, quand on en vient à l'exécution, dos difficultés réelles. Il faut une grande patience et une grande habitude de ce genre de dessin pour obtenir un croquis satisfaisant d'une image qui vient pourtant s’étaler sur l'écran avec tant de netteté et de finesse, et qui conserve même, aux différents corps, les teintes véritables qu’ils ont dans la nature. Il était, à coup silr, bien séduisant pour le génie de l'homme d'arriver à la solution d'une question qui se présentait naturellement à l’esprit, et qu’on pouvait formuler ainsi : supprimer le dessinateur et le remplacer par la lumière elle-même qui, en vertu de son action chimique, formera d’une manière durable sur un écran convenablement choisi, l'image si fugitive des corps placés en dehors de la chambre noire. Ce problème a été posé ; il a été résolu ; et les résultats obtenus offrent aujourd’hui une perfection qu’on n’osait pases|>érer, il y a trente ans.
1325. Propriété* photogéniques du chlorure d’urgent. — T ers la fin du dernier siècle, Sclieele avait remarqué, sans y attacher aucune importance, que du papier imprégné de chlorure d’argent humide se conserve parfaitement blanc dans l’obscurité, tandis qu'il acquiert, par son exposition au soleil et même à la lumière diffuse, une teinte violacée passant rapidement au noir foncé. Le sel d’argent, comme nous l’avons déjà indiqué, éprouve une réduction partielle sous l’influence des rayons lumineux, et abandonne de l’argent métallique. Celui-ci, dans l’état de division extrême oii il se trouve à la suite de sa mise en liberté, produit cet aspect noirâtre offert par la feuille de papier qu’il recouvre.
1326. Progrès dns à «..guerre ( Daguerréotype ). — Il est remarquable que le chlorure d’argent dont l’impressionnabilité, sons l'action de la lumière, avait été tout d'abord constatée, et qui rend de nos jours de si grands services pour la production des images daguerriennes ail été méconnu dans ses bons effets et négligé par les premiers inventeurs de la photographie. Niepce, à qui on doit la première solution du problème qui nous occupe, employait dès 1826, comme substance photogénique, le bitume de Judée.
Mais sa méthode ne donna que des résultats très-imparfaits. Ce fut Daguerre, qui, à la suite de son association avec Niepce, découvrit un procédé d’une application facile et dont le succès est toujours certain, quand on suit exactement les prescriptions de l’inventeur. Les détails de ce procédé fureul dévoilés nu public en 1839, dans un rapport remarquable présenté par Arago à la Chambre des députés. L’appareil imaginé par Daguerre. et
DACl'ERREOTYPIE. — PHOTOGRAPHIE.
qui n’est, au fond, que la chambre noire de Porta, a reçu depuis cette époque le nom de daguerréotype.
La couche impressionnable déposée sur la plaque métallique était l’iodure d'argent, qui, dans les parties atteintes par la lumière, éprouve une modilication, soit dans sa nature chimique, soit dans sa structure moléculaire, modification qui ne se traduit d'abord par aucun changement dans l’aspect uniforme de la couche. Mais, si la plaque impressionnée est soumise àl'aclion d’un courant ascendant de vapeur mercurielle fournie par le liquide chauffé à 60°, l’image, jusque-là inaperçue, se développe avec une vigueur croissante, et reproduit bientôt, dans ses moindres détails, l’objet lumineux placé devant l’objectif de la chambre obscure. L’examen microscopiquede la plaque, effectué à lasuile du développement de l’image, montre que de nombreux globules de ptercure extrêmement petits se sontdéposés dans tous les points primitivement frappés par la lumière. C’est leur teinte blanche qui correspond aux tons clairs de l’objet; au contraire, dans les portions demeurées dans l’obscurité, l'iodure s’est conservé intact, le mercure n’a effectué aucun défait sensible, et si l’un vient alors à dissoudre cet iodure inaltéré, par l’emploi d’un dissolvant approprié, l’hyposulfite de soude, ce sont les parties dénudées du métal poli, qui reproduisent les parties sombres de l’objet.
Nous n’avons pas l’intention, de décrire ici, d’une manière complète, le procédé de Daguerre, il est aujourd’hui tout à fait abandonné et remplacé avec beaucoup d avantage par la photographie sur papier. Nous nous bornerons à douner un résumé succinct de la méthode.
1 327. Production des Image* *or le* plaque* métallique*. — La lame métallique, destinée à recevoir l’image, était constituée par une plaque mince d’argent pur soudée à une plaque de cuivre. Elle était nettovée avec les plus grands soins, d'abord avec l’acide nitrique faible, puis avec l'alcool, et finalement, on lui donnait un poli aussi parfait que possible, en se servant de tripoli très-fin et de rouge d’Angleterre. La plaque était ensuite soumise, dans une boite close à l’action de la vapeur d'iode jusqu’à ce quelle eût pris une teinte uniforme d’un beau jaune d’or. A partir de ce moment, elle était devenue sensible à la lumière, et on ne de-, vail plus la manier que dans l’obscurité. On l'introduisait alors dans la chambre obscure à la place même de 1a lame de verre dépolie, mise préalablement au foyer. Ouaud on jugeait que la durée de l’exposition était suffisante, ce qu’on estimait par des expériences d’essai exécutées à l’avance, on la relirait de la chambre noire pour la porter dans la boite à mercure, et la soumettre, sous une inclinaison de ■45% à l’action- de la vapeur mercurielle. Enfin, quand l’image avait acquis son maximum d’intensité, onia rendait désormais inaltérable par la lumière, en la plongeant dans une dissolution d'hyposullite de soude. Il n’y avait plus, à la suite dé
cette fixation de l'image, qu’à laver In plaque à grande eau et à la sécher.
1328. fnromtnlrnt* résultant de l’emploi d’une plaque métallique.
— . Le procédé de Daguerre, quoique bien complet, laissait à désirer sous plusieurs rapports. Les images étaient trop (dates, elles manquaient de relief, l’opposition des lumières et des ombres était souvent trop peu marquée; enfin, la durée -de l’exposition dans la chambre obscure était trop grande; il fallait au moins un quart d’heure pour obtenir l’image d’un édifice éclairé par le soleil. Aussi, dans les premiers temps de l’emploi du daguerréotype, désespérait-on de pouvoir jamais faire le portrait. Mais des perfectionnements nombreux ne tardèrent pas à être découverts : le dépôt successif de la vapeur d’iode et de la vapeur de brome, sur une même plaque, donna à la couche impressionnable cette sensibilité qu’il était si important de lui faire acquérir, et bientôt, on put faire des portraits à l’ombre, après une pose de vingt à trente secondes; la dissolution aqueuse de brome, le bromure d’iode, la chaux bromée furent les réactifs successivement employés pourfendre la couche très-sensible.
1329. Ferfectlonn'-mpnt» dus à H. Flic». — M. Fizeau introduisit
un perfectionnement qui constitue peut-être, à lui seul, le plus grand progrès qu’ait accompli la daguerréotypie proprement dite, depuis 1839. Il proposa de chauffer la plaque métallique, à la suite de la fixation de l’image, au contact d’une dissolution faible d’hyposulfite double d’or et de soude. Dans ces conditions, l’image se renforce visiblement, elle prend du relief, un ton vigoureux quelle n’avait pas auparavant, et en même temps, comme elle se recouvre d’une coucbe d'or tpi i est assez mince pour demeurer transparente, elle devient à peu près inaltérable. >
Malgré tout, deux inconvénients graves restaient inhérents à l'usage de la plaque de métal. Les noirs de l'image offraient, dans tous les cas, un miroitement désagrénble qui ne permettait de saisir l'ensemble du dessin, que lorsqu’on était parvenu, en tâtonnant, à placer la lame brillante dans une inclinaison convenable par rapport anx rayons lumineux qui la frappaient. En outre, l’image obtenue une première fois ne pouvait se reproduire par elle-même, il fallait une exposition à la chambre obscure pour chaque épreuve nouvelle. La production de clichés indélébiles comparables à la planche burinée par le graveur et capables, comme elle, de reproduire, autant de fois qu’on le voudrait, une même image daguerrienne : tel était évidemment le nouveau problème qui devait fournir un intéressant sujet d’études aux physiciens et aux nombreux adeptes de la photographie.
11 est juste de signaler, à la reconnaissance des amis des sciences expérimentales, les noms de MM. Talbot, Bayard, RlanquartrEvrard, Niepce de Saint- Victor, le neveu du premier inventeur, Poitevin, qui patleurs travaux persévérants et leur dévouexqent à la science, ont le plus
DAGUERR ÉOTYPIE. — PHOTOGRAPHIE.
contribué aux progrès admirables que la photographie a accomplis, dans un si petit nombre d’années. Nous ne saurions suivre ici les transformations diverses qu’ont subies les procédés mis en œuvre, aux différentes époques. Ces détails, qui ont pris maintenant le caractère de documents historiques, trouvent naturellement leur place marquée, dans un traité spécial de photographie, nous devons nous contenter de décrire la méthode qui est généralement suivie en ce moment, et dont tout le monde est en mesure d’apprécier les excellents résultats.
P IIOTOG R APHtE SUR PAPIPn.
1330. Indication générale de* opération*. — La marche générale des opérations est celle-ci : 1° Déposer à la surface d’une lame diaphane, (une lame de verre, une feuille de papier), sous la forme d’une pellicule mince et homogène, une substance impressionnable à la lumière : le chlorure, le bromure, l’iodurc, le fluorure d’argent; ou un mélange de quelques-uns de ces composés ; 2° introduire la lame dans la chambre obscure, pour qu’elle j- subisse l’action delà lumière ; 3° faire apparaître l’image, par l’emploi d'un agent chimique convenable qui réduira partiellement le sel d’argent dans les parties que la lumière aura atteintes, et qui constituera dès lors l’agent révélateur. De cette façon, les blancs de l'objet seront représentés par des noirs sur l’image, et les noire par des blancs. En un mot, l'image sera l’inverse de l’objet, ou, comme on le dit, l’image sera négative ;4° fixer l’image, c’est-à-dire la rendre désonnais inaltérable par la lumière, en dissolvant toute la portion de matière saline que les radiations, lumineuses n’ont point modifiée.
Ces quatre opérations nous ont mis en possession du cliché. Maintenant l’image négative ainsi déposée et fixée sur une lame diaphane va servir à la production, sur papier, d’autant d'imagesqu'ou le voudra, dans lesquelles les clairs et les ombres de l’objet reprendront leur place naturelle. Ces images, par opposition avec les précédentes, sont appelées positives. Il suffira, pour les obtenir, de placer derrière le cliché une feuille de papier imprégnée de chlorure d'argent dans^l’obscurité, et d’exposer le tout, dans un châssis, à l'action de la lumière solaire. Les rayons, passant 'à travers les parties blanches de l’image négative, les traduiront en noir sur le papier chloruré, et inversement, les parties noires du cliché, arrêtant les rayons lumineux au passage, laisseront des blancs correspondants sur la feuille en contact. Il n’y aura plus qu’à dissoudre l'excès de chlorure pour avoir une image positive fixée.
Telle est la suite ordinaire des opérations à exécuter; étudions-les maintenant de près, une à une.
1331. Formation «1e la couche *en*lble. — Emploi du collodlon- —
\éR«ur* nr collodion. — Lo réactif chimique Ihahituellemenl iodure d'argent), destiné à recevoir l’impression lumineuse, se présenterait sous la forme d’une matière pulvérulente, sans cohésion, si l'on se contentait de le dépeser à la surface de la lame de verre : il est indispensable de le convertir, par l’intermédiaire d’une liqueur visqueuse susceptible de dessiccation, en une couche continue, homogène, suffisamment résistante, qui adhère fortement à la lame diaphane. Le véhicule employé dans ce but a beaucoup varié; on s’est successivement servi de l'albumine et de la gélatine; on emploie aujourd'hui de préférence le collodion qui provient de la dissolution dans un mélange d’éther et d’alcool d’une variété convenablement choisie de coton-poudre : c’est de la production des négatifs sur glace collodionnée que nous nous occuperons tout d'abord.
La composition des liqueurs photogéniques destinées à sensibiliser la couche de collodion, à fhirc apparaître l'image, à la renforcer et à la fixer, change pour ainsi dire avec chaque opérateur ; aussi, trouvc-l-on dans les livres et les recueils scientifiques l'indication de formules très-différentes, pour arriver à un même résultat. Nous devons à l'obligeance de M. A. Martin, bien connu par d'ini|>ortanls travaux sur la photographie, la communication des dosages auxquels il a recours pour préparer ses liqueurs. Nous sommes d'autant plus heureux de pouvoir insérer ici ses formules qu’il nous a été passible de nous convaincre, par notre propre expérience, des excellents résultats qu’elles procurent.'
I. — PltÉPARATIO.X DES L1QI EIRS PIIOTOCÊMQtKS TOI II IMAGES XÉGATIVES
1332. (A) Collodion torture. — On prend :
Ether rectifié à OC" C5m
Alcool à 40> S5'«
Induré île cadmium tV,(i
Indure d'ammonium (sr,4
bromure d'ammonium 0«r,2
On fait dissoudre les ioduresel le bromure dans tout l’alcool, on filtre la solution et on l’ajoute à la quantité d’éther indiquée ; puis on introduit dans le mélange 1 gramme de coton-poudre, soluble sans résidu (‘). —
(*i M. Martin, qui s'est spécialement occupé de la préparation et de la composition des diverses variétés de coton-poudre, en distingue de quatre sortes : 1» le coton A 5 équivalents d'acide hypoaïotique ou coton fulminant, insoluble dans le mélange d'éther et d’alcool, et tout A tait impropre aux applications photographiques ; ï° le coton à 4 équivalents d’acide hypoaïotique soluble sans résidu dans le mélange élhéré, c'est' le véritable coton photographique ; 3» le coton à 3 équivalents ou colon poudreux soluble comme le précédent, mais donnant une couche moins tenace sur ta lame de verre, l'n mélange A parties égales de ces deux dernières variétés, parait très-convenable pour la photographie ; 4" le coton A l équivalent, soluble même dans l'eau et dumiaul une couche sans cohérence.
DAGIERRÉOTYPIE. — PHOTOGRAPHIE.
On laisse la liqueur ainsi préparée se reposer pendant deux jours dans un flacon bien bouché, et au bout de ce temps, on la décante pour la distribuer dans plusieurs petits flacons qit'on devra conserver, pour l’usage, pleins et hermétiquement clos. Eu opérant comme il vient d’être dit, la liqueur obtenue est très-limpide, elle présente une légère teinte jaune et peut se conserver indéfiniment, sans altération.
1333. (B) lia in «l'argent. — 11 est très-important que le nitrate d’argent, qui, par sa réaction sur l'iodure de cadmium et l'iodure d’ammonium, donnera l’iodure d’argent, soit à l'avance saturé de ce dernier sel. l’ar ce moyen, il ne pourra dissoudre aucune portion de l’iodure développé sur la plaque, et dès lors une cause fréquente de variations dçms l'état de la couche sensible se trouvera éliminée. Cette saturation tfu bain doit être faite dans l'obscurité. On prend :
Nitrate d’argent cristallisé 4f>«'
Eau dtetIMce 100“'
Dans cette dissolution, on ajoute quelques gouttes de la solution suivaute :
Alcool & 40° !0<«
lodure de cadmium !"
.Iode en grain 0*',5
Il se forme un précipité d’iodure d’argent qui se redissent d’abord; mais on continue de verser la solution alcoolique, goutte à goutte, jusqu’à la production d’un précipité permanent. On filtre à ce moment, on -ajoute à la liqueur filtrée 4<)0r" d’eau distillée, elle se trouble de nouveau, prend un aspect laiteux et exige, pour être prête à servir, une seconde filtration.
1334. (G) l.lqulilc r^iHatcar rmplojr panrlc développement de l’Image, an sortir de la rhnmbre obsenre. — - Si 1 Oll doit faire lin grand nombre d’expériences le même jour, on prend :
Eau distillée ou eau de pluie 400“'
Acide acétique criataUisable, de Iie“ à !A“C
Acide pyrogallique Jt'
La liqueur est renfermée dans un flacon qu’on -conserve à l’abri de la lumière. Il est bon toutefois de la préparer peu de temps avant son emploi. Quand on a quelque raison de penser que la durée de la pose a été insuffisante, au lieu d’employer la liqueur (C), on développe l’image, en se Servant comme réducteur, d’une dissolution de sulfate de fer; on fait dissoudre
dans
(D) Eau ; !50«c
Sulfate de fer pur
d’autre part dans
F.au ioo'“
on fait dissoudre • ■ •
Afétate Je plomb 3tr
On filtre la deuxième solution; on l’additionne de 20 centigrammes d'acide acétique, et on la mélauge à la première ; il se forme un précipite ; on iiltre et on mélauge la liquour obtenue avec :
Eau too'«
Ether acétique 3“«
‘Ether nitreux (nitrique du commerce! . 3'“
Enfin, si la durée de la pose a été extrêmement courte; si, en un mot, on veut arriver à l’instantanéité des épreuves, tout en conservant au collodion et au bain d’argent leur composition primitive, on double la dose d’éther nitreux dans l’eau élhérée dont nous venons de donner la composition, et on l’ajoute au bain de fer (D) : on ne fait alors le mélange qu’au moment de s’en servir.
La liqueur qui résulte de ce mélange fait apparaître Fimage avec une grande rapidité et lui donne des noirs très-intenses.
1335. (E) Liqueur propre à renforcer l'Irunqe quanti le» noir» manquent de vigueur. — - L’image venue à l’acide pyrogallique ou au sulfate de fer est souvent trop faible ; le cliché qu'elle fournirait ne pourrait donner que des positifs très-pâles. D’un autre côté, sous peine de détériorer l’épreuve, on ne sabrait prolonger l’action dp l’acide pyrogallique au delà 'du moment où ce liquide prend une teinte brun de lessive. On fait alors écouler de la surface de la lame de verre la liqueur brunâtre qui y formerait un dépôt noir, et on renforce l’imago dé la manière suivante :
Quelques gouttes d’une solution de nitrate d’argent dans l'eau à 5 p. 100 seront versées dans cette même liqueur (C), qui a servi au développement de l’image ; puis le mélange des deux liquides est répandu sur l’épreuve dont il augmente presque aussitôt la vigueur.
1336. (F) Liqueur pour lixer l’imuge négative. — On mélange parties égales d’eau de pluie et de dissolution saturée d’hyposulfite de soude. Ce liquide, nu contact de l’épreuve, dégage rapidement l'image, en la débarrassant de tout l’iodure d’argent en excès.