APPLICATIONS DE LA LOI DE MAHIOTTK
de l’espace nuisible a disparu en partie, sera, pur suite, plus faible (pie dans le récipient. Une nouvelle portion de gaz pourra donc passer du récipient dans le corps de pompe P. Le piston de P. en redescendant, la refoulera dans l’espace nuisible qui lui correspond; d’où la pompe Iy l’extraira, à son totir, poqr la déverser dans l'atmosphère. Le récipient perdra donc ainsi successivement une fraction du gaz qui restait et que la machine ordinaire n’eût pu lui enlever.
206. Limite de «réfaction don» In murblnr perfectionnée. — • Il V
aura toutefois une nouvelle limite nécessaire de raréfaction. Car l’espace nuisible de P, jouant par rapport à la pompe pneumatique P', lé rôle de récipient. la force élastique <lu gaz qui y est contenu ne peut devenir inférieure à - H ( 1 98 1 . Quand ce degré de vide aura été atteint dans cet espace , r
nuisible, P' ne lui enlèvera plus aucune trace de gaz, les mouvements du piston né produiront plus désormais aucun effet utile. Or, si la masse gazeuse stationnaire Hans l’espace nuisible « du corps de pompe l’ a pour pression “ H au moment où elle est réduite à n’occuper que ce petit espace, lorsque ce piston parviendra au point le [dus haut de sa course, la même masse occupant le volume v, devra prendre la force élastique - de H ou jjj H,
d’après la loi de Mariottq. Telle sera donc aussi la force élastique finale du gaz dans le récipient, ou la valeur du pouvoir raréfiant de la machine perfectionnée. — Comme est une fraction, ", est toujours plus petit que
207. Détail* du robinet. — Les figures i 15 et 1 19 fout comprendre comment l’idée de M. Bahinet a été réalisée dans la pratique. Le robinet 11 est placé au point de bifurcation du condnit XYX'. Indépendamment du canal ordinaire, il est percé, 1° suivant sou axe. d’un nouveau canal D (fîy. 115) qui permet la communication des deux corps de pompe et du récipient; 2° d’un conduit incomplet E (fi.g. 119), perpendiculaire à l’axe, qui met en relation le seul corps de pompe P avec C lorsque, faisant tourner le robinet de. 90°, on passe de la position (a) à la position fô):
Un canal secondaire a 6 est ménagé dans la masse métallique qui unit les deux corps de pompe ; il sert, quand le robinet occupe la position (b) à fairq communiquer directement les deux corps de pompe par l’intermédiaire du conduit y y pratiqué dans lepaisseur du robinet H ' parallèlement à E, mais dans un plan différent. La machine fonctionne donc comme machine ordinaire, quand le robinet u la position indiquée par la figure 119 («); elle fonctionne comme machine perfectionnée, quand le robinet a tourné de 90° dans le sens de la flèche et qu’il a la position
' indiquée par la figure 1 19 (6).
Il fai)t remarquer que. dans l'évaluation de la raréfaction, faite plus
l'ESANTKLM.
la*
liant (205), nous n'avons pas tenu compte de la rapacité du conduit « 6.
parce que celle capacité eal kru- • jours rendue très-petite.
Fig. 1 15. — Itan de la machin* représentée flg. 113 avec le perfectionnement de M . Itnhiiwt.
Fia. 119. — Coupe de la machine représentée flg. il 3 par un plan mené par les aies des corps de pompe.
ranal Mfoiidairc press* dans la mate metallique qui tepart res deux corps de pompe. — R robinet portant l« perfectionnement de M. Bahinet.
2p8. Isagesdr la mnehinr pneumatique. — La disposition de la platine de- la machine pneumatique permet de faire le vide, soit dans les cloches, soit dans les ballons: pour ce dernier cas, le centre de la platine porte un cylindre creux (ilelé à sa surface extérieure qui fait suite ah tube K I fi(j. H3| et sur lequel on peut visser toute espèce de vases. On peut même • luire le vide dans un récipient placé très-loin de la machine; il suffit de recourir à un tube de plomb de longueur convenable qui se vissera d’une part, à l’une des tubulures du- récipient et de l’autre au centre de la platine. •
Depuis quelques aimées, les usages de la machine pneumatique se sont étendus à l'industrie; on en lire un parti très-avantageux pour entretenir une raréfaction prolongée dans de vastes récipients': nous parlerons seulement ici de son application aux-chemins de fer atmosphériques.
2(W. Dans les chemins de fer ordinaires, c'est l’adhérence des rdues motrices de la locomotive contre les rails, qui, au moment de la rotation de «•es roues, détermine le mouvement de translation du convoi. Sur une voie horizontale, cette adhérence est maximum; elle est due au poids total de In locomotive. Au contraire, sur une voie inclinée que le convoi doit gravir, l'adhérence n’est plus produite que par la composante du poids normale à la diri-ciion du chemin > On comprend donc qu’elle puisse devenir, dans ce