‹ Cours élémentaire de physique précédé de notions de mécanique et suivi de problèmesChapitre 51 sur 315 · APPLICATIONS DE LA. LOI DE M AHIOTTE · texte numérisé non relu

APPLICATIONS DE LA. LOI DE M AHIOTTE

Un a recours, dans quelques cas, quand il s'agit de condenser l’air, à une pompe pins simple. La soupape Z est supprimée et remplacée par un orifice Q(/î</. 120) pratiqué vers la partie supérieure. du corps de pompe; le pistou, en montant, lait le vide au-dessous de lui, et jtussitôtqii’il a dépassé l'ouverture U, l’air extérieur se précipite dans le corps de pompe et le remplit. En redescendant, l,e piston refoule eet air, qui fait ouvrir la soupape Z' dans le récipient au-dessus duquel la pompe est habituellement vissée.

217. Pompes accouplées, — Quand il est nécessaire de pousser trèsloin la compression de l’air, comme ((ans les expériences de M. Régnault sur la loi de Mariolle et sur la force élastique de la vapeur d’eau, ou se sert encore de pompes analogues pour la construction à celles que nous venons de décrire*

(2IÜI : mais on accouple ensemble plusieurs de ces appareils. Les liges des pistons sont montées a des bielles articulées B. B\ B' {fig. 127) sur uu même axe horizontal de rotation A. munid’un volant V pour régulariser le mouvement et de nia-, nivelles M, M' à chacune de ses extrémités. L’air chassé par les trois pompes arrive .

tout d’abord, dans un réservoir sphérique en métal S :

et de là, dans le récipient. Du reste, fjj. 127. -

il est difficile, mê-

me eu employant des pompes parfaitement construites, de comprimer directement l’air, sous des pressions supérieures à 25 ou 30 atmosphères. La chaleur dégagée pendant la compression du gaz, surtout quand on opère sur une masse un peu grande, fait gripper le cuir des pistons et rend bientôt impossible le fonctionnement de la pompe.

Ci+

l’KSA ntki tt.

■3 1 H. Oiiand on veut -dépasser cette limite, on pcol recourir à In <ük|h>sition ingénieuse des }nnupet en cascades, imaginée par M. Hegnault. L'air puisé par nue première poin|>e dans l'atmosphère, passe, après avoir été comprimé par elle, dans un second corps de pompe de diamètre plus petit. Là. nn deuxième piston lui fait subir une compression nouvelle et le refoule dans le récipient. De cette façon, la compression est successive; et la chaleur dégagée chaque fois est en quantité trop faible pour altérer le cuir des pistons.

Page 1