I*unipc nwpirunttt et fonlante
Dans la pompe aspirante et foulante, les deux modes précédents sont adoptés. Il y a un tuyau d'aspiration f. (f>g. I37|, et un piston massif M : le tuyau de dégorgement est à la base du corps de pompe, de façon que. pendant l ascensioii du piston, le corps de pompe se remplit, et. .pendant qu'il descend, l’eau est refoulée dans le coitdnil latéral.
OMPES. — SIPHON.
•Î3I . Pompe à incendie. — Lsi |mhii|m‘ à incendie est constituée pnrl'aeconplenient de deux |>ompe.s foulantes jumelles I* et 1’’ {fi g. 138) ipii c|iasseui l’eau, dans un réservoir d'air R. où elle est fp reprise par un tuyau en cuir d'une grande longueur. Les liges des pistons des deux pompes s'articulent à un même levier de 1er L tournant autour d'un axe
Fig. 137.
Fig. 138.
horizontal A et manoeuvré paf un nombre d’hommes suffisant. Les pistous font, au même instant, des mouvements de sens inverse. Quand J’ifn descend, l’autre monte, de manière qu’il y a. sans cesse, de l’eau injectée dans le réservoir d'air. Le jet de liquide s’échappe alors d’une manière continue et avec une grande vitesse, à l'extrémité de la flèehe métallique qui termine le Itiyan de cuir. La bâche dans laquelle plongent les deux pompes jumelles doit être constamment entretenue pleine d’eau.
• ’ il. — ■ sir BON
232. Théorie du siphon. — Le siphon, instrument destiné au transvasement des liquides, -est habituellement constitué par un tube de verre ou de métal recourbé, et à branches inégales. On le dit amorcé, lorsqu’il est entièrement plein du liquide dont il doit provoquer l’écoulement continu.
Supposons cette condition, réalisée et donnons au siphon la position indiquée par la ligure 139 : la petite brandie plonge dans le vase A en partie plein d’eau, et la grande, dans le vase B contenant une [>ortion du même
l'KS.Wm H.
ii ■ 1 1 1 ii It* . Examinons d'abord, si l'eau doit si1 mettre c«v mouvement : pins, dans quel suis le mmivenieiit doit avoir lion. L’atmosphère exerce sa pression à la surface du lupiide en A cl en II, et, à cause de la faible dislance des deux niveaux, nous pouvons admettre que celte pression est la. même. Par suite, la colonne liquide contenue dans le siphon conservera une continuité parfaite, elle ne pourra-se diviser ; car,, si uo'e séparation qvait lieu, le vide existerait et la pression atmosphérique ferait aussitôt monter le liquide pour la faire disparaitre. (On suppose, bien entendu, que la hauteur dn siphon est moindre que 10“ .33, quand il doit transvaser l’eau; que O". 76. quand il doit transvaser du mercure, etc.l
La colonne liquide contenue dans le siphon ne peut donc, qnellc.que soit su forme, se partager d’elle-même, sous l’influence delà pesanteur, eu deux
tronçons, comme elle le ferait, si l’appareil était placé dans le vide. Le rôle essentiel de la pression atmosphérique, dans ce cas, est de maintenir une solidarité parfaite, dans l’intérieur du tube, entre les diverses tpoléenles liquides qui y sont contenues. Ceci bien compris, on voitde suite que la colonne liquide doit se mettre en mouvement du côté oit l’action qui la sollicite est le plus forte. Or, la force qui tend à le faire descendre du côté de A, est proportionnelle it la hauteur verticale h de la petite branche au-dessus du niveau dans, le vase supérieur; du côté de IL la force agissant de haut en lias est encore proportionnelle à la hauteur verticale II de la longue branche au-dessus dn niveau dans B. dette dernière force est la plus grande, -tant que le niveau de B est inférieur à celui de A ; donc le mouvement de la colonne liquide se déterminera vers le vase B, sous l’action d’une force proportionnelle à (Il — h), distance des niveaux dans les deux vases'A et B. *
• L’écouLementf une fois commencé, se continuera, jusqu’à ee que le vase A soit vide, puisque toute discontinuité dafis la colonne est impossible. Si H — A est nul, c’est-à-dire si les niveaux dans les deux vases sont sur le même plan horizontal, l’écoulement s’arrête. Du reste, la théorie ne suppose nullement la présence de l’eau dans le vase B.: le phénomène sera le même, si la grande branche du ài piton s’ouvre' dans l’air, pourvu que l’orilice de sortie du liquide soit au-dessous dn niveau dans le vase A.