l’nmorcer tiphun. — Lorsque le liquide a transvaser
est de l’eau, on peut amorcer le siphon en faisant plonger la petite branche dans le vase Aet aspirant l’air,, avec la bouche, par l’extrémité delà grande branche. (Juui)d il s’agit d’un liquide ou vénéneux ou Corrosif, on se sert
FiR. I-T.l
POMJ'KS. — SIPHON. U:i
d’un siphon [fùj. l iO) dont lu grande brandie porte, soudé à su partie inférieur^. nu tube latéral qui se relève ensuite parallèlement à sa direction. Pour amorcer un pareil instrument, on fait plonger la petite brandie dans le vase supérieur, on ferme l’extrémité de la grande branche et on aspire l’ail’ par le tube -latéral. Aussitôt que le liquide. remplit la grande branche. on cesse d’aspirer, ou débouche celte dernière, et le siphon est amorcé.
234. On peut encore, quand il s’agit des acides concentrés du commerce, de l'acide sulfurique, par exemple, se servir d’un siphon de plomb -dont le sommet porto un entonnoir que l’on ferme à volonté : la longue brandie est munie à son extrémité inférieure d’un robinet. L’entonnoir étant ouvert et le robinet fermé , on commence par remplir la grande brandie d’aeide . et ou fait plonger la petite branche dans le liquide à transvaser; puis ou ouvre le robinet. Le liquide , en s'écoulant par l’extrémité inférieure de la grande branche, raréfie l’air de la petite : la pression atmosphérique,fait monter l’acide dans cette dernière, cl ponrvii que la -l aréfactioit de l'air intérieur soit suffisante, le siplton s'amorce de lui-même. On peut se poser comme problème de déterminer quelles 'doivent être les dimensions relatives des diverses parties du siphon pour que J’amorcement se produise, -spontanément, dans ces conditions. Ce problème trouvera sa place dans le recueil de questions de physique, que nous placerons à la. fin du cours.
235. Tim de Tantale. — La disposition, dite du vase de Tantale (fi;/, t il ). dans laquelle la grande branche d’un siphon S est fixée dans la tubulure inférieure d’un vase, permet de produire aisérneul un écoulement intermittent de liquide. Le vase Y reçoit de l’eau, par ('intermédiaire du robinet ^ : aussitôt que le niveait du liquide daus ce vase atteint le sommet du siphon, l'amoreeinent se produit de lui-même.
Dès lors, le vase se videra promptement, toutes les fois que Je siphon laissera échapper plus d’eau que le robinet h’ei) saurait fournir, et l'écoulement s’arrêtera de lui-même: mais si le robinet 'continue à •
donner de l’eau, le vase Y se remplira de nouveau : h- siphon s’amorcera pour la seconde fois, et l’on voit que, finalement, l'écoulement doit avoir ’ lieu d’une’ manière intermittente.
Fig. tin.