‹ Cours élémentaire de physique précédé de notions de mécanique et suivi de problèmesChapitre 28 sur 315 · Corps liquides. — On donne · texte numérisé non relu

Corps liquides. — On donne

fig. 69.

au flacon la forme ci-contre ( fig . 69). et on le place sur un support métallique destiné à faciliter les pesées. Le flacon étant plein du liquide voulu, où le plonge dans la glace fondante, puis on retire ou l’on ajoute du liquide avec, une pipette bien effilée, afin qu’à la température de 0* le tlncon soi!

M KSI KE DES DENSITES.

exactement plein jusqu'au trait a. Après lui avoir laissé reprendre Ja température de l’air extérieur, on le porte dans le bassin d'une balance, en l'équilibrant avec une lare.

Le flacon est ensuite vidé, lavé et séché; on le rétablit sur son support dans le même bassin, et les poids gradués qu'on ajoute,» pour ramener le - , ■ fléau à l’horizontalité, donnent le poids P d’un volume de liquide à 0" égal au volume du flacon jusqu’au trait a. Les mêmes opérations sont faites avec l’eau -distillée ; et si les poids gradués nécessaires sont cette fois égaux

à P„ ^ sera le poids spécifique du liquide obtenu dans des conditions

très-favorables; car il n’y aura pas de correction nécessaire pour ramener le liquide à 0° ; et la correction concernant l'eau sera elle-même trèspetite, puisque de 0° à 4° la variation de densité de ce liquide est peu considérable. — On ferme le flacon avec le bouchon B, toutes les fois que le liquide employé est très-volatil, car on a à craindre qu'nne partie ne se volatilise pendant le temps de l’opération.

La méthode que nous venons de décrire doit être préférée à toute autre quand ou veut obtenir avec précision le poids spécifique d’un liquide, fille a de plus l’avantage d’être même applicable, dans le cas où l’on ne dispose que d’une petite quantité de liquide. *'

119. Méthode de* aréomètre*. — Les aréomètres sont des flotteurs en verre ou en métal ; ils sont lestés, à leur partie inférieure, avec du mercure ou de la grenaille de plomb, afin que, plongés dans un liquide, ils présentent une grande stabilité dans leur équilibre. On en distingue de deux sortes : les aréomètres à volume constant et les aréomètres à poids constant. Dans la première catégorie, se trouvent les aréomètres de Nicholsou et de Fahrenheit que nous allons d’abord étudier.

* 120. Aréomètre de Alrhulson. — C est une

véritable balance destinée à évaluer le poids spécifique des solides. Il se compose d’un cylindre creux 0 (fig. 70), en fer-blanc ou en cuivre, terminé de part et d’autre par des cônes de même métal A et B. Le cône supérieur A porte, suivant le prolongement de son axe, une tige déliée surmontée d’une capsule K. Le cône inférieur B. muni d’un crochet, soutient tin panier M lesté par de la grenaille de plomb. L’instrument a un poids tel que. plongé dans l’eau distillée, l’affleurement ait lien un peu plus haut que In base du cône A. Veut-on déterminer le ftoids

Fig iO.

IIYDHOSTATIOI K.

spécifique d'un corps solide, voici la marche des operations : I' L’aréomètre plongeant dans l'eau, on place sur la capsule K un fragment du corps avec nue lare suffisante pour que l’instrument affleure au trait a marqué sur la tige. 2° On enlève le corps, et on le remplace par des |>oids gradués F* capables de produire le même affleurement ; ces poids représentent évidemment-le poids vrai du corps dans l’air. 3° On enlève les poids en laissant la tare, et on place le corps sur le panier M ; l’aréomètre n’affleure plus en a, à cause de la poussée subie par le corps solide; les poids gradués P„ nécessaires pour rétablir l’affleurement primitif, donnent le poids

d’un volume d’onu égal au volume du corps. — est donc le poids spécifique cherché.

Si le corps solide u-un pouls spécifique moindre que celui de l’eau, on le place au-dessous du panier M. qu'on a retourné en le suspendant par l’anneau a; seulement, dans ce cas, il faut prendre garde de laisser adhérentes nu corps quelques bulles d’air, dont le panier renversé empêcherait le dégagement.

121. Cet instrument très-simple et peu coûteux sert fréquemment aux minéralogistes pour l’évaluation prompte des poids spécifiques des minerais et des roches. Il dispense de l’emploi d’une balance dont le transport en voyage serait très-incommode. Malheureusement, il ne peut jamais fournir des indications très-précises. Pour faire de bonnes pesées il faut qu'une balance soit juste et sensible. Or, ces deux qualités manquent, du moins en partie, à l’aréomètre de Nicholson ; sa sensibilité est faible et variable ; elle dépend de la viscosité du liquide dans lequel plonge l’instrument ; sa justesse se trouve altérée par les actions capillaires qui s’exercent dans le voisinage du trait d’affleurement. On peut, il est vrai, accroître cette sensibilité, en diminuant le diamètre de la tige supérieure; car la section du nouveau cylindre liquide déplacé par l’instrument, quand on ajoutera un nouveau poids sur la capsule, étant alors plus |>etite, la hauteur île ce cylindre sera plus grande et le mouvement de l’aréomètre. • dans le sens vertical, sera plus étendu. Mais ou ne peut, dans cette voie, dépasser une limite fort restreinte, puisque la tige doit toujours conserver assez de rigidité pour ne pas fléchir sous le poids de la capsule et des corps qu’on y dépose. Au reste, le défaut que nous reprochons à la balance de .Nicholson ne lui est pas particulier, il appartient aux aréomètres en général ; ees appareils pèchent tous par leur peu de sensibilité.

122. Aréomètre de Fnhrenheit. — Cet instrument, destiné à mesurer le poids spécifique des liquides, a la même formo que le précédent. Il est cl) verre, afin qu’on puisse le plonger dans des liquides qui attaqueraient les métaux ; de plus le panier M de l’aréomètre de Nicholson a été remplacé ici par une boule lestée S qui fait corps avec le flotteur (fi y. 71). Soit

MESURE .1IKS DENSITÉS.

I* le fioidsde l'aréomètre dans l’air: on le plonge dans le liquide voulu en plaçant sur la dapeule K les poids gradués p nécessaires pour produire l’affleurement au trait « ; P +// représentent le poids du volume du liquide déplacé par l’aréomètre jusqu’à ce trait. La même opération est répétée dans l’eau, p étant le poids à ajouter sur la capsule, P -j- p est le poids d'un volume d'eau égal au volume de l'aréomètre jusqu’au point d’affleurement; donc

est le |ioids spécifique du liquide.

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