IV. \ OLI M i.NOMKTH K
. Î19. VolumrnumHrr de M. Régnault. — Le but du voluméuoniètre est de mesurer exactement le volume d’uu corps de forme quelconque et d’obtenir ensuite, par le rapport du poids au volume, le poids spécitique <ie la substance qui le constitue, sans recourir à l’immersion dans un liquide.
L’idée de la méthode et sn réalisation expérimentale appartiennent au capitaine Say: M. Hegnault a perfectionné la mise eu œuvre du procédé. « lœ principe en est d’ailleurs très-sim-
ple ; Un* vase de capacité donnée V, • renferme le corps de volume x et une certaine quantité d’air dont le volumeest par suite V — x, sous la pressiou H. On rend la capacité du vase égale à V 4- v et on mesure la nouvelle force élastique H — h de l’air, dont 1a masse n'a pus changé, mais dont le volume est devenu Y -f- a — x. La loi de Mariotle donne alors l’égalité :
Fis. 128.
d’où l’on tirera la valeur de x:
Voici maintenant les détails pratiques : le corps, — fécule, poudre, etc., — sur lequel on doit 'opérer, est introduit, après avoir été pesé, dans un ballon tle verre surmonté d’un tube à trois branches. Ce ballon communique avec l’atmosphère, par l’intermédiaire d’un appareil de dessiccation qui fait suite à la branche verticale du tube de jonction ; la branche horizontale II met le
ballon en relation avec le manomètre à air libre que nous avons déjà décrit 1 1 Ht)) Le 10111' T de ce manomètre doit porter un rcullcnicnt vers*
PGM P ES. — SIPHON. 133
sa partie- supérieure (/fÿ. 128). On mesure, à l’avauee, le volume V du ballon jusqu’au irait a et le volume v de la boule de a en 6. L’expérience a deux phases : 1° le robinet de B étant ouvert, on verse du mercure par le tube T du manomètre jusqu'à ce que les deux niveaux eu T et en T affleurent en a; le volume de la masse d’air contenue dans le ballon est à ce moment V — x, et sa pression, donnée par le baromètre, est H. On ferme le robinet dé B, et par la manœuvre du robinet à trois voies, on fait descendre le niveau du" mercure en T. jusqu’au trait G ; alors, le volume de l’air ayant augmenté dans le ballon, sa force élastique a diminué, et le niveau en T se trouve placé au-dessous du plan horizontal passant par 6 : on mesure au cathétomètre la distance h des deux niveaux. Le volume de la masse gazeuse est celte (bis V -f- v — x, et la pression H — h; la formule ( 1 ) est dès lors applicable.
Quant à v, il s’estime aisément, en pesant le mercure que le robinet à trois voies laisse écouler, quand lo niveau baisse dans le tube T de a en G. V est déterminé indirectement, en effectuant lesdeux Opérations que nous venons d’indiquer, sans introduire dans le ballon aucun corps etranger; on a alors :
d'où l’on peut déduire V.
Si la substance sur laquelle on opère est hygrométrique, on doit faire arriver, dans le ballon, de l’air desséché. Si, au contraire, elle renferme de l’eau de constitution qu’elle perdrait en partie dans une atmosphère sèche, il faut opérer avec l’air ordinaire.
On voit ci-contre | fig. 128] les détails de la fermeture exacte du ballon ; le mode suivi est le même que celui qui a été décrit, à propos de la jonction des tubes manométriques, dans l’appareil de M. Régnault, pour la vérification de la loi de Mariette.