M KSI HE DES DENSITÉS
en unités correspondantes ; si Y est mesuré en centimètres cubes. P sera évalué en grammes ; si V est rapporté au décimètre cube, P le sera au kilogramme, etc.. En appelant D et D' les poidsspécifiques de deux corps, d et d' leurs densités, c’est-à-dire les masses sous l’unité de volume , on
aura, d’après le principe établi (28) ~ C’est celte proportionnalité
entre les poids spécifiques et les densités qui fait que, dans le langage ordinaire, on emploie souvent les deux termes l’un pour l’autre, quoique, au fond, leur signification soit différente.
La formule P = YD est très-fréquemment employée; elle permet, en particulier, d'obtenir le volume d’un corps irrégulier, quand on connaît
son poids absolu P et son poids spécifique D : car on a alors Y =
On en tire encore D = ^ , d’où cette autre définition du |kiidsspéeifiquc :
C'est le rapport du poids d'un corps à son volume. Il ne faut pas oublier que, dans ce cas, le poids et le volume sont représentés par des nombres abstraits.
I 1 4. détermination des poida spécifiques des solides et des liquides.
— Nous déduisons de ce qui précède que la mesure des poids spécifiques nécessitent toujours deux déterminations : 1° le poids du corps. 2° son volume à une température-déterminée, 0", par exemple, ou ce qui revient au même le poids d’un volume égal d’eau à 4° ; car, pour l’eau prise à cette température, le nombre qui donne le poids exprime en même temps le volume. Le quotient de ces deux nombres sera le poids spécifique cherché. ,
Nous nous occuperons uniquement dans ce chapitre des poids spécifiques des solides et des liquides, en supposant toujours le corps à 0°, et l’eau à 4". Comme ces conditions de température sont difficiles à réaliser dans le cours des opérations, les nombres obtenus doivent subir des corrections (pie nous apprendrons à faire dans le livre de la Chaleur. Trois méthodes peuvent être employées pour la recherche des poids spécifiques : I” la métlnxle de la balance hydrostatique, 2“ celle du flacon, 3" celle des aréomètres.
i15. Méthode de 1* balance hydrostatique. — I” Corps solides. — Un fragment du cor|>s est suspendu par un fil de platine fin au crochet de l’un des plateaux de la balance hydrostatique, et ou établit l'équilibre dans l’air avec une tare placée dans l’autre bassin. — Puis, on fait plonger le corps dans l’eau distillée ; et par des secousses, ou en frottant sa surface avec uu pinceau de fil de platine, on produit le dégagement des bulles d’air adhérentes. L’équilibre est détruit, la balance penche du côté de la tare; on le rétablit avec des poids gradués P,, qui expriment, d’après le principe d’Archimède, le poids d’un volume d’eau égal au volume du corps,—
«8 ÎIMIHOSTATK»! K.
Ou ««lève k- corps; on laisse sous le bassin le til qui le supportait, et oit rétablit une troisième fois l’équilibre par des poids gradués P; ils représentent le poids du corps, on a finalement D — • — Il est facile de voir
qu’en suivant cette marche, la méthode des doubles pesées a été seule employée à la fixation du poids du corps et du poids du volume d eau qu’il déplace.
116. i" Corps liquides. — Lue boule de verre lestée avec du mercure (fiy. 67) est suspendue, par un fil fin, au crochet de l’un des bassins de la balance hydrostatique et équilibrée dans l’air avec une tare. On l’immerge successivement dans le liquide sur lequel on expérimente et dans l’eau, en- rétablissant chaqne fois l'horizontalité du fléau par des poids gradués P, P,. Ceux-ci représentent les poids
de volumes égaux du liquide et de l’eau. Donc () sera le poids spécifique cherché.
f!7. Méthode du flacon. — 1° Corps solides. — Ull flacon à large goidot \/i<j. 68) est exactement rempli d’eau, fermé avec un obturateur plan en verre, et placé à côté d’un fragment du corps solide, dans l’un des bassins d'une balance. — On fait équilibre à ce système avec une tare : puis on enlève le corps pour lui subslituer des poids gradués P, produisant le
même effet que lui. P est le poids du solide. — Les poids gradués P étant enlevés, on introduit le corps dans le flacon, en expulsant avec soin les bulles d'air adhérentes; il sort de ce flacon un volume d’eau égal au. volume du corps. — Enfin l’obturateur étant replacé sur l'ouverture et le flacon essuyé, on rétablit, par des poids gradués P, . l'équilibre primitif.
— sera le poids spécifique du corps.
C'est encore le procédé des doubles pesées qui a été utilisé dans ce nouveau cas. '